Interprétation Quantique

12 mars 2017

Infini et contenant

« On retrouve à chaque niveau les deux polarités entre l’infini et le contenant »

                                            Nassim Haramein

La vision d’une mécanique céleste mesurable par une analyse purement extérieure ne peut plus combler les puissantes interrogations qui concernent  la teneur « psychique » de l’univers :

     celle de la conscience

     celle de la globalité

     celle du lien.

L’espace et le temps frottés l’un à l’autre seraient unifiés en une dimension vitale où l’esprit comme principe de vie serait aussi le ciment du fonctionnement et du sens.

Notre univers vivant lui-même des phases de croissance se souvient des étapes configuratrices et informées qui ont été et sont les siennes dans son évolution.

Il les véhicule dans sa mémoire et les relie les unes aux autres comme le fonctionnement de notre cerveau en établirait le modèle.

Quel est cet «  influx »cosmique, pourrait-on dire nerveux, qui guiderait la coordination du fonctionnement des soutènements de l’univers.

L’information qui est déposée, mémorisée au sein de l’univers, permettrait d’effectuer des liens, des interconnections avec son origine même et les différentes parties qui en rayonnent, car  le plan de développement que poursuit l’univers s’apparente à une pensée vivante à l’œuvre de déploiement. Il y faut de la mémoire et des réseaux…

Un  souffle cohérent maintiendrait l’existence de notre univers baigné lui-même dans une mer informationnelle que serait le vide quantique : respiration à deux temps : l'inspiré et l'expiré.

Le souffle cohérent de l’humain n’est-il pas dans sa participation réelle au sein de cet organisme vivant qu’est l’incommensurable univers ? Il en est son porte-parole doté d’un crâne dont la puissance est elle-même incommensurable.

« Dès que l’essor biologique se termine et que commence l’ère historique, l’évolution file droit au but : rendre humainement intelligible le mode d’emploi de la conscience et du réel » écrit Dominique Aubier.

Ce lieu source, ce champ de conscience, appelé aussi champ akashique par Ervin Laszlo, concept issu de la tradition hindoue, serait le réservoir subtil de toutes les naissances universelles ainsi que de toutes les mémoires informées. Max Planck a parlé de ce champ invisible et l’a appelé la matrice.

Le vide quantique ou primordial, dans ses probabilités existentielles, aurait inspiré l’appareil structurel : notre cerveau. Au sein de cet univers cortical des cycles auraient été insufflés. Les différentes civilisations en ont inscrit les compréhensions successives.

 Le principe d’unité, ce principe matriciel d’unité, tant recherché depuis des décennies détient peut-être la clé de l’énigme.

N’est-il pas en nous ?

Pourrions-nous en être les porteurs considérables ?  

Nous serions ainsi constitués pour être au recueil d’une information holistique, c'est-à-dire intacte…qui forme un tout.

L’approche spirituelle serait de comprendre qu’un champ invisible opère sur nous par ses forces électromagnétiques et vibratoires.

La méditation permettrait à notre cerveau de s’équilibrer dans son fonctionnement perceptif du « moteur immobile » (Aristote) qui crée tout mouvement dans l’univers sans être lui-même en mouvement.

Cette puissance aurait programmé, dans son logiciel abstrait, comme le nomme Dominique Aubier, la formation du moule qu’est notre cerveau.

Sa construction et complexion se seraient produites selon des étapes structurelles au nombre de six, (six jours de la création ?) se subdivisant en 10 strates (les dix paroles ?): La puissance spirituelle et vitale aurait ainsi déposé ses principes en créant dans un mouvement spiralé entre les fonctions des deux hémisphères de notre cerveau, un lien reconstituant la configuration primordiale.

En effet, l’un des hémisphères de l’ultra-cerveau est relié à la « vision pénétrante » dont parle Krishnamurti. Dénuée de cause, elle a un effet décisif sur tous les processus composant l’univers.

La vision pénétrante illuminerait l’activité même de notre cerveau lors de son équilibre méditatif.

L’autre hémisphère, voué à la mise en mouvement, à la matérialisation et au temps  cristalliserait les données tout en les convoyant à travers l’édifice de notre cortex à 6 couches et 10 strates.

Notre cortex est lui-même un monde cosmique au sein du  monde universel.

Cela souligne la réceptivité structurelle et considérable que représente notre être au monde.

Krishnamurti concluait le 15 Avril 1980 à Ojai en Californie, lors d’un dialogue avec le physicien David Bohm : « Nous sommes au seuil de quelque chose ».

Ce seuil, serait-ce la pensée d’une nécessaire unification qui parcourt les interrogations les plus actuelles ?                       

