Interprétation Quantique

06 septembre 2017

Rêverie sur verbe et eau "quantiquement" réunis

« Imaginer c’est hausser le réel d’un ton »

                 Gaston Bachelard

Est-il si perceptible le rapport subtil entre l’eau et le verbe ?

Ne serait-il pas avant tout le parfum d’une rêverie ?

Mais ne donnerait-il pas à faire circuler une réflexion infinie ? 

Pourrait-il être clair comme… de l’eau de roche ?

Eau de roche… Roche, au sens ancien de caverne, de crypta : de grotte mais aussi…  

Roche : élément dur constituant l’écorce terrestre.

Se présente dans l’acte d’une pensée libre le rapprochement de roche et Rosch, mot hébreu qui désigne la tête tout en ciblant le cortex, l’écorce du cerveau ?

Rosch en hébreu, le motif Tête, dont parle Dominique Aubier et dont elle nous explique qu’il est le « Motif unique » en ce qui concerne le « vivant-parlant » et qu’il ne faut cependant pas confondre avec le principe ou la source matricielle ayant lancé l’organisation du cosmos.

Dominique Aubier en décryptant le premier mot de genèse « B-réchit : en Tête », qui  entendu en Araméen « bara shit : Il créa six »,  déploie la connaissance de ce qui fait six en tête : c’est-à-dire le cortex à six couches.

Clair comme… l’eau de Rosch ?

L’eau et le verbe, la parole : deux sources de vie.

L’arc en ciel qui les unit est sans doute dans leur fonction de « transporteurs universels » et dans leur fonction d’agents de liaisons.

L’eau et le verbe : deux sources de créativité par leur polarisation structurelle.

La polarisation étant la propriété qui coiffe l’apparition et l’existence de deux pôles au sein d’un même motif structurel avec une différence de mise en puissance entre les conducteurs (l’eau molécule polaire avec ses deux liaisons chimiques, ainsi que notre cerveau et ses deux hémisphères ?).

Puis revenir en pensée à cet article « Emprisonnée l’eau devient quantique » paru dans la revue Science et Vie de septembre 2017.

Auparavant remettre en selle l’aphorisme « enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse »pour opérer un passage afin de dépasser les frontières d’une commune évidence.

Rêverie, toujours…

Alors libérer un récit qui prendrait sa source dans la puissance d’un principe organisateur.

Principe qui caractériserait l’évolution du Vivant à travers l’eau et l’évolution du « vivant-parlant »  à travers le Verbe.

Ce potentiel de pensées affranchies rend difficile la cooptation soucieuse d’entériner une pensée conventionnelle !

« Transmettre les informations de manière objective constitue un déni de la valeur anthropologique du langage » Roland Gori

L’idée qui sourd, qui jaillit et libère son flot sous forme de rêverie éveillée est comme un buisson ardent. Elle est intense mais ne consume pas l’intériorité de l’être.

Histoire d’ondes, de réseaux, de liens et de mémoire… l’eau par sa molécule qui émet une onde électromagnétique, dont elle se souvient (même après qu'une haute dilution l'ait faite disparaître), ne serait-elle pas, elle-même, un petit cerveau ?

Le fait de lire dans la revue Science et Vie Septembre 2017 que les atomes de l’eau dans une expérience de contrainte radicale présentent un potentiel de six positions retient mon attention. Voilà ce qui est écrit :

« Emprisonnée l’eau devient quantique »

« Solide, liquide, gazeux…. Des physiciens américains viennent de découvrir un état de l’eau après avoir emprisonné une molécule dans un cristal de béryl comme cela peut se produire dans la nature. Compressée la molécule H2O subit ce qu’on appelle un « effet tunnel », un état quantique dans lequel deux atomes d’hydrogène (H) ne sont plus localisables autour de l’atome d’oxygène (O) mais potentiellement dans six positions probables. H2O n’est alors plus polarisée, mais se trouve dans un état neutre. »

L’effet tunnel est le franchissement d’une barrière opéré par une particule dont l’énergie ne serait pas suffisante, mais dont la fonction d’onde, si infime soit-elle, lui garde une probabilité de présence pouvant ainsi lui permettre de franchir la barrière qu’elle rencontre. Elle est aidée, en cela, par  le « vide » quantique qui lui donne des fulgurances énergétiques ou informationnelles pour franchir « l’impossible traversée ». Le vide « reprend » ensuite l’énergie qu’il a mise à disposition.

