Interprétation Quantique

30 juillet 2018

Ouvrir les volets...

«  L’humanité commence à comprendre que l’univers n’est pas un froid mécanisme sans finalité […].La dimension qui se cache derrière la théorie quantique n’est pas affaire de physique »

                  Massimo Teodorani

La dimension cachée pourrait-elle enfin être accueillie comme une aspiration,  une forme d’invitation à conquérir d’autres territoires de la pensée ?

Elle serait inscrite d’après Dominique Aubier dans la dimension biophysique du Néocortex dont les seuils de fonctionnement sont expliqués dans « La face cachée du cerveau ».

Ne pourrait-on pas y voir, aussi, le désir de sondage d’un grand Cerveau universel à l’œuvre, matrice unitaire et fondatrice ?

La pensée bâtie depuis quelques siècles sur une force extériorisante enregistre une  révolution. Elle est, depuis l’avènement de la physique quantique, impliquée dans un dedans-dehors dont la relation reste à être comprise. Vraiment.

Si nous sommes dans la vision globalisante d’un univers qui se mirerait dans l’univers cortical qui, dans l’infime, en traduirait les dispositions, nous suivons des trajectoires ouvertes et nous convoquons, dans un même temps, la nécessité d’explorer des espaces nouveaux dans nos cerveaux.

 «Toutes nos actions découlent de notre pensée et celle-ci est frappée au sceau des structures logiques et probabilistes qui agissent dans nos esprits. […] Cependant que si ces structures étaient connues explicitement, leur action deviendrait dominée, optimisable, on pourrait l’amener à suivre certaines «géodésiques» sous la contrainte de buts choisis délibérément.»  Mioara Mugur-Schächter.

 Interrelation et systémique ne sont pas encore acquises dans le déploiement de la pensée occidentale.

Pourtant...

Les grandes catégories  - rationnel…irrationnel, - visible... invisible, - quantitatif... qualitatif, ne seraient-elles pas en train de s’estomper au profit d’une «fluidité structurée» ?

Depuis que le point de vue de l’observateur est devenu un plan référentiel qui inclut dans l’existant des repères auparavant étrangers à l’analyse scientifique, une nouvelle conscience se déploie dans l’univers réflexif.

Qu’ils soient scientifiques ou spirituels, les différents examens ciblent la question de la source.

La question de la «matrice qui pense» est un manque dans la pensée occidentale.

 La question met en lumière le chemin à anticiper.

Une brèche dans l’opacité.

« Le manque, dit Christian Bobin, est la lumière donnée à tous ».

 Il faut en tout cas « quitter l’aspect théologique du sujet et du sens »  Philippe Sollers.

 La recherche d’unification, au cœur des interrogations scientifiques et spirituelles, en serait l’émergence.

 Gardée en mémoire cette phrase dont l’auteur m’échappe :

« …l’unification ne serait-elle que le dépôt, la  sédimentation d’une unification plus essentielle qui est comme la sève de toute unité ? ».

L’unification ?

L’Unification pourrait-elle intervenir comme vision d’un désir d’équilibre de la relation « Dedans-Dehors » ?

Point de mire  ou  nécessité de clairvoyance ?

 Unification ?

 Peut-on aujourd’hui voir l’univers comme un grand organisme modèle de système connecté et non plus comme une grande organisation ?

L’organisation pointe des rapports relationnels établis au sein d’une Totalité. Elle ne peut pas éveiller la  question fondatrice.

L’organisation en soi serait observable. Elle ferait partie d’un « dehors ».

Tandis que l’organisme serait une subjectivité en soi de l’ordre du « dedans ».

La précision en serait portée par le langage. Fruit de notre cerveau connecté. Chaque mot, chaque lettre serait une percée du sens qui s'y élabore.

Que dire de ce physicien, Vijay Balasubramanian,  présentant ses recherches fondées à la fois sur la théorie des cordes et sur la biologie théorique, qui tout en mettant en avant la transversalité de leurs modèles respectifs (modélisation et topographie neurale) : histoire de mathématiques, concluait que l'architecture de base du cerveau serait bien repérée dans ses connexions visibles. Il en déduisait de surcroît que nous surestimerions nos capacités cognitives, capacités partagées avec la plupart des vertébrés.

 Vraiment ?

 Loin d’être des animaux avec des stratégies adaptatives, nous sommes avant tout des traducteurs de séquences vibratoires. Vibration du verbe qui se traduit en désir et non en instinct.

Nous sommes sans doute des êtres récalcitrants et imprévisibles, mais notre mandat de résonateurs du verbe emprunte d’autres pistes.

Unification des deux hémisphères de notre cerveau ?

Notre capacité traductrice ne passe-t-elle pas par le filtre de la puissance « Tête »  ouverte à la recherche méthodique, hémisphère gauche, mais aussi à la faculté océanique d’en percevoir le moment universel, hémisphère droit ?

Devrait-on y voir une forme de « Haute Idée  de connaissance» mobilisatrice de notre conscience humaine ?

L’unification vue comme résolution des forces fondamentales universelles et de la gravitation.