 Tous les systèmes de pensée mettent en avant une conception globale du monde, une idée unificatrice. Ce faisant la question du bassin intelligent (notre cerveau) qui permet cette conjecture devrait  être abordée.

Il n’est pas seulement question d’analyser, simplement,  nos facultés de penser et leurs relais nerveux mais de considérer les processus même de notre pensée spiralée comme un miroir d’une disposition subtile.

Notre stratégie de penser suivrait elle-même un ordonnancement subtil comme la limaille est irrésistiblement attirée par le champ magnétique invisible de l’aimant.

Cette faculté n’est pas précisée car en effet « La pensée, dans son jeu organique, n’est aucunement préoccupée de lui donner un siège durable en elle... » Gustave Guillaume.

 On a oublié la simplicité primordiale de la source fondatrice. Et pourtant «  L’oubli qu’elle en fait ne lui retire aucun de ses moyens » car cela s’opère malgré notre amnésie mais bien souvent même à contre-courant de la conscience requise.

Oublieux  que nous sommes, seules les naissances impactées et les démarrages qui s’ensuivent nous sont perceptibles. Nous ne suivons pas le « grésillement » des trajets empruntés par l’influx nerveux qui en « tricote » la systémique.

Depuis des décennies, la question qui retient l’attention des chercheurs est celle de l’Unification.

Cette recherche d’union des contraires qui parcourt le monde est  porteuse d’une conception unitaire c’est-à-dire holistique.

La réalisation de l’approche systémique et globalisante se situe au niveau d’une nouvelle signifiance.

La théorie du Tout, avec l’émergence d’une volonté de transdisciplinarité, ne pourrait porter ses fruits qu’à condition d’en connaître le motif primordial qui en sous-tend la nécessité de lecture : notre cerveau structurel et culturel.

Il ne s’agit pas de confondre la part spéculative, imaginative et intuitive, avec un ego psychologique qui serait le maître de notre fonction cérébrale seulement dévouée aux traductions de nos états d'âme.

Il s’agit d’un univers ordonnancé au-delà de nos volontés de pouvoir mais qui laisse transparaître l’état de son être profond à travers les intuitions qui surgissent, à ses éclats de prise de conscience, aux fulgurances de ses justesses.

 « Le plus souvent, les physiciens se fabriquent d’abord une intuition, une image mentale, une compréhension globale des principes physiques sous-jacents aux domaines qu’ils étudient, et alors seulement ils partent en quête des équations nécessaires pour ancrer leur intuitions à des bases mathématiques rigoureuses »  écrit Brian Greene.

Ce physicien et mathématicien spécialiste de la théorie des cordes observe là un phénomène puissant, mais il ne peut être encore relié à une « intention » qui montrerait où en est le cycle réflexif sur terre.

Certes pour lui « la Réalité Cachée » (titre de l’un de ses ouvrages) nous laisserait penser que des dimensions invisibles existent au-delà des trois dimensions reconnues ainsi que celle du temps.

Nous pouvons aborder cela comme hypothèse de l’existence de multivers, comme il en est question dans ses livres, ou pouvons-nous plutôt penser ces régions supra-universelles comme étant l’hémisphère évanescent, immatériel qui formerait avec l’hémisphère universel dans lequel nous sommes inscrits, la base d’un méga-cerveau ?   

Y aurait-il une connexité invisible de type nerveux qui maintiendrait la mémoire constitutive universelle sur sa lancée de déploiement. L’univers serait alors à vivre … comme une résonnance des mémoires qui s’y constituent sans jamais se perdre.

Y aurait-il une porosité intuitive entre théorie de cordes et système du verbe ?

 « Pour avoir une matière qui fonctionne de façon sensée, nous avons besoin d’une coordination qui n’est pas matérielle […] et qui est insensible à l’espace et au temps » dit Antoine Suarez

...c'est-à-dire sans doute à la notion classique de durée.


02 mars 2017

Pensée... d'il y a plus de 75 ans

« …on ne voit pas très clairement ce que signifie l’antithèse nature objective et esprit humain. Car, d’une part, je fais indubitablement partie de la nature, alors que, d’autre part, la nature objective ne m’est connue que comme un phénomène de mon esprit. »

                                              Erwin Schrödinger

             dans « Physique quantique et représentation du monde »

 

 

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20 février 2017

La pensée spéculative est-elle une vraie liberté ?

« Des idées audacieuses, des anticipations injustifiées et des spéculations constituent notre seul moyen d’interpréter la nature, notre seul instrument pour la saisir… »          

                                                              Karl Popper

La spéculation est-elle purement humaine ?

La pensée spéculative est-elle vraie liberté ?

Est-elle en rapport de parole avec la nécessité d’anticipation contenue dans tout organisme vivant ?