Il n’y a pas vraiment de mouvement énergétique, il n’y a pas de passage en force, ni de sommet à atteindre, mais il y a « imprégnation » ; peut-être une… résurgence augmentée.  

L’effet tunnel vu comme espace de dévoilement entre le vide quantique qui offre l’énergie potentielle et le monde quantique subtil qui attend son actualisation ?

L’effet tunnel des scientifiques ne serait-il pas l’effet labyrinthique que les différentes formes de civilisation ont perçu et décrit ?

Labyrinthe ? Ce passage obligé qui se présente à la fin d’un cycle. Ne serait-il  franchissable que par décantation des connaissances acquises, supports des nouvelles donnes à venir : condition d'une recréation d’un univers.

« Thème évolutif lorsqu’il occupe un cycle naturel » dit Dominique Aubier

Un temps bref, suspendu, présiderait à chaque étape de la constitution d’un élément chimique. Serait-ce la manifestation d’un effet tunnel ?

Cette notion de labyrinthe qui aurait aussi sa source au sein même de notre structure corticale. Cette notion ne nous serait-elle pas accessible par les voies de recherches que conduisent les scientifiques ?

 L’effet tunnel pourrait-il être envisagé comme une étape de transformation et de passage indescriptible ? Pourrait-il être franchi grâce à une table d’orientation subtile et mystérieuse déposée dans la mémoire cosmique qui aurait trait aux six étapes ou positions contenues dans une Ultra-boite-crânienne nommé cosmos ?

Avant qu’elles ne s’inscrivent dans le visible, les formes moléculaires auraient pu suivre des processus de type mental  afin d’aboutir à un composant qui, associé aux autres éléments, auraient donné naissance au monde matériel dans lequel nous vivons.

Transmutation d’une « nature » mentale en substance vitale.

En latin médiéval la transmutation visait la transposition de lettres.

Lettres, vibrantes d’ondes, qui ont été vues et entendues dans un crâne qui en a capté la puissance constitutive. Est-ce à dire que la très grande teneur en eau de notre cerveau en a charrié la mémoire et qu’elle a reconstitué, à chaque étape « l’ADN » dont elle était issue ?

La mémoire de l’eau reconnue maintenant comme une qualité réelle, presque spirituelle, de cet élément, nous communiquerait une connaissance imprimée dans le cerveau cosmique. Nous aurions à l’exprimer.

Histoire d’ondes.

Rêverie qui révèle.

« …On peut établir de nouvelles correspondances et une autre lucidité »  Gaston Bachelard


01 septembre 2017

S'orienter autrement

«  Enfonce-toi dans l’inconnu qui creuse. Oblige-toi à tournoyer »

                                                      René Char

Là, maintenant.

S’obliger à s’orienter autrement.

Sans se sentir désorienté.

Quitter les rives connues d’une parole qui se cramponne à la rationalité.

Le raisonnement  qui  invoque… la nécessité de la « raison »… est-il en cela une pensée nourricière et libératrice de sens dont l’époque a besoin ?

Depuis le milieu du XXème siècle des sages rencontrent des scientifiques pour  créer un autre champ psychique humain. Une autre résonance.

« Je nomme transcendantale toute connaissance qui s’occupe en général moins des objets que de notre mode de connaissance des objets ... »  Emmanuel Kant.

