Interprétation Quantique

07 novembre 2017

Trans-position

« Dans la vie, ce n’est pas de propositions mathématiques dont nous avons besoin, mais nous usons de la proposition mathématique, pour déduire, de propositions qui n’appartiennent pas à la mathématique, d’autres propositions, qui ne lui appartiennent pas non plus. »

                      Ludwig Wittgenstein

L’équation formule. Elle interroge mais peut-elle traiter du sens ?

Elle pointe des séquences d’un grand système et non l’œuvre de vie pensant son œuvre.

L’équation ouvre à des « inconnues » nées, souvent d’une intuition.

Par la voie mathématique, l’équation réduit son rapport à l’immensité, à la plus sobre approche permise dont elle se propose de déterminer l’ordonnance sinon le contexte. Elle n’a pas pour but d’en dégager du Sens : Le sens de l’incisive présence.

L’équation essaie de concentrer l’immensité.

L’immensité n’est pas l’intégralité. Ainsi le dévoilement d’un pan  fonctionnel de l’espace investi par la recherche  ne donne pas accès à la Totalité perceptuelle.

L’immensité culturelle ne relaie pas la notion d’intégrité et de plénitude du sens.

L’intégralité d’existence est affaire d’auto-perception.

L’immensité appartient à la nature matérielle alors que l’intégralité appartiendrait au sujet.

L’esprit est source Une.

Il n’est pas dans la nature  de l’équation d’être la puissance qui révélerait le Sens des phénomènes relationnels à l’œuvre.

Ilya Prigogine dans son livre « La fin des certitudes » y souligne que « Kant, Whitehead ou Heidegger ont défendu l’existence humaine contre une représentation objective du monde qui en menaçait le sens ».


04 novembre 2017

Changement de plan référentiel

« Quelle différence entre admettre qu’il y ait un champ immatériel garanti par la théorie quantique et croire à la puissance d’un logiciel abstrait que l’énergie ambulante agissant dans le cosmos pousserait devant elle, pour susciter des structures auprès desquelles elle tiendrait le rôle d’énergie extérieure, de couronne immatérielle ? »

                            Dominique Aubier

Réfléchir à neuf !

Invitation à changer de plan référentiel !

Cette phrase crée un pont inédit vers la sortie d’un labyrinthe dans lequel nous nous trouverions.

Permettrait-elle de le franchir et révèle-t-elle les abords d’un nouveau cycle civilisateur qui se dessinerait dans les dires du monde ?

La recherche de transversalité n’en est pas le mobile. C’est une autre compétence de vie qui est convoquée : celle d’opérer un bond spirituel vers la mise en place d’une forme d’esprit qui se retournerait, enfin, vers sa source originelle.

« Quelle différence entre admettre qu’il y ait un champ immatériel garanti par la théorie quantique… » dit Dominique Aubier.

Ce champ immatériel, vide quantique, abordé comme puissance vibratoire, potentielle, irréductible, principielle,  base de toute formation, serait le siège de fluctuations quantiques donnant  lieu à des surgissements de paires particule-antiparticule nommées virtuelles tant leur durée de vie est infiniment brève. Ce champ immatériel serait la source du Champ et « chant » de tous les possibles contenus dans une matrice immatérielle infor-matrice.   

« Et croire à la puissance d’un logiciel abstrait que l’énergie ambulante agissant dans le cosmos pousserait  devant elle…» poursuit-elle.

 Ce logiciel abstrait, origine de tout le réel, source donnant naissance à l’approche systémique, serait implémenté dans un système nommé « Système Alef » par Dominique Aubier.

 Ce système à la fois directeur et conducteur, donnerait l’impulsion à une organisation structurelle qui en recevrait son influx et sa mobilisation.

Il serait aussi le prescripteur de la formation ordonnancée dont serait issu notre cerveau ainsi que sa faculté de parole.

L’apprentissage du langage, selon Noam Chomsky, serait porteur de la connaissance innée d’une grammaire universelle.

Dans l’Intention fondatrice, notre système cognitif serait-il chargé d’une faculté réservée au monde du « vivant-parlant » : restituer la source qui l’a vu naître ?

Le cortex, siège de la parole, aurait, ainsi, sa source originelle au sein de ce logiciel abstrait.

« Logiciel sublime » comme le nomme Dominique Aubier.

