Interprétation Quantique

20 juin 2017

Pensée-papillon

« Substituer au visible compliqué de l’invisible simple »

                             Jean Baptiste Perrin - physicien

L’approche quantique permet de comprendre qu’une infiniment petite action faible suffit à maintenir la cohérence de l’univers.

Infinie petite vibration du vide…

Peut-on penser qu’un alphabet subtil universel serait à l’œuvre comme le pressentent les scientifiques gnostiques de Princeton ?

La vibration primordiale se serait organisée en élaboration de sons et de lettres.

Les lettres, équations subtiles porteuses de sens, en seraient les interactions informées.

Les mots en eux-mêmes seraient volonté de discernement, coupure d’avec la matrice, mais ils seraient tout autant désir de reliance. Retour à la source.

Les lettres donnent naissance au corps.

C’est ainsi qu’une langue vraiment vivante véhicule une énergie spirituelle.

« L’être se devient » dit Stephen Jourdain, la lettre se devient....


03 juin 2017

Regard intégratif

« Nous qui ne sommes

Que trace des signes

Faut-il vraiment

Que pour t’atteindre

Nous passions par tant de détours »

                            François Cheng

 

Le cœur du poète frôle le cœur de ce qui est à atteindre.

Est-ce le principe primordial du Verbe ?... « Il pense dans l’univers »

« Il pense dans l’univers » 

Audace de la pensée que des scientifiques réunis au sein de la « Gnose de Princeton » ont osé pressentir. Il y aurait une « langue maternelle universelle » non constituée mais constituable par les « parlants ».

Le cœur du « chercheur » essaie de pénétrer l’instantané provisoire d’un phénomène.

Il ne se dérobe pas à la découverte des significations qu’il sait déjà déposées dans l’univers mental du monde.

Il ne les invente pas, il les « re-découvre » dans la langue contemporaine qui est la sienne.

C’est ainsi que Dominique Aubier a dégagé les codes issus du Cerveau qui irriguent toutes les formes de vie de l’univers ... en fondent et ainsi en établissent la cohérence.

Il suffit de s’habituer à suivre du regard et de la pensée … des lignes inattendues.

Faire que son regard s’appointe.

Et vise de nouvelles perspectives.

Se donner des perspectives c'est non seulement Voir à travers et au-delà : «perspicere » en latin mais aussi y mettre « perspicacitas » de la  perspicacité, et un esprit de pénétration.

C’est augmenter son regard.

C’est s’ouvrir à d’autres sciences de la vision.

C’est ainsi que l’ombre portée sur un plan inférieur, d’un cône, d’un cylindre ou d’une sphère se projette sous une même figure : celle d’un disque sombre.

Qu’en est-il du regard qui saisit l’image ?

Qu’en est-il de sa lecture ?

Que pouvons-nous, dans ces cas-là, attribuer comme sens à cette ombre projetée en forme de disque sombre ?

L’ignorance des figures qui surplombent le plan de lecture de l’ombre portée ne laisse pas présager qu’il puisse être question de trois figures différentes : cône, cylindre ou sphère.

Il y a un changement de plan à effectuer pour arriver ainsi à obtenir une vision claire de la source ontologique et être ainsi dans le discernement de son langage.

Et au-delà de ce constat ?

« Quand on voit un ballon, par exemple, on ne conçoit pas d’emblée qu’il s’agit d’un objet tridimensionnel. Le cerveau lui, interprète à la vitesse de l’éclair toute une série de détails […] et en tire les conclusions sur la forme. Nous n’avons pas conscience de ce processus, mais cette analyse par fragments nous est nécessaire pour une chose aussi simple que de distinguer un ballon d’un cercle. » 

                                                                             Millénium 4  - David Lagercrantz

 

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31 mai 2017

Remonter vers l'univers initial

«  La science qui est connaissance à l’envers, sollicite une remise à l’endroit du langage déchiffré qu’elle découvre. Cette remise à l’endroit est un acte de participation »

                                   Aimé Michel

Que nous propose le monde de la recherche ?

 Sommes-nous encore dans la vision naïve d’une percée purement explicative des phénomènes ?

Pouvons-nous accepter une remise en question du temps et de l’espace dans leurs dimensions classiques telles que la science les a fixées dans la mémoire du monde occidental ?