Un mouvement initié dans les années soixante du siècle dernier creuse l’Être et l’invite à être autrement que le pur commentateur d’un objet de réflexion.

Il doit être initié à en être, aussi, le sujet.

Trouver son génie, c'est-à-dire l’art de fortifier ses intuitions créatrices.

Invité à unifier en soi les tendances analysantes et inspirées.

Se sentir concerné par ce centre « névralgique » (dans le sens essentiel et central) si puissant qu’est le cerveau avec son pouvoir de pilotage cohérent, forcément cohérent comme aurait dit Marguerite Duras !

Se permettre de générer et de développer un champ réflexif inédit en consacrant  une attention toute particulière à la fonction de la Tête.

 Encore faut-il  accepter d’y examiner son statut de « motif absolu » (Dominique Aubier) ou de « structure absolue » (Raymond Abellio) dont toute l’humanité a exploré des territoires intérieurs à travers ses mythes, ses religions, ses rituels.

Ne pas se contenter de dire, comme certains scientifiques qui se claquemurent dans leurs certitudes … psychologiques,  que l’égo mènerait le bal de ce questionnement.

Se poser la question de la centralité de notre fonction cérébrale comme plaque tournante du réel n’est pas un questionnement narcissique mais bien ontologique.

Dès l’instant où la question de l’ontologie, c'est-à-dire de la place du vivant-parlant,  est envisagée comme centrale et qu’elle nous pousse à  cibler le fonctionnement des microstructures du cortex comme récupératrices d’informations subtiles, des voix s’élèvent pour en dénoncer le côté fantaisiste.

Pourtant …

S’occuper du mode de connaissance des objets tout en s’occupant du modèle des modèles : notre cerveau, qui conçoit et développe cette connaissance est une démarche systémique et holistique.

Peut-on soutenir que la structure même du cerveau n’intervient en aucune manière dans la qualité de l’information qui est épinglée et analysée ?

Que sait-on de ses dispositions cellulaires, de leurs processus quantiques traitant d’une information impalpable qui s’infiltre et suit des réseaux qui font éclore nos facultés ?

Peut-on encore penser que seule la démarche qui met l’objet à distance de soi est une approche raisonnable et même rationnelle ?

Ne serait-ce pas là seulement une opinion ?

Que penser de l’enseignement sur le cerveau que transmet le sorcier Yaqui à l’ethnologue Castaneda ?

 « Il y a une possibilité épistémologique à exploiter dans le rapprochement connaissance et sciences » Paul Forlot  biologiste

21 août 2017

Quel serait le "bassin" de la conscience ?

«  Aucun homme ne peut rien vous révéler sinon ce qui repose déjà à demi endormi dans l’aube de votre connaissance »

                                    Khalil Gibran

Trajectoires des informations décelées, puissance des connexions visualisée, chimie en train de s’opérer, sont aujourd’hui observables ; toutes nous renseignent sur la dynamique fonctionnelle du cerveau et sa mission de chef d’orchestre.

Avons-nous des réponses sur l’essor qui les mobilise subtilement ?

Avons-nous des renseignements pertinents sur la « raison » des trajectoires empruntées et sur ce qui déclenche la libération des neurotransmetteurs pourvoyeurs de continuité fonctionnelle et informationnelle au niveau des synapses, ainsi que leurs cheminements en chacun d’entre nous ?

De quelle nature pourrait être cette « réduction d’onde » qu’est l’engendrement des processus jusqu’à l’ultime aboutissement de la protéine constituée ou de la prise de conscience ?

«  Une vérité donnée par la création elle-même et qui n’aurait eu besoin des consciences individuelles que pour se faire penser de mieux en mieux » soutient Dominique Aubier

 La capacité du déploiement de la conscience est-elle quantifiable ?

A cette échelle nanométrique, les phénomènes produits sont de nature quantique, ils ne s’en inscrivent pas moins dans le réel.

Nous ne comprenons, cependant, toujours pas, quel est le mandat de la conscience ou plutôt, de la conscience de la Conscience, dans l’organisation de l’univers.