Ainsi l’approche systémique, devenue un exercice d'ouverture de la pensée, a pour vocation de nous guider vers une faculté visionnaire.

Elle nous invite et nous initie à la compréhension des plans subtils issus d’une même matrice originelle dont notre appareil cortical est en mesure de préciser l’incarnation.

Incarnation conscientisée et spirituelle.

Le mandat de l’humain ne serait-il pas de reconnaître sa constitution en miroir de cette matrice originelle abstraite et d’en déployer sa transcendante organisation ?

Ne sont-ce pas les questions posées, véritables appels, qui déterminent aussi la réalité d’une réponse inspirée dans son enseignement et son incorporation?

Le Réel fonctionnerait plus comme « une grande Pensée que comme une grande machine » disait Sir James Jeans, physicien et astronome britannique. 

Il ne s’agit pas là d’un vœu pieux mais d’une pratique spirituelle, sans connotation religieuse autre que celle qui concerne la scrupuleuse conscience du lien. Au référent : ciel.

En effet, Religio, onis en latin (du verbe :  religo, relegere) signifie : attention délicate, conscience, sentiment de respect, caractère sacré.

La connaissance d’une information relative au Tout appartient à chaque partie constituant elle-même un Tout dont elle ignore l’envergure mais dont elle pressent la globalité.

Sentiment océanique.

Par l’exercice d’une pensée systémique, nous pouvons subtilement frôler une proposition intérieure qui nous ouvre à un plan, unissant dans une même résonnance, les processus quantiques révélés par les sciences et les processus symbolisés dans les Traditions, qui président au dépôt de la conscience dans nos cerveaux.

 « Le cerveau humain est en fait une matrice complexe de systèmes superposés et imbriqués correspondant aux divers stades de l’évolution […] chacun de nous porte dans son système nerveux toute l’histoire de la vie  biologique sur la planète, ou tout au moins celle du règne animal. »  écrit Danah Zohar dans Conscience et Science contemporaine.  

Une poussée holistique de la nature impulse l’exigence qu’une nouvelle lecture de l’univers. Notre propre conscience, qui est au « déversoir » de cette puissance, s’en imprègne et doit en traduire l’initiation.

 La conscience matricielle ciblerait ainsi le motif cerveau comme récepteur unitaire, dynamique et holistique.

 Miroir et aboutissement.

La physique théorique née au XXème siècle, déployée au XXIème siècle sera-t-elle une voie par laquelle se signifiera la véritable émergence d’un territoire à la fois intellectuel, inédit, unificateur et spirituel ?  

« Le sujet de la recherche n’est donc plus la nature en soi, mais la nature livrée à l’interrogation humaine et dans cette mesure, l’homme de nouveau, ne rencontre ici que lui-même. » Werner Heisenberg

23 octobre 2017

Méditation intégrative

« Il est des  parcelles de lieux, où l’âme rare subitement exulte »          

                                René Char

Pourrions-nous imaginer ce dialogue ?

Celui d'une rencontre au sommet entre Albert Einstein et la philologue et épistémologue Dominique Aubier

 

             Albert Einstein :

« Il est vrai qu’on pourrait penser que nous sommes en mesure de découvrir des éléments qui ne peuvent pas ne pas être dans la théorie, en analysant directement l’entendement humain ou même la pensée […] Mais la plupart des chercheurs s’accorderont à dire que nous ne disposons d’aucune méthode pour découvrir ces éléments, même si on est enclin à croire à leur existence. Ou bien faut-il imaginer que la découverte des éléments à priori est une sorte de processus asymptotique, qui progresse avec l’évolution des sciences de la nature ? »

                             

             Dominique Aubier :                               

« Si l’on y songe, l’unité la plus petite de toutes pourrait bien n’être pas celle à laquelle Planck a reconnu la possibilité matérielle d’exister à condition de vivre la durée minimale admise pour le taux d’expansion de l’univers à son début (10-43 seconde). Ce temps concerne une unité n’ayant pas plus de 10 -28 centimètre, à la limite de ce que l’on appelle le mur de Planck, parce ce que  la physique n’a pas les moyens de regarder au-delà. La matière est le paramètre décisif.  Les moyens spéculatifs ne peuvent pas franchir la barrière de la matérialité. Le modèle cosmogonique de Genèse ne propose pas de la vaincre : pour lui l’obstacle n’existe pas. La plus petite unité insérée dans la réalité naissante, c’est la parole réchit [….] La plus petite unité appelée à éclore dans le contenant cosmique, en son état de blastomère réduit au territoire présomptif concevable pour que l’ontogenèse tire de lui un hémisphère « qui Fait » à part entière »                     

 

L’Univers que nous tentons de mesurer, de mettre en mots, en équations serait l’expression d’un invisible et imprononçable hémisphère « qui Sait » : Pilote de l’ordre du mystère.