Unification entre le monde macroscopique et l’univers microscopique, mais aussi comme échange latéral équilibré dans notre cortex.

 La situation corrélée de nos deux hémisphères cérébraux créant un rapport d’aimantation qui les maintient dans un état de vigilance, ne pourrait-elle pas être vue comme support analogique entre immense univers dehors et insondable univers dedans ?

 Unification…

 Jonction informée subtile entre organisation et organisme.

 « Le même résultat aurait pu être obtenu plus en observant, non le poisson pris, mais le filet et la manière de s’en servir »  Merleau-Ponty.


26 juillet 2018

La question nous éveille

« Dans la maturité d’un texte immense en voie toujours de formation, ils ont mûri comme des fruits ou mieux comme des mots : à même la sève et la substance originelle. Et bien sont-ils comme des mots sous leur charge magique : noyaux de force et d’action, foyers d’éclairs et d’émissions, portant au loin l’initiative et la prémonition. »

                            Saint John Perse  dans « Les oiseaux »

 

Pourquoi penserait-on l’avènement de notre univers en tant que singularité initiale ?

Ne pourrait-on pas aborder cette « apparition » comme la fin d’un processus d’écartèlement avec pour conclusion et relance, une éclosion unificatrice :

Uni-vers

Unification réalisée après acceptation du mystère et cependant  pacte de démonstration.

Passage à l’acte de déploiement d’un univers matériel sous direction invisible.

L’unification pourrait-elle être la source d’une naissance universelle fruit d’une persistance vitalisée et informée ?

Pourrait-elle être source d’une pensée qui n’a plus besoin de ses habituelles valorisations ?

La vision déterministe du « tout est écrit », nous incite cependant à vouloir décoder le texte.

Au contraire la vision matérialiste où seul le hasard serait « faiseur d’évolution» nous prive de tout acte de pensée. Aucune réflexion n’y est possible, dans le sens de réfléchissement. Nous serions, ainsi, une… anomalie en tant que fait qui surgit et qui n’appartient donc à aucun dispositif organisateur ou archétypal.

Que faire alors d’une approche essayant de penser notre présence humaine comme dispositif en miroir d’un grand Cerveau à l’œuvre dont nous réfléchirions une puissance intentionnelle ?

Nourris d’un Verbe qui se crée lui-même comme « attracteur » d’un récit à déposer.

05 juin 2018

Le devenir n'oublie jamais

 « L’identité du cosmos : elle a été donnée dès le commencement, afin d’être recueillie un jour par la conscience humaine »

       Dominique Aubier dans « La face cachée du cerveau »

Toute recherche tend à vouloir recueillir l’ultime compréhension des phénomènes cosmiques dans lesquels nous sommes inscrits.

Nous sommes devenus, depuis l’épanouissement de l’approche quantique, parties prenantes de ce réel révélé, puisque l’acte même d’observation est reconnu comme agissant sur ce réel devenu acte de conscience.

Nous sommes présents au sein d’un univers participatif comme le nomme Eugène Wigner qui en exprime la portée en disant : « Il est difficile d’éviter l’implication que la conscience et la mécanique quantique sont en quelque sorte liées ».

La totalité est inséparable.

La notion sous-jacente d’holisme se présente.

 

Univers et univers de la pensée ne seraient-ils pas qu’un seul Tout qui se mire dans les différents champs d’un « déploiement explicite » dit David Bohm ?

Les proposions de nouvelles théories, ne peuvent plus cibler seulement un objet d’étude ou une vision prospective, elles doivent prendre en compte l’espace qualifiant leurs recherches.

« […] les équations ne donnent accès qu’aux phénomènes. Elles permettent de prévoir ce qui sera perçu par nous, elles ne décrivent pas la réalité ultime sous-jacente, qui, à nous tous, reste cachée ou, tout du moins extrêmement voilée » Bernard d’Espagnat.

Où peut s’opérer la qualification de cette réalité… qui anime toutes les formes de la pensée humaine ?

« Il semble que le facteur de base manque, dit Dominique Aubier, et c’est déjà beaucoup que s’en rendre compte, car, actuellement, il n’est même pas porté manquant ».

Le dispositif structurel du champ qualifiant ne serait-il pas inséré dans le vaste outil de lecture qu’est notre cerveau ?

Dominique Aubier dans « La face cachée du cerveau », révèle le motif unique pressenti comme le bassin unitaire irradiant derrière les manifestations les plus diverses.

Elle recueille ce que l'Humanité, dans ses connaissances traditionnelles proches de la source, ainsi que dans ses savoirs scientifiques, essaie de révéler comme phénomènes de conscience et de verbe.

Elle conjugue ces langages et les fait émerger dans un tête-à-tête nécessaire à la compréhension du Tout, comme nos deux hémisphères cérébraux participent à l'équilibre de notre totalité.

« Le modèle initiatique de l’Unité sera plongé dans la masse des renseignements objectifs décrivant le cosmos […] l’on verra les données descriptives se suspendre aux lois du modèle unique et trouver ainsi leur explication » c’est ainsi que Dominique Aubier nous guide dans ce lieu unitaire tant recherché depuis le début du 20ème siècle.