 Nous ne comprenons, toujours pas, si le pouvoir de la conscience et son exploration sont une mise en relation d’une « matrice d’information » cosmique, appartenant à un Ultra Cerveau, conjuguée et unie à l’action réceptrice de notre propre cerveau.

 Nos réseaux nerveux sont, sans doute, déjà informés dès leur formation intra-utérine. Pilotée par un programme transcendant, la mise en place de la matière serait déjà pénétrée du mandat de conscience.

Le fabuleux déploiement qui s’opère dans toutes les cellules de l’organisme dont une conscience guiderait la formation dans l’univers intra-utérin est, en soi, un univers.  Nous ne savons pas si la destination du programme cellulaire n’est  pas commandée par un Cerveau Général que serait la Matrice Universelle.

Système nerveux, antenne captatrice de l’information pure qui soutient l’univers ?

Emboitement d’univers conscients d’eux-mêmes ?

Systémique à l’œuvre.

« La conscience et le monde sont donnés d’un seul coup : extérieur par essence à la conscience, le monde est, par essence, relatif à elle » Jean-Paul Sartre (commentaire sur Husserl).

18 août 2017

Le savoir de la science est-il une connaissance ?

« Les mondes étaient pluriels, le temps venait de leur simultanéité »

                  Hélène Dorion

Les mondes de la pensée sont multiples et l’air du temps, qui en distille la substance,  est l’émanation de leurs différents concours à la connaissance universelle.

Toute théorie scientifique est une construction dans l’histoire du monde de la pensée depuis la Haute Antiquité à nos jours.

 Elle entretient son propre récit.

L’approche scientifique se dispose dans « l’en face » d’une pensée qu’elle considère comme  ésotérique c'est-à-dire magique ; mais elle est, elle-même, dans une recherche de « découverte née d’une intuition ».

Elle guette l’inattendu et le remarquable : Le « prodigieux » en quelque sorte !

Le savoir ancestral est souvent jugé comme primitif donc inepte. Cependant si nous faisions intervenir l’analogie en tant que métaphore, nous pourrions considérer cette connaissance ancestrale, étape primitive et primordiale, comme une couche I d’un « Cerveau-terre » à six couches.

Cette couche I subtile porteuse d' « Unité sur dualité » d'après Dominique Aubier

L’humanité aurait, elle-même, vécu ces différentes étapes « culturelles » dans lesquelles s’impriment, sous forme de mémoire ancestrale, les grands principes issus de l’origine.

Le savoir ancestral pourrait être appréhendé  comme socle des archétypes naturels et universaux (c'est à dire : invariants) et ce génie archaïque serait inscrit dans une mémoire du monde dont nous sommes les dépositaires.

Comment s'y raccorder dans notre volonté d'embrasser une forme de "totalité" ?

 La science dans son indiscutable orientation vers le discernement est soumise à l’obligation d’être perçue comme une voie, mais aussi entendue comme une voix, qui dévoile les principes sous-jacents de la formation de l’univers.

Elle s’y déploie sous diverses formes : axiomatiques, poétiques et parfois allant jusqu'à la forme de récits paraboliques !

 « La proposition ne dit quelque chose que dans la mesure où elle est image »

Ludwig Wittgenstein

Ainsi Christophe Galfard dans son livre « l’univers à portée de main », fait appel à notre imagination sinon à notre rêverie.

Rédigé comme un récit onirique son livre fait appel à notre sensation imaginative.

L’auteur ne nous en  propose pas moins de découvrir ou de nous remémorer, le plus sérieusement possible, les fondements de la science contemporaine.

 «  En attendant, nous savons tout de même une chose : seuls six atomes ont suffi pour fabriquer toutes les molécules nécessaires à la vie sur Terre : le carbone, l’hydrogène, l’azote, l’oxygène, le phosphore et le soufre. »

Source de la matiére : six atomes

Source de la complexité de la matière : six composants.