Nous serions présents, inscrits dans l’Hémisphère  « qui Fait » d’un Ultra-Cerveau.

 

« Nous qui ne sommes

Que traces des signes

Faut-il vraiment

Que pour t’atteindre

Nous passions par tant de détours »

                  François Cheng « Et le souffle devient signe » 

12 octobre 2017

Pensons systémique ... systématiquement !

« Le phénomène d’interprétation […] fait intervenir justement le rôle de l’observateur, que ce que nous croyons être une objectivité scientifique n’est qu’un instantané provisoire d’un phénomène « in progress » ou en transformation »

               René Berger  dans La Science face aux confins de la connaissance

La physique théorique du XXème siècle s’interroge sur la prégnance humaine dans les phénomènes observés.

Elle souligne la participation significative de l’Homme dans la physique du monde sans toutefois localiser le promontoire structurellement présent, le cerveau, sur lequel elle se fonde pour explorer ces nouveaux territoires.

Mais, d’ailleurs, s’agit-il seulement de la participation de l’observateur comme phénomène inclusif ?

 En effet le mot participation du latin pars, partis : part, partie … et capio, capere : prendre, s’approprier … ne cible peut-être pas la vraie puissance de l’implication dont il est question.

Relever l’interrelation quantique entre l’observateur et la chose observée, c’est reconnaître un  lien subtil d’interdépendance , mais cela ne dévoile pas la puissance opérationnelle du lieu où se réfléchit l’observation, c’est-à-dire la prise de conscience du fait qu’il y a peut-être sondage de notre propre cerveau.

Notre tête :

     miroir et pilote des phénomènes,

     lieu réflecteur et de réflexion à la fois,

     lieu parleur.

Des propriétés  « innées »,  fondatrices et créatrices de systémique, appartiendraient à l’opérateur-cerveau dont Dominique Aubier a dévoilé la « table des périodiques » dans La Face cachée du cerveau.

« Relevant d’une organicité dont le cerveau humain fournit la description, l’Univers reçoit l’autorisation de se développer comme l’encéphale » Dominique Aubier

Ces facultés impliquées et systémiques appartenant à un mental supérieur, seraient alors mises en situation d’émergence lorsqu’elles trouvent les conditions requises à leur déploiement : l’observateur observant son rôle d’observateur de la chose observée … nous requiert à comprendre notre mandat de témoignage du réel.

Eclair d’une émergence de la conscience : raccord  à un champ quantique dont elle serait le reflet.

Cerveau : moteur absolu qui est sous-jacent à toute verbalisation et toute recherche sur le Réel absolu.

La « conscience-dedans » de l’univers cortical trouverait sa complémentarité dans « les conditions objectivées-dehors », lesquelles elles-mêmes, trouveraient  leur exposition décryptée par l’énergie de  l’intelligence systémique mobilisée.

L’idée d’une globalité, sinon d’une Totalité serait alors à l’œuvre d’unification.

Reflet et Union réalisés du réel Univers et du réel Tête parlante.

Réalisés, c'est-à-dire avant tout compris puis, ensuite réalisés dans l’acte d’incarnation.

« L’Univers est mon esprit, mon esprit est univers »     Kiu-Ping- Youen

07 octobre 2017

Petit aparté

Le don de l’Un s’exprime sous forme de dualité.

Un cortex… deux hémisphères.

Partout où il y a deux … il y a perception et acte.

 D’eux …  je repère la portée de l’Un.

« La dualité sous Unité » Dominique Aubier …vibre, offre, livre.

Posté par quantique à 09:28 - Permalien [#]
Tags : , , , ,


02 octobre 2017

Libération

« L’humanité est une espèce en attente non pas de cadeaux venus d’ailleurs mais de transformations voulues et réalisées par elle-même »

                                                      Albert Jacquard

Libérer nos représentations de leur surcharge de conventions. 

Recueillir l’élan que procure la percée de nouvelles mutations de la pensée.