Les symposiums convoquant les savants du monde entier ainsi que des sages, n'ont pu déterminer quel était le motif unitaire sous-jacent. Dominique Aubier, par ses travaux s'appuyant sur les textes sacrés et sur les travaux scientifiques les plus contemporains, apporte une explication de l'unité de la conscience humaine.

Elle atteste par un surplomb de l'histoire de l'Humanité, que l'Univers dans lequel nous vivons est d'essence corticale.

Le manteau cortical et les invisibles invariants qui imprègnent son architecture capterait les sollicitations qui lui parviennent et se projetterait dans le champ à qualifier.

Les mots sur l’insaisissabilité du Réel concerneraient-ils seulement l’Inexpliqué de la Totalité ?  

 

Cette incompréhensibilité ne concernerait-elle pas, plutôt, notre ignorance de cet outil cortical et de ses dispositions internes qui ordonnancent le monde suivant les archétypes qui sont les siens ?

Archétype : en grec άρχέ-τυπος : qui est le modèle, modèle originel, en un mot le prototype d’où tout émane.

Immatériels par leur traitement et cependant visibles dans leurs productions … ainsi sont nos actes de pensée.

 

Les facultés de reliance et la prise de conscience de notre place dans ce phénomène d’interférence et de participation, sont précisément la pointe avancée de la compréhension du processus réflexif, c'est-à-dire de la prise en compte du réfléchissement de la structure pensante sur la trame universelle.

« Le monde suivant Platon, était composé d’idées archétypes qui demeuraient toujours au fond du cerveau »        Voltaire

 

28 mai 2018

L'interdépendance universelle

« L’unité fondamentale de l’Univers n’est pas seulement la caractéristique centrale de l’expérience mystique, elle est aussi l’une des révélations les plus importantes de la physique moderne ».

                      Fritjof Capra dans « Le Tao de la physique »

A la toute fin du livre «Le grand roman de la physique quantique », Manjit Kumar écrit « Cinquante années de « rumination consciente » n’avaient pas permis à Einstein de découvrir une théorie complète : La théorie du champ unifié ».

Peut-on dissocier la recherche d’unification des forces fondamentales de la physique,  du concept d’Unité lié à la puissance d’une matrice primordiale, source de la réalité ?

« Quel est le Tout nouveau qui émerge ? Quels sont les caractères propres de la méta-structure de représentation ? » interroge Mioara Schächter. « Toutes nos actions découlent de notre pensée, poursuit-elle. Celle-ci est frappée au sceau des structures logiques et probabilistes qui agissent dans nos esprits ».

Les structures logiques et probabilistes agissent-elles seulement dans nos esprits ou sont-elles, elles-mêmes, intrinsèquement logiques et probabilistes dans le champ universel de ce qui pourrait être considéré, sur le plan méta-rationnel, comme un grand Cerveau à l’œuvre ? 

« Le postulat de l’interdépendance universelle fonde la structure absolue » Raymond Abellio dans « Approche de la nouvelle gnose ».

Nous cherchons les liens et les explications des interconnexions subtiles qui présideraient à la co-dépendance et à l’équilibre de tous les systèmes qui soutiennent l’univers.

« On retrouve dans un proton, holographiquement, toute l’information de la masse de l’univers » commente Nassim Haramein.

L’interconnexion créerait les systèmes d’organisation qui sous-tendent le réel.

Est-ce là qu’intervient la notion  de conscience ?

« La conscience, continue Nassim Haramein, est présente à l’intérieur de nous puisqu’on est fait de protons et que ces protons ont l’information et sont connectés l’un à l’autre par intrication et donc que nous avons accès cette information. Pourrait-on appeler cette information : la conscience ? »

Mais où donc serait saisi et traduit le système qui devient conscient de lui-même ?  

Ce système informé essaie d’épingler sa propre complexité à travers des outils scientifiques qui en sont, aujourd’hui, les véhicules privilégiés.

Pourtant « l’alchimie du verbe » pousse à la nécessité de réaliser qu’une structure sous-jacente en dirige l’exploration.

 Pour Nassim Haramein le siège de la conscience ne serait pas dans le cerveau lui-même.

Ne pourrait-on pas cependant dépasser l’appréhension purement mentale d’un cerveau centralisateur.

Pourrait-on en apprécier sa fonction de réflecteur et d'ordonnateur de l'Information cohérente et unitaire qui maintient l’Univers ?

Cette fonction réflexive, dans le sens de miroir, aurait son assise dans la structure même de notre cortex parlant.

Notre structure corticale peut-elle être le siège de la conscience ou bien est-elle un point de bascule déchiffrant le dévoilement du réel ?

Nous pourrions peut-être considérer cette structure corticale, aux paramètres encore « cachés »,  comme une  « table d’orientation » à l’œuvre.

L’univers trouverait là son émergence conscientisée par les voies systémiques qui s’y développent.  

Le vivant-parlant et sa structure corticale, siège de toutes les traductions… donc des anticipations et des… illusions.