La présence machinale de l’être, aussi bien que la machine, ne fonctionnent-elles pas toutes deux, qu’au  « programmé » à l’avance. La vie charnelle et spirituelle quant à elle, vibre, capte, traduit et transmet les « ondes informées » qui la traversent.

Certes, spéculation du latin « spéculari » veut dire : observer, guetter,  mais par sa forme intansitive « spéculatus sum »  signifie : être en observation, observer d’en haut. Tout un programme !

Regarder d’un autre point de vue aussi.

S’adonner à une spéculation c’est faire l’expérience d’une certaine liberté.

L’hypothèse comme source d’anticipation permet de déployer une opération de la pensée. La spéculation n’est pas du domaine de la rêverie. Elle est ancrée dans un système réflexif qui peu à peu détermine les arguments pour sortir d’un flou de l’esprit.

Réduction d’onde.

 La spéculation permet d’ouvrir des pistes réflexives inédites encore. Elle est stimulante. Elle est aussi le support d’un certain engagement.

La pensée spéculative devient une audace en même temps qu’une tempérance vis-à-vis des croyances.

Elle couve une certaine distance tout en empruntant des rapprochements inimaginés jusqu’alors.

La pensée spéculative ne procède pas d’idées qui papillonneraient,  mais les idées qui s’y développent et s’y délivrent dépassent les croyances, aussi bien que les lois matérialistes et mesurables.

Dans les pages déployées de ces messages, la quête spéculative s’attache à développer l’Idée (dans le sens grec de mise en forme concevable par la pensée) que la source archétypale de toutes les conjectures intellectuelles et spirituelles,  aurait son assise dans la structure corticale vouée à les traduire.

Messager.

Cette source ne serait pas issue de notre crâne personnel ; celui-ci capterait la puissance cognitive qui appartiendrait à un Grand Crâne cosmique dans lequel nous serions contenus sans que nous en soyons totalement avertis.

Dévoilement de la conscience.

Cette piste réflexive est la mise en centralité de notre structure corticale.

Le néocortex comme siège de la mise en place de l’information universelle.

Dominique Aubier a consacré sa vie à en dévoiler les secrets et à déployer la compréhension de ce Motif Unique  ou « La structure Absolue » (Raymond Abellio), dans une approche intelligible.

 Il  appartiendrait  au genre humain d’en déceler les puissances.

Motif : Tête.

Lieu capital.

Lieu du vif.

Motif unitaire et réceptionnaire de la Conscience, notre expression verbale la formulerait au travers de ses réseaux internes qui en seraient les garants systémiques.

Elaboration.

La structure feuilletée du Néocortex en assise sur deux hémisphères est composée de 6 couches visibles l’œil nu.

Ces six couches se détendraient en 2 temps.

- Le temps de l’imprégnation avec ses phases de  captation et d’enrichissement  de l’information concernerait les trois premières couches cellulaires.

- Tandis que le temps de l’exploitation et de l’expansion concernerait les  trois couches cellulaires suivantes.

Au sein des couches expressives qui concernent l’extériorisation, des strates sous-jacentes au nombre de quatre permettraient d’en enregistrer les nuances et le poids de conséquence.

Six couches s’épanouissant en dix strates seraient le moteur raffiné et la caisse de résonnance de la puissance spirituelle maintenant le cosmos dans son subtil équilibre.

A partir d’une pensée spéculative qui permet des ouvertures à des sentiers inédits, un rapprochement s’opère avec la théorie des cordes.

Le désir d’unification n’y est pas étranger. Désir d’unification qui appartient à la trame du monde et dont la théorie des cordes est elle-même en recherche.

Les concordances peuvent en être étonnantes.

La Théorie des cordes postule que les éléments fondamentaux de la nature seraient des vibrations, comme des « petits filaments », des cordes unidimensionnelles et non des particules comme la Science l’avait défini jusqu’alors.

Vibration du son primordial ?

Vibration de la parole ?

La théorie des cordes confèrerait à notre univers des propriétés étonnantes. C’est une théorie qui se voudrait unificatrice et ultime.

« La théorie ultime apporterait une base ferme et cohérente qui nous assurerait que notre univers est un lieu intelligible » Brian Greene dans « L’Univers élégant ».

Où se passe l’intelligibilité à notre échelle d‘humain ?

C’est à ce stade réflexif que la pensée spéculative « envisage », c'est-à-dire qu’elle essaie de donner visage à la notion d’intelligibilité.

Elle en appelle à une vision, elle en élabore un examen et essaie de trouver un champ de pertinence qui ouvrirait une autre perspective et une autre réflexivité sur la conscience.

En effet,  l’approche spéculative dont la définition souligne la recherche réflexive et purement théorique permet d’ouvrir à la question du rapprochement de la théorie des cordes et de la structure corticale.