Être libre d’élaborer d’autres conceptualisations et d’autres conditions dans la pensée.

Réaliser que derrière tout signe, tout symbole, tout axiome, une structure ontologique est aux commandes : celle de notre cortex dont la fonction est de filtrer et de mémoriser les étapes constitutives de la conscience humaine.

Cohérence visée par le contenant cortical afin de nous permettre « de joindre le geste à la parole ».

« Un certain contenu ontologique est là, dissous et assimilé aux algorithmes même, inséparable…. »  Mioara Schächter

Posté par quantique à 09:22 - Permalien [#]
Tags : , , , ,

22 septembre 2017

Interprétation...des interprétations

« Il lui serait libre de tirer de leurs paroles telle induction qu’il lui plairait »

                                       Jacques Bossuet

Ainsi un exercice se présente : accorder l’attention une fois de plus à la structure corticale liseuse, en son miroir, de la grande épopée des sciences et plus particulièrement attentive à la Physique Quantique depuis le début du XXème siècle.

Comme dit avec tact Mioara Schächter « La stratégie cognitive de la Mécanique quantique implante ses racines de la conceptualisation en dessous de la phénoménalité. Elle oblige à de véritables actions cognitives créatives des objets et des qualifications ».

Toutes les conceptualisations émises dans le but de clarifier les positions du sujet et de l’objet c'est-à-dire du « dedans-dehors » ne seraient-elles pas une approche qui essaie de remettre la dimension humaine au centre ?

Dimension qui devrait se réclamer d’une plus grande « subjectivité » dès l’instant où la notion systémique et interprétative se profile.

Se poser réellement la question de  l’empreinte de la projection de notre appareillage cortical sur les phénomènes étudiés… fussent-ils purement spéculatifs, est-ce si « sorcier » pour l’époque ?

L’époque se prête à ces rapprochements.

La Connaissance, qui témoigne des dispositions à l’œuvre d’un grand Tout Cosmique, semblable à une grande Pensée, s’accorde  à suggérer qu’une harmonie de nos trajets nerveux et des structurelles dispositions du fond mystérieux du réel peut se dégager.

 Notre cérébralité en serait, à la fois, le soutien et la part traductrice.

Ainsi, dans la revue « Pour la Science »  de septembre 2017 lorsqu’on lit la présentation de quatre interprétations de la physique quantique qui résume les étapes qui sont les siennes au cours de sa jeune histoire (un siècle), on peut y voir, aussi bien, des séquences de l’insertion, dans le cerveau, d’une information véhiculée par l’influx nerveux cosmique. Ce signal, pénétrant directement les réseaux nerveux du vivant-parlant, crée alors des dévoilements cognitifs successifs.

 

La première des interprétations souligne que tout système n’a de propriétés mesurables qu’après calculs probabilistes. Cette étape calculatrice…  « Provoque la réduction de l’état quantique en un nouvel état ».

La place de l’observateur, dans ce cas là, n’y est pas neutre et serait même un paramètre de l’expérience.

Ainsi, toute onde d’information, tout influx qui préside au déclenchement d’une intention n’est pas mesurable tant qu’il n’y a pas d’observation recueillie de son déroulement instancié.

Si  l’archétype cortical  de six étapes (subdivisées en dix) est pris pour référence de modèle primordial ; on s’aperçoit qu’une réduction d’onde s’opère dans le franchissement  des différents niveaux parcourus.

Passage de l’ordre  « impliqué » à l’ordre « explicite » David Bohm.

 Passage de conditions probabilistes à l’incarnation. 

La finalité, ou le résultat, s’imprime dans un nouvel état résultant de l’expérience conscientisée de la pensée.

Opération de conscience aboutie.

Rôle primordial de l’observateur…observé lui-même par le système d’intelligence quantique qui règle le fonctionnement de l’univers !

 

La deuxième interprétation concerne l’onde pilote soutenue par David Bohm.

Cette théorie peut fournir un éclairage sur le dialogue que pourrait entretenir une onde réelle mais aussi virtuelle, c'est-à-dire en puissance, avec la particule qu’elle guiderait, cette particule étant une… modalité de cette onde.

« Le modèle De Broglie-Bohm ou modèle de l’onde-pilote, satisfait à la non séparabilité tout en étant ontologiquement interprétable […] les particules y ont une existence « en soi » et l’onde pilote y est une entité certes non locale mais qui n’en est pas moins supposée exister, elle aussi,  « en soi » », dit Bernard d’Espagnat.