Pouvons-nous nous ouvrir à d’autres lectures déjà déposées et stratifiées dans la pensée des hommes,  toutes issues d’une volonté ancestrale de donner du sens ?

Lecture « impliquée » que celle de certaines formes de civilisation, lecture « expliquée » que celle du monde occidental en appétit de science ?

Pourrions-nous envisager les approches successives de l’univers comme une lecture « étagée » soumise aux processus de dépôt de l’information non seulement dans les strates du cortex humain, mais aussi du cortex que représente la Terre avec ses étapes de formation ainsi que le Grand Cortex qu’est l’univers englobant avec ses phases de « respiration » ?

C’est en cela que joue l’esprit systémique.

Dans les temps anciens, les mystères étaient gardés par les exigences de l’ésotérisme ; aujourd’hui ils sont protégés par la structure rationaliste de la conscience occidentale.

L’élément originel ne peut être dit mais, cependant, il est approché, pensé, mis en équation. Les approches scientifiques veulent en dévoiler les secrets.

Tout travail de percée de la science rejoint la volonté d’élucidation des phénomènes premiers.

Tout est énigme pour la science. Elle ne peut pourtant pas se confronter à la question du mystère et du Verbe.

La Science est-elle consciente d’elle-même et de sa propre localisation dans le crâne-monde ?

Les pensées dans le « crâne-monde » suivent les mêmes étapes et dévoilements que les pensées individuelles.

Elles suivent des procédures invisibles et se prononcent  peu à peu. Comme une pensée s’élabore et peut être ainsi émise dans sa résonnance.

L’implantation de l’information ainsi que les échanges permanents d’un hémisphère à l’autre qui en construisent la symbolique ne sont pas perçus. Ainsi une forme de cohérence nous échappe. Elle est cependant le ciment invisible de notre assise de la conscience.

C’est ainsi que peu à peu, une mise en forme se déploie lors de processus qui ne peuvent être perçus que dans une émergence qui en fixe les contours. Le moment du saisissement de l’idée est fixé et l’énonciation a lieu… à condition que nous n’en perdions pas le fil…

La conscience « in-volue » c'est-à-dire s’incarne et évolue en  suivant des architectures précises. Archétypales.

Pour certains fondateurs de l’approche quantique, aucune preuve ne permet de penser qu’il y ait autre chose que la conscience ou l’esprit à l’origine de toute lecture, de toute explication, de toute démonstration.

Pour d’autres, les positionnements mentaux définissent l’événement observé.

Tous flirtent avec la notion d’archétype.

Dans le fond réflexif du monde, la recherche est à l’unification.

La visée suprême de la physique contemporaine est de trouver la puissance de cette unification.

Une nouvelle vision englobante devrait en émerger.

Cette vision appartient au Crâne-Terre.

« …je ne crois pas à un effet causal direct d’une découverte ou d’une théorie scientifique mais à une sorte de prolifération souterraine, souvent inconsciente, des comportements qui sont impliqués, dans cette nouvelle connaissance »

René Berger

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03 mai 2017

Changement de plan de connaissance ?

« Rien ne saurait démontrer de façon plus évidente que le récit de l’origine du monde correspond à l’origine de la conscience du monde, qu’en réalité l’un ne va pas sans l’autre. »

                                                                       Marie Louise Von Franz

Comment repérer l’arc-en-ciel de la connaissance qui, pour un de ses piliers, s’appuierait sur  des fondements issus des mémoires symboliques et traditionnelles et dont l’autre pilier reposerait sur les puissances objectives dont le destin est de fournir des « éclaircissements » aux phénomènes.

Le pont jeté entre ces deux lectures de l’univers donnerait accès à la connaissance.

La Science cherche par la voie de la physique fondamentale la théorie de l’unification qui engloberait le tout. Dans la connaissance universelle, peut-on augurer des réponses éveillées si la conscience du territoire structuré qui en accueille le désir n’est pas déployée : notre structure corticale n’est-elle pas au centre ?

Notre tête parleuse,  cette puissance, serait à l’œuvre de recueil de décryptage et de transmission consciente.

Avec ses six couches actives et ses dix strates subtiles notre cortex réfléchirait et serait bâti en reflet du fonctionnement universel. Il rendrait une image fidèle des profondeurs « impliées »  en les dépliant lors de la traversée des différentes étapes corticales qu’emprunte  l’information qui court vers son éclosion.