Quel est l’effet de réverbération qui pourrait se jouer là ?

« Je ne parviens pas à imaginer une théorie du tout qui ignore la conscience »    Andreï Linde

05 février 2017

Langage et Réel

« Aucune autre théorie n’a capté d’aussi complexes connections cognitives universelles et premières entre la pensée de l’homme et ce qu’on appelle le réel. »                                  

                    Mioara Mugur-Schächter, physicienne quantique

Ce que nous nommons Réel serait-il pointé à « l’extrémité perdue » de nos possibilités réflexives ?

Un au-delà du pensable.

Quelle puissance inatteignable et néanmoins nommée –réel–  cela recouvre-t-il ?

Peut-on parler de réel pour définir ce qui a été, est et sera ?

Réel intangible.

Intact dans son  intégrité.

Le Réel pourrait-il être entendu comme bain cosmique ou bien comme bassin matriciel et linguistique dans lequel nous irions puiser des émergences de sens ? 

Des inspirations. 

Nous ne serions que des passeurs d’éclats du verbe réel.

Les paroles s’organiseraient alors dans ce qu’on nomme la réalité puis s’épuiseraient … comme toute parole. Ce réel serait-il  alors le  « non-distinguable » à dévoiler peu-à-peu en fonction de nos découvertes ?

Peut-on nommer ce réel …lois universelles ? …conscience ?

Une approche philosophique dissertant sur le réel  le décrit comme un concept : un « Ce qui » insaisissable à nos facultés mais qui pourtant… est inscrit dans le Tout.

Si nous supprimions tout dire sur le monde, la réalité s’éteindrait certes, mais l’idée même du Réel appartenant à la Présence demeurerait-elle ?

Le réel comme prise de conscience.

Conscience qu’une organisation mentale subtile permet d’attribuer le mot de « réel » à une notion « réellement » structurelle ? Celle de notre cerveau. Nous posons le réel comme extérieur à notre participation intelligente et pourtant, c’est notre participation intelligente qui nomme la notion de réel.

Qui nomme le réel ?

Le réel serait-il un Tout sans identité autre que cette visée d’identification que nous lui donnons ?

« Le réel est donc pluriel non homogène […] il s’agit d’une inclusion des champs les uns dans les autres »  Patrick Juignet.

Bruno Jarrosson, lui, soulève la question le l’information :

«  Pour Einstein, écrit-il, l’espace physique n’est pas le contenant du réel mais le Réel lui-même. Il appartient à la nature de nous dire quelle géométrie relève de cet espace. L’espace réel devient analytique (il contient une information)… »

De ce point de vue peut-on penser que la science s’attache vraiment à décrire le réel ?

L’espace réel de notre cerveau ne nous permettrait-il pas d’aborder cette approche holistique et systémique : Le tout comme réel à l’œuvre ?

La réalité palpable du monde dans lequel nous vivons serait-elle pure illusion ?

Tout ce qui nous entoure, tout ce que nous projetons comme réel  ne serait qu’une édification, une combinatoire de contours donnés par le langage.

Le rapprochement avec la langue des oiseaux, les anagrammes soulève la question de la place symbolique des lettres dans les mots. La permutation des lettres permet un approfondissement qui ouvre à une autre dimension de la réalité.

Accès à un autre réel.

La voie symbolique issue des archétypes ou invariants liés à la structure corticale convoierait l’imaginaire vers son expression dont nos représentations seraient l’émergence. Nous nommerions cela « réalité ».

Ainsi nous vivons le mot réel comme le lieu subtil d’une permanence : celle qui est conditionnée par la cohérence de notre structure corticale.

La notion de réel échapperait à toute forme de réduction. Pourtant c’est à travers notre langage et à une volonté de mesure que nous formulons son inatteignable conception ou conceptualisation.

Le réel flirte avec la notion du vide.

Ainsi les sujets parlants que nous sommes : les « parlêtres » comme disait Lacan, utilisent la structure corticale invariable, archétypale pour se prononcer.

L’acte d’articulation du verbe est structurellement réel.

L’acte d’énonciation appartient au champ symbolique, au champ de l’interprétation.

Aujourd’hui, la dimension quantique de la science qui correspond à une révolution de la pensée, est dans la nécessité de penser le réel en fonction des processus mentaux.  

Les concepts qui émanent de la dimension quantique ne devraient-ils pas être « unis » à d’autres conceptualisations dont les fondements sont à cueillir au sein même de nos capacités d’êtres vivants-parlants.

Notre cerveau-univers est la plaque tournante de toutes les probabilités conceptuelles à explorer. Seule, la compréhension structurelle de cette organe-univers nous manque : tout est à construire.