L’onde serait la guidance de la particule et agirait sur elle à la façon d’un champ électrique : Onde pilote.

 Pourrait-on parler de champ vibrationnel ?

Ces fréquences vibrationnelles rentreraient-elles en résonance avec les ondes de notre cerveau ?

D’informations imprononçables dans l’absolu,  ces fréquences seraient-elles structurellement converties en conscience, pouvant alors être prononcées ?

 L’univers enregistrerait, là, une étrange interdépendance.

Nous pourrions repérer ainsi la conscience universelle, (si nous acceptons de voir l’univers comme un ultra-cerveau)  comme un champ de force réel qui établit le lien avec les champs de force de notre cerveau.

L’unification de leurs champs contrôlerait tous les mécanismes subtils afin de guider toutes les opérations systémiques qui sous-tendent les interrelations et les réseaux à très grande distance.

« « …L’onde pilote exerce une action à distance, par laquelle des effets physiques sont transmis instantanément à grande distance » souligne l’article de « Pour la science ».

 

La troisième interprétation porte sur le dédoublement de l’univers ainsi que sur sa ramification «  où chacune des branches correspond à la réalisation d’un des résultats possibles ».

Cette idée d’univers multiples ne serait-elle pas le semis d’une nouvelle « octave » mentale ?

L’émergence de cette théorie ne serait-elle pas  issue des mondes et des univers mentaux frôlés lors de l’élaboration d’une idée qui court sur les fibres nerveuses vers la solution qui relaie le mieux l’intention primordiale ?

Reprenons la phrase de l’article : « l’Univers se dédoublerait en deux branches indépendantes, chacune correspondant à un des deux résultats possibles », qui se continue par cette autre phrase « Ainsi au cours du temps, l’Univers se ramifierait indéfiniment, comme un arbre où chacune des branches correspond à la réalisation d’un des résultats possibles ».

Ces deux phrases nous invitent à nous réinterroger sur la notion de l’existence de la structure corticale comme modèle fondamental.

Pourquoi ne pas faire le rapprochement avec le cerveau de l’être vivant-parlant  doté de deux hémisphères distincts au sein desquels la traduction de l’information n’est pas de même teneur.

L’un des hémisphères participe à une traduction physique, plutôt quantitative et l’autre hémisphère répondrait plutôt à une ouverture métaphysique et à une perception cosmique sinon océanique.

(Le livre du docteur Jill Bolte Taylor  « Voyage au-delà de mon cerveau » nous renseigne de manière profonde sur ce qui se passe lors d’une atteinte gravissime dans un des hémisphères du cerveau.)

Ensuite faire le rapprochement de la vibration  informationnelle lors de son  implantation. L’ « électricité » des réseaux de cellules nerveuses allume et  crée, lors de sa progression dans le tissu nerveux, des embranchements enrichis de leurs nouvelles connexions.

Nouveaux univers frôlés.

Univers multiples.

 

La quatrième interprétation abordée dans la revue « Pour la science » souligne que la théorie de la réduction d’onde serait une réduction spontanée. Qu’il s’agirait, là, d’un processus entièrement naturel.

 Dans la revue il est écrit « Ces processus […] deviennent prépondérants quand le système quantique interagit avec un objet macroscopique. Ces théories doivent cependant expliquer comment est réalisée cette réduction. »

Une approche ontologique de la connaissance du cerveau physique et de son impact métaphysique permet, à un niveau englobant, d’apporter une explication.

L’allumage et l’implantation d'un phénomène informationnel ou d’une idée dans les couches réceptrices de notre néocortex, permettent-ils ainsi la réduction d’onde intégrative qui s'élabore au cours de la traversée de cette structure ? Un champ de perception est créé.

Ce phénomène est, non seulement, entièrement naturel mais aussi archétypal.

Lors d’une interview Bernard d’Espagnat a cette expression éveilleuse :

«  Je pense qu’il convient de voir dans ces théories […] avant tout des constructions de notre imagination et de notre raison propre à ordonner nos observations ».

En effet toutes les théories ne peuvent être abordées comme une élaboration de la réalité telle qu’elle serait « en soi », elles doivent maintenant, exigence du temps,  aborder l’aspect ontologique qui est l’ultime réalité de l’être vivant-parlant.