Tout champ universel serait conscience et  la matière serait une partie d'expression de cette conscience ; ainsi, nous pourrions imaginer que notre cortex structurel fait partie d’un plan évolutif prenant en compte l'engendrement des processus évolutifs et leur co-dépendance.

La résonnance vibratoire est contenue dans l’interrelation des informations qui maintiennent la structure du système universel lui-même.

Le cortex ne serait-il pas une antenne couplée avec le champ d’information pure ?

Cet angle d'approche nous permettrait d'aborder la question de l'unification sous un éclairage révélateur.

En un mot existerait-il une « théorie unitaire », comme le nomme Dominique Aubier dans  « La Face cachée du cerveau », théorie  « capable d’aimanter les nombreux savoirs » ?

Complétude, finitude… intégralité.

La recherche d’unité n’est-elle pas la plus haute visée du champ de la pensée humaine ?

  « Nous sommes en train d’affirmer que la vision pénétrante est une énergie qui illumine l’activité du cerveau »  David Bohm et Krishnamurti dans « Le temps aboli ».  

10 mai 2018

Cerveau... Univers en miniature

« Notre objectif en tant que savant est de découvrir la « vérité » et les théories ont pour but de proposer d’authentiques suppositions quant à la structure du monde »

                                Karl Popper   « Conjectures et réfutations »

La question qui se présente alors, c’est… à partir de quelle structure intérieure se pense la structure du monde ?

Ce n’est surtout pas une question d’opinion mais un questionnement sur nos facultés spéculatives. D’où pensons-nous et d'où élaborons-nous l’approche structurelle du monde ?

Pourrons-nous un jour délier et délivrer, dans une nouvelle conscientisation du monde, la puissance de liaison entre l’univers macroscopique et l’univers microscopique, dont notre présence cérébrale est la matrice et la plaque tournante ?

La force de la pensée humaine, pénétrante, symbolique et anagogique cherche à percer le lieu d’une unification pressentie. (Anagogique  αναγωγικός exprime ce qui fait monter mais veut dire aussi : conduire de la côte vers l’intérieur ainsi que : relever).

Comment ne pas faire le rapprochement entre conduite et conduction qui souligne la transmission du potentiel d’action le long d’un neurone ?

 Ainsi la lecture de l’univers, mise en  circulation par la parole qui la transmet, (qu’elle soit traditionnelle ou scientifique)  devrait s’appuyer sur l’outil qui en permet les décodages : c'est-à-dire notre cortex. 

L’auteure Dominique Aubier a consacré ses recherches à souligner l’identité d’essence  entre le tissu du psychisme humain et le tissu universel.

La pensée systémique en est son essence. Elle est le « vaisseau » qui permet de corréler des visions écartelées.

Qu’elle soit spirituelle ou scientifique la question majeure, humaine, porte sur la source ou sur le «motif générateur»  de tout l’existant.

C’est ainsi que se pose la question de l’Unification.

 La pensée qui se veut actuellement exclusivement réaliste car scientifique ne peut faire abstraction d’une perméabilité à une poussée universalisante qui est liée à la préscience d’un état qui serait Un.

« La révolution humaniste a conduit la culture occidentale a perdre la foi et tout intérêt pour les états mentaux supérieurs. […] La culture occidentale moderne se distingue donc par l’absence d’une classe spécialisée de personnes cherchant à connaître des états mentaux extraordinaires. […] nous connaissons moins bien les paysages mentaux des chamanes indigènes d’Amérique, des moines bouddhistes ou des mystiques soufis. » Yuval Noah Harari  dans « Homo deus ».

En effet, les émergences diversifiées issues, aussi bien, d’approches symboliques et sacrées que d'approches rationnelles paraissent être, entre elles, en contradiction intellectuelle et spirituelle, dans une vision seulement dualiste et politique du monde.

Elles sont pourtant inscrites dans la configuration de nos propres hémisphères individuels lesquels sont coiffés et enserrés dans le néocortex qui en assure l'unité. 

Cette écorce corticale à six couches en pilote l’ordonnancement.

Les hémisphères, malgré  leur  différence perceptive, sont les lieux d’un échange cohérent qui permet d’entretenir la dynamique duelle d’un univers vivant raccordé  à son unité sous-jacente qui en couronne tout le fonctionnement.

Avoir toujours « en Tête » la question de la tête… C’est ainsi que Dominique Aubier l’a révélé.

Les lois de fonctionnement qui maintiennent la cohérence de l'ordre universel dans son évolutive expression, nous, les vivants-parlants en serions l’écho et nous en aurions engrammé les  « relevés » dans notre cérébralité.

Nous serions porteurs, dans l’infiniment petit de notre boîte crânienne, du modèle primordial de la poussée en existence de l’univers lui-même et de ses interrelations.

Dominique Aubier dans la puissante singularité de sa pensée, en a livré la donnée initiatique. 

Ainsi, lire et relire « La face cachée du cerveau » permet de se déployer différemment dans les mouvements de l’acte de penser.