Concernée par le phénomène d’intrication qu’elle a évoqué c’est-à-dire mis en voix, la révolution scientifique mais aussi spirituelle qu’elle contient, l’approche quantique doit peut-être tenir compte d’autres substrats méthodologiques de relevé du réel.

D’autres chaines de conceptualisation existent dans le bassin du monde.  L’alphabet carré hébraïque serait par exemple un relevé du réel.

Cet alphabet  mentionne dans chacune de ses lettres, un moment de constitution de l’univers qui se révèle et se réverbère dans le langage. C’est notre boite crânienne qui en reçoit l’écho.

Dominique Aubier en présentation de son livre « Le principe du langage ou l’alphabet hébraïque » écrit : «  les vingt-deux lettres de l’hébreu carré sont étudiées ici dans le moule où elles se sont façonnées : au creux de la matière corticale, dans le cerveau plié au langage et soumis  à ses faits ».

 Nous appartiendrions à la partie démonstrative d’un Grand Cortex dont les commandes subtiles restent dans un au-delà du « pensable ».

Réel ?

Les lettres nous donnent accès au réel. Le langage en déploie ses pistes.

Il est nécessaire à la clairvoyance de ne pas confondre la linéarité du langage, définie comme une hiérarchisation de l’avènement linguistique en cours, et les opérations systémiques qui s’opèrent dans le secret des réseaux neuronaux.

Le réel ne serait pas contenu dans l’énonciation même mais dans le signifiant. Il opèrerait dans … « Ce qui ». Les percées linéaires de la mise en mots permettraient d’en repérer le signifié.

Séquences énoncées.

Le réel serait-il une histoire de topologie comme l’enseignait Lacan ?

Pour lui le « réel est trois ».

Pour  « ce qui » concerne la puissance systémique relationnelle, le réel est trois : structure, information, énergie.

Pour « ce qui » concerne  le vivant, le réel est aussi trois : ADN, ARNm, protéine.

Dans chacune de ces approches, le Réel pourtant nous échappe. Où est le Un de la source ?

Parler de réel et sur le réel ne serait-ce pas frôler l’acceptation d’une détermination causale ?

Pourquoi ne pas s’ouvrir à l’Idée que notre demeure serait dans un Grand Cerveau dont notre propre cortex donnerait l’image, mais aurait aussi la puissance d’en relever les étapes.

Puissions-nous admettre que les sciences exactes ne concernent qu’un demi-cerveau, l’hémisphère « qui fait » et qu’actuellement nous ne serions plus tout-à-fait (intellectuellement) administrés par « ce quoi ».

L’évolution cosmique nous offrirait la possibilité de revisiter l’assise du monde.

 Le réel s’apparente à l’Unité pressentie comme source. 

22 janvier 2017

Penser comme on se heurte

 « On pense comme on se heurte »

                                                             Paul Valéry

 

Être le nautonier des ses pensées

Relier des pôles différents

Naviguer d’un océan à un autre

Rencontrer des continents turbulents

En enregistrer les tempêtes

 

« Tempêtes  sous un crâne » Victor Hugo.

 

Si les constantes sous-jacentes de l’univers avaient été différentes, les êtres que nous sommes n’auraient pas pu évoluer pour les mesurer.

Vision scientifique

Si les archétypes ou les constantes de notre univers cortical avaient été différents, l’univers que nous analysons ne serait pas décrypté de la même manière.

 Vision anthropique

Parlerait-on de « brisure spontanée de symétrie », qui se serait produite au moins une fois dans l’Univers, si cette séparation ne s’était produite dans nos crânes donnant naissance à nos deux hémisphères réflexifs ?

Hémisphères : direct et indirect. Yin et Yang.

Peut-on parler de « résistance de la forme », dans l’univers où nous sommes inscrits ?

La matière composée de cellules massives de notre cerveau, est la structure visible, incarnée,  qui abrite elle-même des structures invisibles « rayonnantes » : les photons dotés d'un aspect corpusculaire et ondulatoire.

Les photons, porteurs de vie et de la conscience, seraient-ils les plus puissants « intercesseurs  relationnels »  avec le vide quantique ?

Univers emboités.  

Les arcs-en-ciel subtils ?

Vision de… « Ouf » ?...!!!

Que dire d’un Erwin Schrödinger qui s’exprimait ainsi lors d’une conférence ?

« La matière est une image dans notre esprit. L’esprit est donc antérieur à la matière (nonobstant l’étrange dépendance empirique de nos processus mentaux à l’égard des propriétés physiques d’une certaine portion de matière, notre cerveau). »  dans   «  Physique quantique et représentation du monde »


18 janvier 2017

Pensée d'amplitude

« Une recherche spécialisée n’a de valeur réelle que dans le contexte de la totalité intégrée du savoir »

                                       Erwin Schrödinger

Ne loge-t-on pas sous le terme de « transcendance » tout ce qui échappe encore à ce qui pourrait être une pensée systémique avertie des confinements intellectuels  que l’on s’impose ?