Connaissance : mot si simple et si insaisissable à la fois.

Connaissance entendue comme ce qui fit naissance, est certes un effet de langage, mais plus amplement une invitation à voir un avènement dans ce qui fait dévoilement.

 La connaissance pourrait-elle s’apparenter à un lire autrement le monde ? Donc à le dire autrement…

 Connaissance vient du verbe Noscere qui en latin souligne le fait d’être informé.

Aujourd’hui… nous sommes informés que, dans le monde de la Physique, la notion de particule élémentaire serait en train de vivre une révolution.

Autre théorie en déploiement.

Les entités élémentaires ne seraient plus des particules. Ce diminutif « particula » issu de pars, partis a forgé le regard des Hommes mais aujourd’hui ces parties si « infiniment »… infimes ne seraient donc plus le tissu du fond de l’univers.

Pour une partie de la science physique l’univers ne serait plus constitué de corpuscules mais aurait son avènement dans un fond vibratoire et sonore.

Est-ce une invitation dans le destin des Hommes à revisiter le fondement de l’univers tel qu’ils l’étayaient jusqu’alors ?

Une nouvelle représentation du monde émergerait-elle ?

L’incommensurabilité et le manque de convergence dont souffre la diffusion fondamentale de l’interrogation scientifique ne serait-elle pas liée à l’ignorance du bassin (notre cerveau) au sein duquel se traitent toutes les informations ?

Autant celles déposées dans la mémoire du monde, que celles en train de se déployer dans le présent du monde.

L’objectivité de la puissance théorique est-elle encore nécessaire comme étape formatrice ?

Werner Heisenberg témoigne d’une discussion avec Albert Einstein où celui-ci lui disait « Seule la théorie décide de ce que l’on peut observer ».

Où et à quelle époque une théorie dans son sens profond de considération (théôrô en grec moderne : considérer) se déploie dans le champ du monde ?

Est-ce un hasard ?

D’après la Gnose de Princeton, il n’y aurait qu’un sujet cosmique dont les humains réfléchiraient le principe.

« L’univers est dans son ensemble et dans son unité conscient de lui-même » développent  les gnostiques de Princeton. Ces savants, physiciens, astrophysiciens mettent en opposition dynamique ce que l’on nomme esprit et la matière.

Ils soulignent l’inversion qui se produirait entre le principe source et son précipité phénoménal.

La présence de ce principe ferait le « je » signifiant ce principe.

« Ça pense dans l’univers… puisque je pense ».

La musique n’existerait pas sans l’instrument qui la fait résonner.

Ainsi entre le Nouménal, réalité originelle et le phénoménal une bascule se produit.

Ce retournement, ce renversement ne se produit-il pas déjà dans notre système cortical lors du phénomène de décussation des fibres nerveuses où les grandes fonctions cérébrales croisent en X la ligne médiane entre cortex et moelle épinière ?

La décussation se situe à la jonction de la tête et du corps. Elle est le lieu de transbordement de l’information originelle à sa traduction qui implique une transposition et un changement de code.

« L’inversion existe entre le cortex et le corps. Le cortex se présente comme l’entité tournée vers le dedans là où l’organisme devient la puissance révélatrice tournée vers le dehors » « De l’intériorité de l’informant surgit l’extériorité de la protéine » Dominique Aubier.

C’est ainsi que se présente la bascule puissante du Dedans vers le Dehors.

Passage pour les scientifiques gnostiques de Princeton de l’Endroit à l’Envers.

Du dedans informé au dehors exprimé.

Passage de l’intelligibilité pure au phénomène.

Ainsi je ne perçois pas les fulgurances de mon cerveau qui traite des informations qui le frôlent et s’y implantent. Pas plus que je ne suis le produit des descriptions qui en sont faites.

Traversés et producteurs d’interprétations nous pouvons affirmer que « je est un autre ».

 « La subjectivité est précisément le nœud et le dénouement -le nœud ou le dénouement- de l’essence et de l’autre de l’essence » Emmanuel Lévinas.

« Être autrement qu’être » dit-il.

Ainsi tout domaine abordé par la pensée demande une vraie percée du sens déjà déposé dans le monde culturel des différentes époques et civilisations.