Cela permet de fluidifier peu à peu l’intuition, que chacun a pu avoir, d’un rapprochement possible entre l’hypothèse de la naissance de l’univers et l’hypothèse de notre naissance à un univers devant être conscientisé. 

 « On dit que le cortex dont l’homme a été tardivement doté, réverbère en image miniature, le modèle sur lequel l’univers a été conçu. C’est évidemment impliquer une relation d’efficacité entre le principe créateur et l’apparition, à la fin du processus biologique, de la corticalité promotrice de la conscience »

                               Dominique Aubier dans « La face cachée du cerveau ».


25 avril 2018

Conversion réfléchie

« L’espace est-il une véritable entité physique ou simplement une idée abstraite née de la lutte menée par l’homme pour comprendre l’univers ? »

                                  Brian Greene

Le domaine quantique ainsi que celui de nos réseaux nerveux ne seraient-ils pas des variations issues d’une indubitable unité qui s’auto réverbérerait à des échelles différentes dans tout ce que l’on nomme le réel ?

Ces variations issues d’une vibration primordiale ne seraient-elles pas déployées dans nos lectures et conversions des mondes ?

Nos langues parlées ne somatiseraient-elles pas les différentes élaborations des mondes perçus ?

Ne seraient-elles pas des séquences modulatoires d’une vibration primordiale vitale ?

La captation de la vibration, c’est-à-dire cette action de saisir une chose abstraite par l’intérieur, cette action de représentation et de traduction pourrait être mise en corrélation avec le territoire structurel qui permet l’alchimie réfléchie : notre néocortex.

Les notions de probabilité, de corrélation, d’instantanéité, déployées au sein du domaine culturel scientifique, ne seraient-elles pas le décryptage de l’organisation relationnelle subtile qui en régirait les liens au sein d’un cerveau qui est en capacité de mettre en connexité tous les univers ?

 « Le changement de concept de réalité qui se manifeste dans la théorie quantique n’est pas un prolongement du passé ; il semble être une rupture réelle dans la structure de la science moderne » Werner Heisenberg.

 Le réel manifesté en matière ou en pensée serait, in fine… et de profondis qu’information, postule un éditorialiste de la revue « Inexploré ».

 Donner sens à l’émergence de ce nouveau territoire intellectuel et spirituel c’est comprendre notre situation d’interface entre l'infiniment grand et l'infiniment petit.

Avons-nous, dans notre boite crânienne, un univers miniaturisé dont la structure se donnerait à voir dans l’en-face universel et qui nous permettrait par le réfléchissement même des principes qui en sont issus, de commenter le monde comme nous le faisons ?

Les collectes informatives qui se déploient dans la trame du monde électrisent nos réseaux nerveux et participent à l’élaboration d’une pensée et à son universalisation.

Nous ne décririons pas le monde tel qu’il serait dans un réel intact et absolu. Nous le formulerions tel que nos réseaux neuronaux, capteurs des vibrations environnantes et leur transport par l’influx nerveux, nous permettent d’en organiser la structuration.

Pendant des millénaires, le sacré a été le ciment de l’établissement des formes de civilisation ; mais aujourd’hui  comment faire émerger le concept de source de la conscience comme moteur unique de tout l’existant ?

L’établissement d’un point de vue sublimé et unificateur de la connaissance et de la science serait le moteur qui alimenterait la permanence civilisationnelle.

Unité  et universalité sont la « Haute Idée » que les sciences devraient chercher à atteindre.

Parole existenciatrice.

« L’humanité doit maintenant assurer la captation du message dont elle-même est le produit »

                      Dominique Aubier

28 mars 2018

Réel ... vous avez dit réel ?

« Nous créons l’événement  que nous voulons observer mais ayant créé cet événement il en découle des effets qui lui sont propres, qui interagissent à la fois sur d’autres champs et sur nous-mêmes »

                                         Michel Randon

La réalité serait-elle en soi une évidence : Une objective effectivité.

Quelle est la place du réel dans la vertigineuse exigence de réalité en soi ?

Le réel serait (ou est) ce qui existe incontestablement, ce qui est là… de toute éternité, infrangible. 

Le réel, une certitude ? : Un « En-dehors » dans la force irréfutable de son indépendance ?

Une existence causale et indépendante de notre perception interrogative existerait-elle donc en soi ?

« C’est un principe de la physique que de supposer l’existence d’un monde réel indépendamment de tout acte de perception, disait Einstein » Manjit Kumar dans « Le grand roman de la physique quantique »

« Ce que nous appelons science affirmait Einstein, a pour unique but de déterminer ce qui est »… 

Etait-ce une externalité qui existerait, radicalement, ontologiquement  indépendamment de nous. Ou bien était-ce une Réalité dans laquelle nous serions inscrits et dans laquelle nous puiserions le principe qui nous fonde comme lecteurs et traducteurs de ce fond immuable sinon transcendant ?

Peut-on nommer cela la réalité du réel ?

Pourtant si le réel échappe à toute représentation et même à tout imaginaire comment pourrait-on alors le cerner par des équations lui offrant ainsi un plan mesuré d’existence ?