 Il n’y a d’objectivité que dans la « coupure »,   la parcellisation. Mesure, trajectoire, distance … sont des approches quantitatives de l’univers.  Sont-elles pour autant rationnelles ?

La matière est-elle seulement une chose ou bien est-elle l’aboutissement d’un processus « réfléchi » ?

Est-elle une information qui aurait trouvé sa plénitude au sein même de notre complexité pensante ? L’irrationalité consiste à ne pas prendre en compte le regard c'est-à-dire la pensée conscientisée de notre implication dans les phénomènes en cours de dévoilement. Réduction d’onde.

Ainsi nous pourrions sortir des tunnels explicatifs pour aborder des rives impliquées.

Implication dont la définition souligne l’action par laquelle on attribue à une personne un certain rôle dans une affaire mais aussi ce qui est contenu sans être exprimé.

Implication, du latin implicare  : plier dans, entortiller, envelopper, enlacer, s’engager.

Le nouveau rationalisme intellectuel et spirituel n’est-il pas de comprendre combien nous sommes partie prenante dans cet univers constitué comme une grande pensée à l’œuvre,  d’en d’aborder avec un réalisme renouvelé les informations qui en sont issues ?

Tout serait … fonction d’onde.

Fonction qui permettrait d’enregistrer au sein de notre structure corticale, le flux cosmique qui en est le moteur. Rapport d’échange et de réciprocité.

La conscience qui circule par les ponts photoniques réels mais invisibles nous guide. Elle « propulse » et évalue sa propre élaboration dans notre système cortical. 

Une phrase épingle à sa façon la relation troublante entre phénomènes de la physique et phénomènes psychiques :

« Il est clair que nous devons nous contenter d’analogies plus ou moins adéquates. Il se peut qu’elles impliquent non seulement une parenté importante du point de vue épistémologique, mais aussi une relation plus profonde qui est cachée dans les problèmes biologiques fondamentaux. » Niels Bohr

Il est aujourd’hui difficile de décrire des éléments de l’univers comme des objets en soi ayant leur propre mécanique de maintien, compte tenu du « Vide » informé qui le compose.

Nos réseaux cérébraux seraient à la fois les « capteurs » de l’invisible mais aussi les « arpenteurs » des réseaux subtils qui en sont le tissu même.

 La fonction de la pensée en miroir de notre cortex serait d’offrir de l’amplitude aux phénomènes vibratoires qui sont issus de cet univers constitué comme un Grand Cerveau dans lequel nous serions « emboités ».

 Phénomène de résonnance et de captation du sens.

«… cette mystérieuse frontière entre le sujet et l’objet s’est effondrée » E. Schrödinger.

L’humain est en train de s’ouvrir à des modes de pensée qui bouleversent jusqu’aux processus de sa propre pensée sur l’Univers dans lequel il est baigné.

D’après l’approche quantique, une mesure implique une « perturbation du système à laquelle elle s’applique ». Plutôt que de souligner la « turbulence » de la rencontre, il faudrait y voir la naissance d’un univers inédit.

L’actualisation de ses potentialités et de ses complexités serait réfléchie dans notre structure corticale et son pouvoir de parler.

L’univers structural et vibratoire serait un univers global et informé qui aurait trouvé son point d’impact dans notre cortex. Cortex qui en restituerait  l’image. Systémique.

Le fond sonore de l’univers serait mis en « équations » dans tous les symboles qu’une langue produit afin de véhiculer le sens que ses sonorités architecturent dans l’invisible. Connaissance.

« Une connaissance amputée du sujet est une connaissance dénaturée » Lionel Naccache. 

L’identification  acausale des échanges avec l’univers est le fruit de la considération des forces vivantes à l’œuvre d’interdépendance.

 

« Ne t’écarte pas des futurs possibles, avant d’être certain que tu n’as rien à apprendre d’eux » Richard Bach

 

08 janvier 2017

Révolution conceptuelle

« La totalité des propositions est la langue »

                                 Ludwig Wittgenstein

Langue issue d’un « réservoir » quantique où les potentialités s’éveillent et s’organisent en paroles dès qu’un réseau nerveux est susceptible de les transporter.

Vibrations.

Pourrait-on aborder ces potentialités comme accordées et liées, en miroir, à des réseaux microphysiques inscrits dans la fibre nerveuse de notre réseau cortical ?

Dimensions invisibles structurellement inscrites dans la fibre nerveuse universelle qui se démultiplie dans nos réseaux cérébraux.