Sommes-nous seulement des chercheurs d’inédit ou bien sondons-nous, malgré nous, des champs mémoriels déposés dans le grand cerveau cosmique ?

Sommes-nous en train de produire l’élément protéinique dont le monde à besoin pour conforter son assise ?

Sommes-nous peu à peu guidés depuis l’ADN primal vers le dévoilement des grands archétypes qui structurent l’univers ?

L’univers qui loin d’être seulement une expression matérielle d’ordonnancement de forces serait aussi le creuset d’une puissance mentale à l’œuvre ? La gnose de Princeton dit qu'un alphabet universel en serait la trame.

La mémoire d’un principe à l’endroit de la source, essentiel, intelligible en un mot nouménal, serait à considérer c'est-à-dire à théoriser selon le sens étymologique de théôrô : considérer.

Chaque disposition de l’esprit, chaque conquête scientifique, chaque champ poétique serait une variation expressive d’une information filtrée par les dispositions et organisations corticales de chacun.

Ainsi chaque peuple, chaque langue occupe d’après Dominique Aubier une place spécifique dans le cortex que représente aussi la Terre visée par l’énergie cosmique, comme un neurone à l’œuvre.

C’est ainsi que des invariants sont repérables dans toutes les civilisations.

Motif unique oblige !

Ces invariants symboliques peuvent paraître ésotériques tant on ne peut en épuiser le sens mais ils sont surtout l’émergence d’un grand bassin de connaissance qui se partage au sein de la diversité des hommes.

Ainsi les nombres 6, 10, 26 en émergence dans la théorie des cordes sont-ils connotés d’une puissance « algébrique » et « métaphysique » qui résonne dans la mémoire des mondes.

Ne pourraient-ils pas être rapprochés du dévoilement et de la transmission qui éclairent la prévalence de la structure de notre cerveau pensant l’Essence ?

Pourrions-nous voir là les grands traits qui illustrent la théorie des cordes ?

« La science déchiffre la pensée primordiale dont l’univers est le langage » la Gnose de Princeton

04 avril 2017

Intensification de la relation

« Il est des âmes qui travaillent toutes les images dans une dynamique de l’intensification »

                                         Gaston Bachelard

Intensification de la relation.

Intensification de la prolongation de ses pensées vers des horizons qui ne sont plus des mirages mais des virages opérés dans des espaces inédits de la pensée.

Intensification des ouvertures qui s’y produisent et de l’apprentissage  joyeux  qui s’y forge.

Intensification du regard sur ce « je regarde ce qui me regarde » Bernard d’Espagnat.

C’est ainsi que j’en reviens toujours au territoire de transit de toutes les mesures, de tous les carrefours, de toutes les perceptions qu’est notre cerveau.

Cerveau creuset de la force holistique.

Non le cerveau mental mais le cerveau Univers englobant tous les Univers.

Aucun intérêt n’est étranger à notre encéphale-monde : ἐν et κεφαλή « dans la tête ».

« Je le sais d’un savoir que je ne peux pas démontrer, mais que l’on ne peut pas non plus m’enlever » Christian Bobin.

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03 avril 2017

Regards croisés

« Je regarde ce qui me regarde »

                                Bernard d’Espagnat

L’univers et notre cerveau se renvoient en miroir leur puissance d’esprit avec les amplifications que notre cerveau est capable d’offrir comme résonance.

« Décidément la racine dernière est mentale. Une prédisposition mentale inséparable de la conscience »  Arthur Eddington (astrophysicien)

 

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27 mars 2017

L'intérêt est le passage

«  La tâche d’une réflexion radicale, c’est-à-dire de celle qui veut se comprendre elle-même, consiste d’une manière paradoxale, à retrouver l’expérience irréfléchie du monde, pour replacer en elle l’attitude de vérification et les opérations réflexives, et pour faire apparaître la réflexion comme une des possibilités de mon être. »

                                         Maurice Merleau-Ponty

Si  remettre l’humain au centre est devenu une volonté qui perce dans la trame d’une attitude écologique n’en serait-il pas de même dans le domaine des savoirs fondamentaux ?

« D’où ça mesure… d’où ça calcule » est le  primat d’un questionnement conscient donc humain.

Notre être est l’interrogateur qui se penche sur ses propres interrogations universelles.