Ce réel n’est-il pas déjà un produit de la pensée, qui le pense comme réel ayant toujours existé comme entité inatteignable mais cependant calculable ?

La fixation sur un « matérialisme ontologique » est, aujourd’hui, chahutée.

La notion quantique de réduction du paquet d’ondes lors d’une mesure « obligeait à admettre une influence active de la conscience sur la réalité physique » déclare Etienne Klein.

Le réel ne serait-il pas le saisissement de ce concept par la réalité même qui préside à notre pensée : le cerveau ?

Que faire de cette révolution de la vision, qu’est, depuis plus d’un siècle, l’approche quantique dont le résultat de l’observation serait imprégné de l’expérience active de l’observateur?

L’émergence de la théorie des variables cachées qui permit à David Bohm d’établir à la fois la notion de déterminisme et de non localité ne viendrait-elle pas frôler délicatement la question de l’architecture de notre cerveau ?

« Pauli et Heisenberg, écrit Manjit Kumar, accusèrent la théorie des variables cachées de Bohm d’être métaphysique et idéologique ».

Et cependant …

… notre constitution cérébrale et plus particulièrement corticale ne serait-elle pas la réalité physique, ontologique … existentielle qui rythmerait nos capacités d’interrogation, donc de nos pensées et qui réverbérerait ainsi dans l’infiniment petit de ses puissances de captation d’information, les immensités cosmiques qu’elle enregistre ?

Pour Bell « Si les variables ont un sens physique, elles sont susceptibles de se manifester par un effet (effet que nous ne connaissons pas encore) » souligne l’article.

Comment ne pas penser que tout plan référentiel est issu des possibles dispositions qui sont celles des acquisitions cérébrales et des cycles qui s’y inscrivent.

Cycles qui concernent le déroulement de la phrase inspirée de l’écrivain ou de l'équation intuitée du physicien, aussi bien que le développement des cycles civilisationnels et leurs dépôts culturels et cultuels.

Cela peut-il faire écho avec la recherche de « sous-bassement architectonique de la théorie » mots d’Einstein lors de ses échanges épistolaires avec De Broglie où il rajoutait : « Et c’est en fait, par la voie de la recherche d’un principe purement formel fondé sur la conviction que les lois de la nature ont la plus grande simplicité, logique imaginable ».

Devons-nous prendre conscience qu’un « territoire-source » est inscrit dans nos dispositions corticales ?

Par quelles étapes, par quels réseaux « ça s’alchimise » ? Sentiments et émotions ne sont pas conviés à cette méditation questionnante : d’où sont pensés et élaborés les concepts ?

« L’objet quantique est sans doute construit avec plusieurs plans de coupes, plusieurs facettes » Mioara Schächter.  

 Cet « objet-quantique-de-toutes-les-aspirations »  réfléchirait-il, reflèterait-il, réverbérerait-il, lui-même, la structure corticale à 6 niveaux et 10 strates. Chacun des niveaux corticaux réalisant une captation effective et compétente dans sa structure cellulaire.  

L’information qui s’y raffine suivant le génie de la strate est ensuite encodée. A chaque épaisseur du néocortex correspond un génie structurel.

C’est ainsi que s’effectue toute traversée des informations qui s’implantent dans le cerveau, fut-il du Monde.

Être humain, c’est-à-dire vivant-parlant, n’est-ce pas être dans la conscience, grâce à la vigilance de notre système cérébral, de notre être responsable qui traduit et restitue le génie des fulgurances qui le traversent ?

« […] conversion que vit parfois le scientifique quand il comprend que ce qu’il voit, analyse et mesure n’est pas le Réel et qu’il se retourne vers la source de la science et de la connaissance, c’est-à-dire vers lui-même et l’être – le Vivant qui le rend capable de science et de connaissance »  Jean-Yves Leloup  «  Les portes de la transfiguration ».

11 mars 2018

De la mesure à la pensée

« Hermès disait que le monde est une pensée. Un jour viendra où le travail consistera à penser. »

Que pourrait nous offrir une forme de rapprochement qui mettrait en présence la culture millénaire inscrite dans la mémoire du monde et les dispositions actuelles des sciences ?

La physique quantique abolit l’établissement de la mesure des mouvements phénoménaux.

« Dé-concertation ».

Le cheminement intellectuel s’en trouve révolutionné.

L’Incommensurabilité n’est plus liée à l’infini, par l’impossibilité d’en énumérer les composants, mais à la nature même des interrogations holistiques qui se projettent dans la notion de totalité.

Totalité : fruit d’un processus qui aboutit à une finitude. La notion d’Unité s’y profile.

L’archétype cortical avec ses 6 couches se subdivisant en 10 strates est une assise puissante pour symboliser un processus total. Unitaire.

« Les sumériens employaient une combinaison de systèmes de numération de base 6 et de base 10 » écrit « Yuval Noah Harari dans « Sapiens ».

Poussée par l’influx nerveux, l’information opère une  traversée des différentes étapes corticales.

Passant d’une forme symbolique à un savoir déterminé, la richesse informative aboutit à une conclusion. Ce dépôt informatif, protéine constituée, devient lui-même le socle d’une relance vers la recherche d’une Totalité de la pensée.