Remettre l’humain au centre n’est pas forcer le trait d’un anthropocentrisme satisfait mais c’est permettre au questionnement humain accompagné de ses fulgurances créatives de mettre au monde de nouveaux univers.

Transcendance sans condescendance !  

06 septembre 2017

Rêverie sur verbe et eau "quantiquement" réunis

« Imaginer c’est hausser le réel d’un ton »

                 Gaston Bachelard

Est-il si perceptible le rapport subtil entre l’eau et le verbe ?

Ne serait-il pas avant tout le parfum d’une rêverie ?

Mais ne donnerait-il pas à faire circuler une réflexion infinie ? 

Pourrait-il être clair comme… de l’eau de roche ?

Eau de roche… Roche, au sens ancien de caverne, de crypta : de grotte mais aussi…  

Roche : élément dur constituant l’écorce terrestre.

Se présente dans l’acte d’une pensée libre le rapprochement de roche et Rosch, mot hébreu qui désigne la tête tout en ciblant le cortex, l’écorce du cerveau ?

Rosch en hébreu, le motif Tête, dont parle Dominique Aubier et dont elle nous explique qu’il est le « Motif unique » en ce qui concerne le « vivant-parlant » et qu’il ne faut cependant pas confondre avec le principe ou la source matricielle ayant lancé l’organisation du cosmos.

Dominique Aubier en décryptant le premier mot de genèse « B-réchit : en Tête », qui  entendu en Araméen « bara shit : Il créa six »,  déploie la connaissance de ce qui fait six en tête : c’est-à-dire le cortex à six couches.

Clair comme… l’eau de Rosch ?

L’eau et le verbe, la parole : deux sources de vie.

L’arc en ciel qui les unit est sans doute dans leur fonction de « transporteurs universels » et dans leur fonction d’agents de liaisons.

L’eau et le verbe : deux sources de créativité par leur polarisation structurelle.

La polarisation étant la propriété qui coiffe l’apparition et l’existence de deux pôles au sein d’un même motif structurel avec une différence de mise en puissance entre les conducteurs (l’eau molécule polaire avec ses deux liaisons chimiques, ainsi que notre cerveau et ses deux hémisphères ?).

Puis revenir en pensée à cet article « Emprisonnée l’eau devient quantique » paru dans la revue Science et Vie de septembre 2017.

Auparavant remettre en selle l’aphorisme « enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse »pour opérer un passage afin de dépasser les frontières d’une commune évidence.

Rêverie, toujours…

Alors libérer un récit qui prendrait sa source dans la puissance d’un principe organisateur.

Principe qui caractériserait l’évolution du Vivant à travers l’eau et l’évolution du « vivant-parlant »  à travers le Verbe.

Ce potentiel de pensées affranchies rend difficile la cooptation soucieuse d’entériner une pensée conventionnelle !

« Transmettre les informations de manière objective constitue un déni de la valeur anthropologique du langage » Roland Gori

L’idée qui sourd, qui jaillit et libère son flot sous forme de rêverie éveillée est comme un buisson ardent. Elle est intense mais ne consume pas l’intériorité de l’être.

Histoire d’ondes, de réseaux, de liens et de mémoire… l’eau par sa molécule qui émet une onde électromagnétique, dont elle se souvient (même après qu'une haute dilution l'ait faite disparaître), ne serait-elle pas, elle-même, un petit cerveau ?

Le fait de lire dans la revue Science et Vie Septembre 2017 que les atomes de l’eau dans une expérience de contrainte radicale présentent un potentiel de six positions retient mon attention. Voilà ce qui est écrit :

« Emprisonnée l’eau devient quantique »

« Solide, liquide, gazeux…. Des physiciens américains viennent de découvrir un état de l’eau après avoir emprisonné une molécule dans un cristal de béryl comme cela peut se produire dans la nature. Compressée la molécule H2O subit ce qu’on appelle un « effet tunnel », un état quantique dans lequel deux atomes d’hydrogène (H) ne sont plus localisables autour de l’atome d’oxygène (O) mais potentiellement dans six positions probables. H2O n’est alors plus polarisée, mais se trouve dans un état neutre. »

L’effet tunnel est le franchissement d’une barrière opéré par une particule dont l’énergie ne serait pas suffisante, mais dont la fonction d’onde, si infime soit-elle, lui garde une probabilité de présence pouvant ainsi lui permettre de franchir la barrière qu’elle rencontre. Elle est aidée, en cela, par  le « vide » quantique qui lui donne des fulgurances énergétiques ou informationnelles pour franchir « l’impossible traversée ». Le vide « reprend » ensuite l’énergie qu’il a mise à disposition.