Source de la compréhension du phénomène cosmique : notre cerveau, structure à six couches?

Singulièrement, les six couches du manteau cortical enregistrent les processus cycliques et laissent émerger après dix traitements informatifs (issus des strates subtiles occupant les trois dernières couches du cerveau visibles à l’œil nu) … une globalité consciente.

La Science pour perdurer dans son efficacité doit s’ouvrir à des unions propices à notre interrogation sur le sens et peut-être même sur nos raisons de vivre sur cette Terre. Elle ne peut vivre confinée dans ses propres conceptions.

Peut-on prétendre, aujourd’hui encore, que le réel est un lieu qui échappe à la force narratrice ?

Cela fait un siècle qu’à travers l’approche quantique se manifeste une indispensable forme de philosophie narrative.  

L’infinie volonté de compréhension qui guide nos pas vers la notion d’interconnexion ou « Relation » comme tissu de maintien de l’univers  n’est pas encore légitimée dans les accords vibrants avec d’autres branches de la pensée.

 « Le scepticisme est l’ivresse de l’impasse » Emil Cioran

La science cherche les relais du verbe qui lui permettent d’être dans le récit du monde.

Elle en appelle à la distinction des parcours et des trajectoires comme solution à la compréhension des lois universelles mais elle est pourtant soumise à des échappées littéraires et spirituelles pour créer l’arc en ciel dont elle est en recherche.

 La réception du lecteur l’importe.

 La physique contemporaine doit-elle investir le champ allusif ... allégorique ?

Pours certains, seule la posture poétique peut frôler le mystère du Réel.

Pour Bernard d’Espagnat «  Ce n'est pas de la théorie physique dont il fallait attendre la révélation de la réalité en soi mais c’est plutôt de l’art et de la poésie » propos recueillis par un de ses pairs.

«  Le temps, qui voit tout, malgré toi l’a découvert »  Sophocle

14 août 2017

Et s'il n'était question que d'interprétation ?

« Accumule, puis distribue. Sois la partie du miroir de l’univers la plus dense, la plus utile et la moins apparente »

                                  René Char

Ne pourrait-on pas mettre cette phrase au fronton  de notre cerveau ?

Cerveau dont l’éclosion précède celle de tous les autres organes et même le cœur.

En effet, une fois l’œuf embryonnaire niché dans la cavité utérine après six jours d’un développement vertigineux, tout commence par la formation du système nerveux. Une gouttière ourlée se referme pour former ce qui sera la moelle épinière. Deux  bourrelets géants bourgeonnent.  Ils se déploieront pour donner naissance aux deux hémisphères cérébraux ; après quoi l'embryon s’enroule sur lui-même.

Cerveau et moelle épinière sont les organes les plus développés après trois semaines de conception.

Cerveau  tête de pont et pilote de tout l’existant nommé.

 

Trouvée dans un article sur le lien entre la physique quantique et esprit, cette phrase a retenu mon attention : « Aujourd’hui certains physiciens […] pensent que la théorie quantique pourrait être nécessaire pour comprendre pleinement comment fonctionne le cerveau ».  

Rapportée à ce que nous savons sur le développement primordial de l’organe cerveau, cette phrase peut être revisitée. En effet ne pourrait-on pas envisager une inversion de la proposition que contient cette pensée ?

Comme...

La compréhension des lois naturelles et archétypales de notre cerveau ne nous permettrait-elle pas de comprendre pourquoi la question quantique et ses prédictions ont émergé dans un espace culturel signifiant ainsi une nouvelle étape de la pensée ?

Rendre centrale la question « d’où ça pense » ?

Nous  serions amenés à comprendre l’articulation des espaces ontologiques et prédictifs que sont les six niveaux du réel contenu dans notre boite crânienne ?