« Dix est le chiffre de l’Unité ouverte à l’infini, c’est pour cela que nous le choisissons pour symboliser les multiples possibilités d’ouverture de l’être humain à ce qui le contraint ou à ce qui le dépasse » Jean-Yves Leloup dans « Les portes de la transfiguration ».

Nous pourrions aussi dire que 10 est l’étape souveraine de la totalité d’un processus.  Qu’elle est le lieu d’une unité déposée, matricielle en soi.

Cette unité réalisée devenant, elle-même, l’essence d’une relance vers une Unité plus inclusive.

Sommes-nous, en ce moment même, en train de vivre une révolution cognitive ?

« Comme on demandait en Chine à un vieux sage : qu’est ce que le Tao ? Il répondit : Va ! ».

05 mars 2018

Vers la théorie des cordes... Regard nouveau

«  Il est probablement vrai qu’en général dans l’histoire de la pensée humaine, les développements les plus féconds naissent à l’intersection de deux courants d’idées. Les courants peuvent avoir leur origine dans des domaines totalement différents de la culture, à des époques et en des lieux culturels divers. Dès lors qu’ils se rencontrent effectivement et entretiennent une relation suffisante pour qu’une réelle interaction puisse s’exercer, on peut espérer des développements nouveaux et intéressants »

                                 Werner Heisenberg

 

Comment s’ouvrir à des perspectives inexplorées dont les fondements sont déposés dans la métahistoire de la conscience universelle.

Ces fondements sont, eux-mêmes,  présents au plus près de notre intimité: là où ça pense la pensée : Notre cerveau.

D’après les travaux exégétiques de Dominique Aubier « Rosch » ou le  « motif Tête » serait la structure « absolue » c'est-à-dire la structure universelle dont nous sommes tous porteurs.

 « Le modèle Rosch dit Dominique Aubier - décrit par le cortex du vivant-parlant -  a été donné à l’Humanité comme moyen de grâce pour que l’intelligence s’en serve afin de faire monter la mèche de sa conscience et s’éclairer ainsi de mieux en mieux. »

Les commandes de « pilotage » seraient au sein de notre néocortex dont la structure …invisible  à elle-même… (Comme l’œil ne se voit pas en train de voir) architecturerait le dispositif  régissant l’intelligibilité du Tout.

Chaine spirituelle et trame existenciatrice créeraient, ainsi, le tissu universel. 

La métaphore du tissu permet d’imager la structure du cerveau comme la chaine qui charpente et guide le tissage, tandis que les événements, les époques et les cycles constitueraient la « trame-monde ».

Support de la Présence consciente.  

Implication et incarnation seraient guidées vers un nouveau regard sur notre espace-temps.

Le creuset de cette nouvelle lecture de l’espace-temps trouve son déploiement au cœur même de nos hémisphères cérébraux dont l'un concerne l’approche éthérée et globalisante, tandis que l’autre a trait à l’approche matérialisante et scientifique.

 La Science, dans son engagement explicatif du monde initié depuis 500 ans environ, essaie de fixer les champs de force en présence dans un espace-temps qui s’affirme dans trois dimensions plus une.

Aujourd’hui, formule scientifique et source métaphysique sont concernées par une étape de rapprochement, inscrite dans le cycle civilisateur dans lequel nous sommes parties prenantes depuis que la physique quantique nous explique que les faits d’observation modifient les paramètres du réel.

La recherche d’une grammaire universelle est inscrite depuis la parution en 1975 de l’ouvrage « Le Tao de la physique » de Fritjof Capra, qui venait en écho à la « Gnose de Princeton » écrite en 1974 par Raymond Ruyer et dont le contenu bouscule le rationalisme pour ouvrir des champs renouvelés de la pensée.

Revenir à des connaissances ancestrales et millénaires, qui essentialisent tous les champs de la pensée, permettrait une vraie assise intérieure, tremplin d’une émancipation de notre réflexion.  

Yuval Noah Harari écrit dans son livre « Sapiens, une brève histoire de l’humanité » « la plupart des chercheurs pensent […] que les hommes qui poussèrent les Neandertal vers l’extinction […] étaient aussi intelligents, sensibles et créatifs que nous. Si nous rencontrions les artistes de la caverne de Stadel  (il y a autour de 32 000 ans) nous pourrions apprendre leur langue, et eux la nôtre. Nous pourrions leur expliquer tout ce que nous savons – des aventures d’Alice au pays des merveilles à la physique quantique , et ils pourraient nous dire comment eux voient le monde ». 

Yuval Noah Harari continue «  l’apparition de nouvelles façons de penser et de communiquer, entre 70 000 et 30 000ans, constitue la révolution cognitive.

Quelle en fut la cause ? Nous n’avons pas de certitude. Selon la théorie la plus répandue, des mutations génétiques accidentelles changèrent le câblage interne du cerveau des sapiens, leur permettant de penser de façons sans précédents et de communiquer en employant des langues d’une toute nouvelle espèce. Nous pourrions parler à ce propos de mutation de l’Arbre de la  Connaissance ».