Apprendre à questionner la notion de validité des arguments autrement qu’en portant l’intérêt sur leur seule validation est un moteur stimulant de créativité.

Faire un pas de côté.

Puis s’appuyer sur l’approche systémique pour élaborer une analyse de la dimension, forcément sociale, de la connaissance. Ainsi l’apport, le transport et la transmission peuvent y trouver une circulation enrichie dans sa construction subtile.

D’après Mara Beller, historienne des sciences, «  La notion de pensée scientifique présuppose l’existence d’un interlocuteur auquel la pensée est adressée ou par les énoncés duquel la pensée à été déclenchée ».

L’ « en-face » comme enrichissement. Auditeur ou émetteur.

Va-et-vient de l’un à l’autre comme une circulation qui s’établit entre les deux hémisphères cérébraux.

Des ouvertures sont opérées, presque malgré nous, à d’autres systèmes de génie c’est-à-dire à d’autres talents particuliers et nous révèlent des pans inédits de compréhension préparés dans la secrète alchimie de nos réseaux intelligents.

Séquences définies.

D’après Mara Beller, Niels Bohr usait d’analogies afin d’ouvrir et de fluidifier les consciences aux concepts nouveaux qui se faisaient jour dans la trame du monde scientifique et social. Il comparait, par exemple « le quantum d’action et le concept de vie, la nature ondulatoire de la matière et le flux de la pensée, l’unité de la personnalité et l’individualité des particules matérielles ».

Ainsi, si le principe onde-particule trouve sa résonnance dans le psychisme pourquoi ne pas s’interroger sur cette puissance au sein d’un crâne dont l’un des hémisphères est réceptionnaire des ondes tandis que l’autre hémisphère traduit l’information en passage à l’acte ?

Pourquoi ne pas soulever la question du (d’un) Vide quantique régi par de subtiles vibrations ou cordes qui  trouveraient leur mise-en-œuvre dans la matière universelle dont les particules naitraient de modalités vibratoires ?

Faire le lien entre les essors intuitifs et les fonctions analytiques augmente la sensibilité à  d’autres notions que celles retenues par la rationalité.

Les connaissances traditionnelles sont aussi d’autres formes méthodiques.

Elles forgent d’autres échanges et déploient d’autres pistes réflexives sensibles qui permettent d’échapper aux circuits fermés de nos automatismes de la pensée.

Ainsi Mara Beller souligne qu’il y a deux temps dans l’histoire d’une découverte :

     le temps « monologique » qui est celui de l’émergence individuelle de la découverte puis le temps « dialogique » qui est l’émergence de la mise en relation, et représente la pluralité des voix et des pensées qui s’y agrègent.

Cette assertion suscite une considération : celle d’un lien à établir avec les deux instances étagées, présentes dans chacun de nos hémisphères cérébraux.

Ces instances constituent le bassin structurel où se développent  les étapes de l’information qui s’y implante et s’y déploie dans la verticalité des six couches corticales.

Elles réceptionnent et forgent la mise en forme de l’idée implantée.

Dans le sénaire qui est l’ensemble des procédures, les trois premières étapes représentent  la partie inspirée.

Dans la première instance, l’implantation d’une information vient toujours de l’extérieur et s’y opère avec son autonomie originelle. Elle est encore symbolique et floue quant aux conséquences. Le nourrisson, l’enfant s’éveillant à lui-même puis l’adolescent traduisent les fonctions qui sont les forces à l’œuvre dans cette enceinte.

Christian Bobin, poète, en a ces mots suffocants « l’écriture vient toujours du dehors, jamais du dedans. C’est le dehors qui me rentre dedans comme un train fou ».

Dans la deuxième instance se développent l’expressivité et l’amplification. C’est souvent dans cette bascule d’un ternaire à l’autre que s’effectue le besoin d’analyse. Par les informations mémorisées, le poids de la conséquence des choses augmente. L’éloignement et l’oubli de la source originelle en sont parfois le prix à payer car se développe, dans la fin des processus de la  deuxième instance, un matérialisme qui cache les liens subtils qui pourrait être un raccord avec les principes de Vie.

Ces deux ternaires distincts (avec leurs six couches visibles à l’œil nu) sont à l’œuvre dans chacun des hémisphères cérébraux.