Six étapes constitutives, six assises du cortex formées de différents types de cellules dont la dynamique fonctionnelle crée la puissance subtile d’une pensée-conscience à l’œuvre.

Justement !

 La théorie quantique ne nous invite-t-elle pas à pratiquer des expériences de la pensée ?

Comme l’écrit Eugène Wigner  « Il est difficile d’éviter l’implication que la conscience et la mécanique quantique sont en quelque sorte liées ».

Il serait peut-être judicieux de souligner que si la physique contemporaine suggère un type de réalité qui ne peut être expérimentée mais qui pourtant peut être prédite, notre cerveau lui-même, dont le travail d’absorption ne peut être expérimenté cellulairement parlant, peut s’ouvrir à la prédiction.

Son fonctionnement est si subtil et silencieux que nous ne pouvons pas en expérimenter les étapes comme des bornes matérialisées.

Le transport de l’influx nerveux est tel que des « suspensions » vibrationnelles ont lieu entre synapses sans qu’il y ait perte du sens. Transmission des messages sans contact réel.

Pourrions-nous aborder la théorie quantique,  comme une proposition issue de modèles ontologiques qui composent à la fois notre tissu cérébral et ses champs sensibles qui nous offrent des modèles de « prédictivité » sans précédent ?

Ne plus se couper de l’universalité naturelle qu’est notre cerveau, revenir au motif unique, structure absolue (comme nous pouvons nommer cette entité universelle d’après les termes de Raymond Abellio) qu’est notre « Tête ».

 Corticalité qui devrait être abordée dans sa puissance probabiliste.

Les probabilités quantiques seraient des facettes issues de plusieurs espaces probabilistes que représenteraient chacune des six couches corticales.

Car chaque couche du cortex peut se représenter comme un espace-univers en soi,  porteur d’un contexte expérimental et systémique.

Tous ces espaces étant articulés entre eux, probabilistes par ontologie et prédictifs par nécessité incarnée.

« Penser c’est transgresser les frontières de l’évidence »  Roland Gori


13 août 2017

Petit apparté

Partout où se portent nos pensées … c’est de l’incommensurable qui se présente.

L’équation essaie d’en réduire les distances.

Elle s’attache, aussi, à en réduire les mots.

Ainsi la science essaie de percer les mystères de l’univers  sans être étonnée de notre don à les soulever.

Ces mystères du Réel.

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26 juillet 2017

L'univers serait-il une projection mentale en miroir ?

« L’univers nous apparaît comme un réseau complexe d’événements dans lequel des connexions de nature différente alternent et se superposent ou se combinent et cependant déterminent la structure de l’ensemble » 

                                                            Werner Heisenberg

 

On ne pourra, sans doute, comprendre la naissance de l’univers qu’en comprenant la construction de notre cerveau et ses élaborations. S’autoprogramme t-il  ou bien a-t-il été lui-même câblé et paramétré au sein d’un programme universel ?

Inscrit, depuis le moment initial, dans l’intention universelle aurait-t-il vu son éclosion inscrite dans un moment donné du programme cosmique ?

La perception enregistrée dans nos réseaux neuronaux…grâce à la prise en conscience de notre perception humaine du monde et du cosmos… a  sans doute forgé l’esprit réflexif que nous déployons.

Alors notre cerveau réfléchirait-il simplement, en miroir, le fonctionnement de l’univers cosmique ?

Ou bien cet univers magistral, extérieur est-il la projection et le commentaire du sondage qu’effectue notre cerveau dans son propre univers mental ?

En effet il est dit que le cerveau posséderait 100 milliards de neurones et 5 000 milliards de cellules gliales les soutenant énergétiquement.

Chaque neurone posséderait 7 000 pistes d’information et aurait 10 000 systèmes de transmission.

Est-ce un mimétisme que pratiquerait notre cerveau en reproduisant les lois cosmiques, ou bien l’univers que nous observons serait-il la cartographie imagée de notre puissant univers mental ?