Comment dans ce cas ne pas s’appuyer sur la puissance réflexive qu’opère le dévoilement de  Dominique Aubier sur l’essence de l’univers bâti sur le modèle Tête.  Archétypes et cycles relevés dans leur principe seraient le reflet du tissu structurel cérébral.

Notre cerveau refléterait l’architecture évolutive d’un Cerveau cosmique  émettant une Vibration (Verbe ?). Il en  serait, lui-même, traducteur et ambassadeur.

 L’information vibrationnelle serait relayée sur les six niveaux correspondant aux six couches visibles du néocortex et  leur évolution s’appuierait sur dix seuils évolutifs appartenant à la dimension déployée dans l’événement.

« Le 10 caractérise, dit Dominique Aubier, la séquence évolutive à l’intérieur d’une structure donnée ayant vécu sa vie ».

La science fondamentale, aujourd’hui en recherche de formulation d’une théorie du Tout, ne pourrait-elle pas être enrichie d’une connaissance métaphysique issue de la sagesse ancestrale et d’un discernement originel déposés dans le Savoir du monde où le cerveau est le représentant de l’unité primordiale ?

Un chercheur en physique théorique des particules à l’université de Princeton, Vijay Balasubramanian,  travaillant à la fois dans des domaines comme la théorie des cordes et la biophysique théorique, appliquerait des méthodes communes en physique pour modéliser la topographie neurale du traitement de l’information dans le cerveau (article du CERN « La physique dans les profondeurs du cerveau » paru le 7 Février 2018).

Rapprocher des domaines comme la biophysique du cerveau et la théorie des cordes, permettrait de proposer un modèle dynamique mais cela ne nous aiderait pas, cependant, à nous raccorder au principe universel, conscient de lui-même, dans la proposition énoncée.

En effet, la théorie des cordes n’ouvre-t- elle pas des questions révolutionnaires sur la dimensionnalité même de l’espace-temps ?

Elle introduit une anomalie dans les dimensions classiquement acquises de l’espace-temps car cette théorie trouve son efficience dans la spéculation d’une présence de six dimensions supplémentaires qui échappent à toute observation car elles appartiendraient à un ordre impliqué.

Ces six dimensions de l’espace se raccordent aux quatre existantes et font émerger un modèle à dix instances : neuf d’espace, une de temps.

Quel sens donner à ce nouvel espace méta-intellectuel  qui crée une brèche dans l’appréhension classique de l’espace à trois dimensions plus celle du temps ?

Ne pourrait-on pas y voir la naissance d’une réalité où la mesure du monde serait actée par une conscience …consciente d’elle-même ?

Ces interrogations dépassent la puissance questionnante de l’approche physicienne, elles concernent la volonté de saisir la structure universelle afin de pouvoir y coordonner ce que nous nommons : la conscience.

 « Quelquefois l’avenir habite en nous sans que nous le sachions et nos paroles […] dessinent une réalité prochaine » Marcel Proust

20 février 2018

Insufflation et Propagation

« La vie est de brûler les questions »

                           Antonin Artaud

Brève réflexion sur des pensées qui parcourent des pistes de Dominique Aubier à David Bohm :

Et si nous vivions au sein d’un grand Cerveau ?

Notre propre cerveau en serait-il l’en face, le visage dont le mandat premier serait de le penser, Lui, le Cerveau absolu  ?

Tout cerveau est en assise sur deux hémisphères : Espaces déterminant la spirituelle et vivante relation.

Au sein de l'approche d’une Corticalité Absolue… un des hémisphères, logé dans l’imperceptible, le mystérieux encore voilé, serait pure information : Principe de toute chose.

Source subtile qui précède et régit tout l’existant qui en découle et qui peut lui être, cependant, rapporté.

Tandis que l’autre hémisphère, dédié au « faire », expliciterait les archétypes… (Archè,  en grec : commencement et commandement)… à travers toute forme de matérialisation depuis le minéral, le végétal, l’animal et le clade Humain qui englobe et incorpore les règnes précédents.

Le principe abstrait, invisible, vibratoire en serait la Tête de pilotage.

 Tandis que nous en serions les lecteurs.

« Le monde et moi, nous venons à exister ensemble, nous nous définissons mutuellement. »  Francisco Varela.

Le principe impliqué  aurait auguré de la structure habilitée à le traduire, c'est-à-dire notre cerveau.

 Ainsi les archétypes primordiaux auraient trouvé leur territoire créatif : leur lieu de pratique.

L’Information vibratoire du Verbe absolu aurait franchi « le tunnel quantique » lui permettant de se propager dans la trame universelle.

Mise en existence.

La notion scientifique d’effet tunnel met l’accent sur l’Instantanéité. Le pouvoir de déplacement y serait supérieur à la vitesse de propagation de la lumière.

Instantanéité créative.

« Toute la cohésion et la valeur ontologique de l’Univers sont […] suspendues à l’esprit qui seul lie en soi, et relie entre eux, les éléments constitutifs du monde. »       Pierre Teilhard de Chardin