Il n’y a pas vraiment de mouvement énergétique, il n’y a pas de passage en force, ni de sommet à atteindre, mais il y a « imprégnation » ; peut-être une… résurgence augmentée.  

L’effet tunnel vu comme espace de dévoilement entre le vide quantique qui offre l’énergie potentielle et le monde quantique subtil qui attend son actualisation ?

L’effet tunnel des scientifiques ne serait-il pas l’effet labyrinthique que les différentes formes de civilisation ont perçu et décrit ?

Labyrinthe ? Ce passage obligé qui se présente à la fin d’un cycle. Ne serait-il  franchissable que par décantation des connaissances acquises, supports des nouvelles donnes à venir : condition d'une recréation d’un univers.

« Thème évolutif lorsqu’il occupe un cycle naturel » dit Dominique Aubier

Un temps bref, suspendu, présiderait à chaque étape de la constitution d’un élément chimique. Serait-ce la manifestation d’un effet tunnel ?

Cette notion de labyrinthe qui aurait aussi sa source au sein même de notre structure corticale. Cette notion ne nous serait-elle pas accessible par les voies de recherches que conduisent les scientifiques ?

 L’effet tunnel pourrait-il être envisagé comme une étape de transformation et de passage indescriptible ? Pourrait-il être franchi grâce à une table d’orientation subtile et mystérieuse déposée dans la mémoire cosmique qui aurait trait aux six étapes ou positions contenues dans une Ultra-boite-crânienne nommé cosmos ?

Avant qu’elles ne s’inscrivent dans le visible, les formes moléculaires auraient pu suivre des processus de type mental  afin d’aboutir à un composant qui, associé aux autres éléments, auraient donné naissance au monde matériel dans lequel nous vivons.

Transmutation d’une « nature » mentale en substance vitale.

En latin médiéval la transmutation visait la transposition de lettres.

Lettres, vibrantes d’ondes, qui ont été vues et entendues dans un crâne qui en a capté la puissance constitutive. Est-ce à dire que la très grande teneur en eau de notre cerveau en a charrié la mémoire et qu’elle a reconstitué, à chaque étape « l’ADN » dont elle était issue ?

La mémoire de l’eau reconnue maintenant comme une qualité réelle, presque spirituelle, de cet élément, nous communiquerait une connaissance imprimée dans le cerveau cosmique. Nous aurions à l’exprimer.

Histoire d’ondes.

Rêverie qui révèle.

« …On peut établir de nouvelles correspondances et une autre lucidité »  Gaston Bachelard

01 septembre 2017

S'orienter autrement

«  Enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse. Oblige-toi à tournoyer »

                                                      René Char

Là, maintenant.

S’obliger à s’orienter autrement.

Sans se sentir désorienté.

Quitter les rives connues d’une parole qui se cramponne à la rationalité.

Le raisonnement  qui  invoque… la nécessité de la « raison »… est-il en cela une pensée nourricière et libératrice de sens dont l’époque a besoin ?

Depuis le milieu du XXème siècle des sages rencontrent des scientifiques pour  créer un autre champ psychique humain. Une autre résonance.

« Je nomme transcendantale toute connaissance qui s’occupe en général moins des objets que de notre mode de connaissance des objets ... »  Emmanuel Kant.

Un mouvement initié dans les années soixante du siècle dernier creuse l’Être et l’invite à être autrement que le pur commentateur d’un objet de réflexion.

Il doit être initié à en être, aussi, le sujet.

Trouver son génie, c'est-à-dire l’art de fortifier ses intuitions créatrices.

Invité à unifier en soi les tendances analysantes et inspirées.

Se sentir concerné par ce centre « névralgique » (dans le sens essentiel et central) si puissant qu’est le cerveau avec son pouvoir de pilotage cohérent, forcément cohérent comme aurait dit Marguerite Duras !

Se permettre de générer et de développer un champ réflexif inédit en consacrant  une attention toute particulière à la fonction de la Tête.