« Le cerveau est l’unité la plus complexe et sophistiquée de l’univers » dit l’astrophysicien Trinh Xuan Thuan.

Il n’existerait pas de centre de la conscience dans le cerveau qui, elle, aurait son siège dans notre corps sensible.

Cérébrum en latin cerveau : tête ainsi qu’esprit.

Esprit dont l’anagramme souligne la fonction de pister. Mais aussi tout en faisant de nous des pitres dont les tripes prennent parfois le dessus sur l’esprit

Notre cerveau, avec son cortex préfrontal, serait en même temps la formidable interface entre les deux infinis, grand et petit, mais il serait aussi la plaque tournante de l’information omniprésente et omnipotente de l’univers qui nous contient. Entre visible et Invisible.

Notre cerveau transformerait, lui-même, l’énergie informationnelle reçue du vaste champ universel…  en électricité.

L’esprit ferait-il vraiment des étincelles ?

25 juillet 2017

Puissance qui fait exister ce qui est absent

.

Notre parole vibre

Mémoire de l’Être

Mémoire de lettre

Elle est  quantique dans son essence

Elle est interface entre visible et invisible

Elle est mise au monde

Elle est inscription dans le temps

 

Messagère… qui regarde.

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24 juillet 2017

Du point de vue de la relation

« Ce que nous appelons la « science » se différencie des mythes anciens non par une différence de nature avec eux, mais en ce qu’elle est accompagnée d’une tradition de deuxième ordre – celle de discuter d’un mythe de façon critique »                                                                  Karl Popper

Le mythe étant une étape dans le « cortex du monde » qui déploie, alors, la conscience et le langage adéquats à l’époque considérée. La pure vision scientifique, elle, appartient à une époque récente du cortex général planétaire.

« Toutes les théories et tous les modèles scientifiques sont des approximations de la vraie nature des choses. » Fritjof  Capra

Avec l’approche qualifiée de quantique, la mise en lumière doit être dirigée maintenant vers la relation et les conditions d’interdépendance qui en surgissent.

Nos neurones, cellules classiques dans leur constitution, connectés à des réseaux multiples,  étonnamment ordonnés et hiérarchisés sont les agents de transmission, les signalisateurs et les coordinateurs de fonctions subtiles complexes.

Ces cellules neuronales  forment la substance grise et définissent l’écorce : cortex, formé par un empilement de couches (six visibles) dont la lecture symbolique à été portée à notre connaissance il y a des millénaires. En effet, d’après Dominique Aubier, le premier mot de Genèse « B-réchit » - en tête - entendu en araméen « Bara-chit » - il créa six -, soulève par son homophonie le lieu primordial et sa captation initiale depuis la structure de notre cortex étagé sur six couches. Deux univers qui se reflètent en miroir.

La pertinence de l’architecture du cortex cérébral comme lieu archétypal des grandes lois de fonctionnement de l’univers cosmique, aussi bien que de l’univers mental, reste un lieu de profonde et salutaire interrogation métaphysique.

Aujourd’hui nous avons peut-être la possibilité, par les investigations scientifiques, d’en observer la maîtrise fonctionnelle.

 

Une nouvelle approche des fonctions cérébrales par l’observation réelle des réseaux de communications, remet en question l’interprétation suivant laquelle certaines régions corticales auraient une spécificité regroupant des fonctions, qu’elles seules seraient en mesure de pratiquer.

Certes il est troublant de voir les dogmes « localisationistes »  battus en brèche. Ainsi le cerveau n’aurait pas d’aires définies une fois pour toutes dans une spécialisation localisée.

Ce n’est pas l’agencement de la matière qui constitue le programme de fonctionnement mais c’est la relation même qui constituerait le maintien des fonctions vitales, créatrices des réseaux connectés entre eux.