Alliance.

Le Langage qui en est issu, serait empreint d’une forme de prédictibilité par une opération « renversante » qui transformerait la traversée de notre cortex par l’information vibrante universelle, en émission sonore constituant une saisie du réel.

Là…maintenant.

L’approche quantique serait-elle l’antichambre de nouvelles créativités, de nouvelles créations cognitives ?

Serait-elle à même de nous faire comprendre que tout est dévoilement ?

Nous ne serions plus seulement des découvreurs mais des associés à la découverte qui suit ses propres trajectoires dans le grand cerveau universel.

Des propriétés cognitives subtiles préexisteraient. Nous en serions les voies d’émergence.

Nous serions, par notre constitution d’êtres parlants, le contenant d’une situation cognitive dans laquelle nous serions contenus.

Notre capacité serait celle de comprendre quelle est la puissance de notre témoignage.

Nous serions bâtis intimement pour être des porte-paroles de dispositions dites quantiques.

Nous serions même assignés à cette fonction de discernement et de conscience.

Si l’humain peut construire des édifices conceptuels, c’est qu’un moteur d’échange existe déjà entre l’universel et notre capacité à en enregistrer les puissances que nous jugeons sur le moment… inconnaissables.

« […] et cette vision suffit-elle pour que tout ce qui n’est pas, commence à dériver dans l’être ? »

                                                                     Roberto Juarroz

04 janvier 2017

Citation

« Ceux qui pensent que la substance étendue est faite de parties, autrement dit de corps réellement distincts les uns des autres, ne disent donc proprement que des sornettes, pour ne pas dire qu’ils délirent. »

                                    Baruch Spinoza (1632 -1677)

 

Notre participation rayonne. Elle n’est pas cantonnée à un univers observable, mesurable.

Sortir des registres.

Ouvrir vers des lointains possibles.

Délier sans peur du délire.

La Connaissance est « délivrante ».

Accepter de ne pas savoir le tout des choses mais penser… systémique…c'est-à-dire selon le Tout.

 

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13 décembre 2016

Que mesure-t-on quand on dit mesurer ?

Richard Feynman éminent physicien, théoricien en physique quantique n’était-il pas accueilli enfant, dit-on, de la part de sa mère, par ces mots : «  As-tu posé les bonnes questions ? »

La mesure ?

La mesure est l’estimation d’une grandeur. Ce qui est mesuré serait préexistant à l’acte de mesure.

Ce qui est mesuré c’est le Réel. Réel jaloux de ses lois et mesures.

Le mot réel : Res, rei, en latin : chose, fait, réalité…mais aussi cause et raison.

La mesure ayant exigée compétence et ingéniosité, le résultat en serait-il une évidence universelle ?

Aujourd’hui pouvons-nous nous servir encore de ce concept -- mesure -- comme support « entendu » ?

Entendu comme étant définitivement … résolu ?

La mesure est-elle une évidence et ce faisant une certitude ?

Ne serait-elle pas en soi une étape informative plutôt qu’une connaissance admise une fois pour toute ?

La mesure ne peut-elle être qu’objectivée ?

Nous sommes pourtant inscrits dans un mouvement de conception discontinue.

La mesure ?

Le temps ?

La temporalité est constellée de toutes les informations qui nous parviennent.

Continent à explorer.

Exploration de ces facettes qui ouvrent toutes les questions.

Même celle du hasard sur laquelle nous plaquons une interprétation de la mesure du temps.

« L’aspect aléatoire qui surgit lorsque je change de contexte expérimental est dû au postulat de quantification » Alexia Auffèves

Serions-nous en train de nous inscrire dans un autre temps, une autre mesure de l’identité des choses et des mouvements du monde physique vu comme continu ?

Comment passer de la vision analytique d’un système, qui ne dépendrait que de lui-même, visionné comme réel en soi, à une vision plus intériorisée où s’effectuerait la prise en compte du système contextuel qu’est notre Cortex à l’œuvre ?

Si la crête de la pensée, suivant laquelle notre cortex serait construit en miroir d’un Ultra-Cerveau, et que cette ligne de crête de la pensée soit maintenue dans sa trajectoire, apparaitraient alors les traits de la constitution de notre système réflexif en miroir de celle du système universel.

Cela correspondrait-il à la notion de chiralité ?

 Chiralité : χείρ, χείρός en grec signifie : main.

Nos mains mises en miroir l’une de l’autre dans une symétrie opposée et  en « dialogue » efficace ne sont pas superposables. C’est-à-dire que la forme ne peut pas être « superposée d’aucune façon à son image dans le miroir ».

Le cortex a son propre logiciel et ses propres modalités pour traiter l’information qui s’y implante.