 Encore faut-il  accepter d’y examiner son statut de « motif absolu » (Dominique Aubier) ou de « structure absolue » (Raymond Abellio) dont toute l’humanité a exploré des territoires intérieurs à travers ses mythes, ses religions, ses rituels.

Ne pas se contenter de dire, comme certains scientifiques qui se claquemurent dans leurs certitudes … psychologiques,  que l’égo mènerait le bal de ce questionnement.

Se poser la question de la centralité de notre fonction cérébrale comme plaque tournante du réel n’est pas un questionnement narcissique mais bien ontologique.

Dès l’instant où la question de l’ontologie, c'est-à-dire de la place du vivant-parlant,  est envisagée comme centrale et qu’elle nous pousse à  cibler le fonctionnement des microstructures du cortex comme récupératrices d’informations subtiles, des voix s’élèvent pour en dénoncer le côté fantaisiste.

Pourtant …

S’occuper du mode de connaissance des objets tout en s’occupant du modèle des modèles : notre cerveau, qui conçoit et développe cette connaissance est une démarche systémique et holistique.

Peut-on soutenir que la structure même du cerveau n’intervient en aucune manière dans la qualité de l’information qui est épinglée et analysée ?

Que sait-on de ses dispositions cellulaires, de leurs processus quantiques traitant d’une information impalpable qui s’infiltre et suit des réseaux qui font éclore nos facultés ?

Peut-on encore penser que seule la démarche qui met l’objet à distance de soi est une approche raisonnable et même rationnelle ?

Ne serait-ce pas là seulement une opinion ?

Que penser de l’enseignement sur le cerveau que transmet le sorcier Yaqui à l’ethnologue Castaneda ?

 « Il y a une possibilité épistémologique à exploiter dans le rapprochement connaissance et sciences » Paul Forlot  biologiste

21 août 2017

Quel serait le "bassin" de la conscience ?

«  Aucun homme ne peut rien vous révéler sinon ce qui repose déjà à demi endormi dans l’aube de votre connaissance »

                                    Khalil Gibran

Trajectoires des informations décelées, puissance des connexions visualisée, chimie en train de s’opérer, sont aujourd’hui observables ; toutes nous renseignent sur la dynamique fonctionnelle du cerveau et sa mission de chef d’orchestre.

Avons-nous des réponses sur l’essor qui les mobilise subtilement ?

Avons-nous des renseignements pertinents sur la « raison » des trajectoires empruntées et sur ce qui déclenche la libération des neurotransmetteurs pourvoyeurs de continuité fonctionnelle et informationnelle au niveau des synapses, ainsi que leurs cheminements en chacun d’entre nous ?

De quelle nature pourrait être cette « réduction d’onde » qu’est l’engendrement des processus jusqu’à l’ultime aboutissement de la protéine constituée ou de la prise de conscience ?

«  Une vérité donnée par la création elle-même et qui n’aurait eu besoin des consciences individuelles que pour se faire penser de mieux en mieux » soutient Dominique Aubier

 La capacité du déploiement de la conscience est-elle quantifiable ?

A cette échelle nanométrique, les phénomènes produits sont de nature quantique, ils ne s’en inscrivent pas moins dans le réel.

Nous ne comprenons, cependant, toujours pas, quel est le mandat de la conscience ou plutôt, de la conscience de la Conscience, dans l’organisation de l’univers.

 Nous ne comprenons, toujours pas, si le pouvoir de la conscience et son exploration sont une mise en relation d’une « matrice d’information » cosmique, appartenant à un Ultra Cerveau, conjuguée et unie à l’action réceptrice de notre propre cerveau.

 Nos réseaux nerveux sont, sans doute, déjà informés dès leur formation intra-utérine. Pilotée par un programme transcendant, la mise en place de la matière serait déjà pénétrée du mandat de conscience.

Le fabuleux déploiement qui s’opère dans toutes les cellules de l’organisme dont une conscience guiderait la formation dans l’univers intra-utérin est, en soi, un univers.  Nous ne savons pas si la destination du programme cellulaire n’est  pas commandée par un Cerveau Général que serait la Matrice Universelle.

Système nerveux, antenne captatrice de l’information pure qui soutient l’univers ?

Emboitement d’univers conscients d’eux-mêmes ?

Systémique à l’œuvre.

« La conscience et le monde sont donnés d’un seul coup : extérieur par essence à la conscience, le monde est, par essence, relatif à elle » Jean-Paul Sartre (commentaire sur Husserl).