Ainsi le neuro chirurgien, Hugues Duffau formé par le Professeur George Ojemann de Seattle, démontre par son art chirurgical (chirurgies éveillées) que le cerveau utilise de puissantes stratégies pour se remodeler. Ainsi lors de l’acte chirurgical qui entraine l’ablation d’une partie de cerveau atteint de tumeur, les patients éveillés et conscients guident le chirurgien accompagné d’une équipe aux compétences transversales dans son travail d’ablation des tumeurs.

Ensemble ils cartographient  des micro zones pour ne pas blesser des fonctions cognitives  qui  peuvent, par ailleurs, être prises en charge de l’autre côté du cerveau.

Il soutient qu’avec ses « milliards de neurones qui représentent seulement une partie des cellules présentes », les cellules corticales (ou matière grise) captent par leur excitabilité et leur adaptation, l’information émise qu'elles hiérarchisent  ; les cellules gliales (substance blanche), tissu fibreux de soutien ainsi que nourricier des neurones, seraient aussi conductrices d’information.

 Il affirme que le cerveau organise ses propres stratégies afin de se réorganiser en cas d’atteinte cérébrale y compris dans l’aire de Broca.

Pour Hugues Duffau la « fonction du langage fait intervenir simultanément plusieurs réseaux dans le cerveau, situés dans des zones éloignées les unes des autres ». Il soutient que l’aire de Broca fixée comme aire du langage est une erreur qui perdure.

Le titre de son livre « l’erreur de Broca » met à mal un siècle et demi de soutien à cette idée dogmatique : l’aire de Broca comme aire exclusive de la parole.

L’architecture en réseau de nos cerveaux s’impose à la pensée. Chaque cerveau ayant ses propres réseaux.

Les probabilités relationnelles seraient donc la source de maintien de la vie de l’univers mental mais aussi de l’Univers.

Le temps civilisationnel que nous traversons indique, dans sa trame informationnelle, qu’il est temps de dépasser la notion de mesure pour aborder la notion de condition révélatrice de probabilités sous-jacentes.

Voici ce que disait Stanislas Dehaene lors de sa leçon inaugurale au collège de France intitulée « Vers une science de la vie mentale » le jeudi 27 avril 2006.

« Je mesure pleinement l’immense chance que nous avons de vivre un temps où les avancées conjointes de la psychologie et de la neuro-imagerie cognitives laissent entrevoir de rendre enfin visible, comme à crâne ouvert, l’invisible de la pensée »

Serait-ce là, vraiment… au travers d’une imagerie technique et toujours plus performante que la révélation sur la place de notre cerveau dans l'univers pourrait être délivrée ?

La cartographie ainsi que l’observation de la plasticité neuronale ne peuvent expliquer la réceptivité et la pénétration de l’information dans le néocortex.

Est-ce cette perception qui fait écrire au professeur Hugues Duffau  ? : « L’architecture cérébrale, cet autre château dont nous cherchons les voies d’accès. Et quand nous saurons de quelle façon cette architecture fonctionne, alors nous aurons peut-être le courage de nous en inspirer pour le bien commun et celui de chacun »

20 juin 2017

Pensée-papillon

« Substituer au visible compliqué de l’invisible simple »

                             Jean Baptiste Perrin - physicien

L’approche quantique permet de comprendre qu’une infiniment petite action faible suffit à maintenir la cohérence de l’univers.

Infinie petite vibration du vide…

Peut-on penser qu’un alphabet subtil universel serait à l’œuvre comme le pressentent les scientifiques gnostiques de Princeton ?

La vibration primordiale se serait organisée en élaboration de sons et de lettres.

Les lettres, équations subtiles porteuses de sens, en seraient les interactions informées.

Les mots en eux-mêmes seraient volonté de discernement, coupure d’avec la matrice, mais ils seraient tout autant désir de reliance. Retour à la source.

Les lettres donnent naissance au corps.

C’est ainsi qu’une langue vraiment vivante véhicule une énergie spirituelle.

« L’être se devient » dit Stephen Jourdain, la lettre se devient....