Les modalités de la  « pensée-verbe » qui en sont issues n’ouvrent-t-elles pas, par leurs vibrations, des espaces à revisiter ?

Le cerveau n’est pas une simple caisse enregistreuse et mémorielle.

Le cerveau est un système, avec son logiciel intégré, dont les signes sonores émis ou les signes écrits, symboles, seraient des relevés pointés, aiguisés, d’équations naturelles et spontanées déposées dans la tissure même du cortex.

 Ainsi nos lectures en miroir de l’Univers doivent elles tenir compte de cet effet afin que nous puissions repenser tous les liens et toutes les projections savantes qui sont les nôtres.

Ces espaces ouverts à la déconstruction de la notion d’objectivité, donc de mesure, nous permettent de pénétrer une nouvelle notion de réalité systémique.

« Si nous regardions à un niveau plus profond les champs quantiques, voire l’espace-temps lui-même, révèleraient-ils eux aussi une structure sous-jacente discrète ? » David Tang professeur de physique théorique.

Disposition discrète et discontinue comme l’influx nerveux au sein d’une structure ordonnancée et continue : notre structure corticale systémique animée par les influx informatifs.

08 décembre 2016

D'où ça répercute ?

Répercuter (définition WEB) : renvoyer un son, entraîner un effet.

«  L’Homme n’est plus une partie séparée de l’Univers,  je dirais même qu’il est lié – on ne sait pas encore comment   à l’univers. »

                                          Henry P. Stapp

Le lieu de l’inversion, entre le monde quantique et le monde saisissable comme événement imprégné dans notre esprit, aurait pour lisière et limite l’univers de notre cortex.

L’intervention conscientisée de l’observateur-acteur est nécessaire au saisissement de cette question ontologique.

Toute lecture, pour l’homme questionnant, suppose un tropisme : la recherche de sens ; mais cette recherche suppose une élaboration de la pensée.

Un philosophe dirait « penser selon le Tout ».

Une Information vibrationnelle d’un Ultra-cerveau aurait communiqué ses subtilités à notre faculté de penser par les moyens réels des lois organiques cérébrales qu’il aurait lui-même engendrées.

Cet Ultra-cerveau où temps et espace seraient de même entité aurait pensé le monde, le pensant, Lui, dans son active invisibilité.

Cela aurait initié la structure de notre Cortex,  donnant ainsi naissance à la faculté de lire le temps et l’espace par le saisissement de l’information qui nous aurait ciblés.

Nos questionnements se situeraient à la lisière des Univers quantiques et de l’Univers macroscopique dans lequel nous sommes inscrits.

Notre cortex serait l’interface entre les turbulences quantiques et une forme d’organisation minutieusement accordée dans son inscription cellulaire.

Le néocortex dans sa fonction de PILOTE de « l’inscription corporelle de l’esprit » est l’accordeur des lois systémiques.

« Inscription corporelle de l’esprit » écrit par Francisco Varela,  Evan Thompson, Eleanor Rosch permet de penser autrement la notion d’esprit.

Esprit non pas comme principe de vie incorporelle de l’être humain, mais comme matrice d’une Information-conscience indépendante de la soi-disant substantialité des « particules ».

Cortex, creuset subtil de l’élaboration de tous les « outils » créés par l’Homme dont les concepts sont des opérateurs. La force interrogative est le seuil d’allumage qui mobilise nos capacités de conceptualisation. Cette opération conceptuelle se déploie suivant une trajectoire ordonnancée : celle des couches corticales qui représentent chacune un niveau de métabolisation. Trajectoire vers la réalisation, qui s’opère dans un mouvement de va-et-vient entre les deux hémisphères. Chacun amenant dans son « en-face » un surcroît d’information.

Conscience accrue.

 « Quand l’importance des processus quantiques pour le fonctionnement du cerveau sera reconnue et quand la physiologie du cerveau sera étudiée de ce point de vue on arrivera certainement à découvrir l’importance de la réduction du paquet d’ondes »  Henry P. Stapp.

Serait-ce comprendre que l’action de penser la pensée serait une réduction d’ondes ?

Tous les signes élaborés et créés par l’Homme qu’ils soient symboliques, lettres, chiffres, graphèmes, etc.…  seraient le signalement de cette vibration quantique, source de Tout l’existant concentrés dans un concept … et  seraient aussi  les relevés subtils d’un sondage de l’intériorité du fonctionnement « discret » de notre Tête qui en a tamisé les puissances.

Evénement relationnel.

«  …la notion d’objet que l’on croyait une notion stable est une notion vulnérable. Que l’idée de l’événement substitué à celle de l’objet pourrait être plus vraisemblable que la pérennité de l’objet »

Niels Bohr