Entre l’hémisphère « qui sait » et l’hémisphère « qui fait », les six couches échangent des liens. Un passage de conséquence les relie : le corps calleux composé de fibres nerveuses.

Cette jonction centrale du cerveau, permet la mise en relation de tous les lobes (frontal, temporal, pariétal, occipital).

 Certes nos circuits neuronaux suivent des procédures constitutives, mais la mémoire qu’ils ont imprimée engendre des biais cognitifs qui les contraignent à une même forme d’enregistrement des informations.

Ces automatismes utilisent les mêmes circuits et n’alimentent qu’un ressassement qui ferme la porte à toute créativité nouvelle de la pensée. C’est ainsi que la rationalité n’a comme soutien intérieur que le phénomène de la démonstration. Sortie de son besoin de pondération elle en oublie les conséquences : celles d’utiliser les mêmes circuits de la pensée donc d’un seul hémisphère.

Traitées d’ésotériques certaines notions ne le sont pas plus que les équations visualisées quand leurs symboles et leurs signes nous échappent.

Sait-on encore que les premières équations retrouvées en Mésopotamie datant d’il y a quatre mille ans étaient consignées en langage courant ?  Peu-à-peu abréviations et symboles ont vu le jour afin de traduire et de contenir un champ de connaissance dans une forme abrégée et concentrée.

De devinette « rebus »  à l’équation « divinité » un changement d’assise hémisphérique !

Aujourd’hui la pensée systémique permet d’opérer une ouverture entre différents niveaux de la perception de notre place dans l’Univers.

Elle nous permet de faire des va-et-vient entre la pensée atomiste et la pensée holistique (hémisphère « qui fait » et hémisphère « qui sait »).

Nous pouvons sans doute y voir un franchissement spirituel.

Dans l’Univers tout serait en lien.

C’est ainsi que l’approche quantique établit une ouverture de la pensée qui change complètement la perception des dispositions qui sont à la base de la vie universelle.

 Nous ne serions pas l’agrégation de « petits fragments » ou atomes au sein d’un Univers constitué de pure matière sur lequel flotterait l’esprit.

Il faudrait aujourd’hui considérer des modes vibratoires, oscillatoires comme issus du vide quantique qui donneraient naissance à toutes les dispositions qui maintiennent la vie cosmique.

Regarder autrement, au-dessus des épaules afin de sortir de la réification des Sciences.

Croyons-nous avoir exploré toutes les potentialités de nos possibilités de penser ?

Toute complexion c'est-à-dire tout ce qui concourt à l’union d’éléments, participe de ce temps civilisateur qui est à la volonté d’union des contraires.

L’Humain point pivot entre l’infiniment grand et l’infiniment petit mais aussi lieu matriciel de tous les traitements de l’information ainsi que de toutes les mémoires.

Centralité du cerveau.

Un petit film d’animation, « Les puissances de 10 » nous en montre le vertigineux voyage.

A partir d’une prise de vue qui cadre à 1 mètre de distance la scène d’un pique-nique sur les bords d’un lac de Chicago, l’hypothétique caméra franchit les distances par des multiplications de 10 jusqu’à atteindre 10 24 puis fait retour sur terre. A partir de l’initiale prise de vue sur la main du pique-niqueur, la caméra invisible entame son voyage vers l’infiniment petit 10-16.

Nous naviguons par la pensée d’un confins à l’autre.

A chaque niveau il y a interaction et mémoire des processus subtils qui s’y produisent. Des mémoires s’y accumulent et s’y accomplissent grâce à l’interaction du  « dedans-dehors » ou du « qui sait-qui fait ». Dans ces mouvements un échange dynamique (boucle de rétroaction) est à l’œuvre. Cette respiration en garde une tension vibratoire.

« Si nous ne changeons pas notre façon de penser, nous ne serons pas capables de résoudre les problèmes que nous créons avec nos modes actuels de pensée » Albert Einstein.

En recourant à l’approche systémique comme outil de compréhension des interactions qui maintiennent une dynamique vivante, il est possible d’ouvrir des champs réflexifs.

Ces champs que crée la pensée systémique permettent d’englober une complexité grandissante dans notre approche de la nature. Elle nous offre ainsi la possibilité de conjuguer des espaces et des temps qui n’auraient pu trouver leur passerelle.

Une condition de la pensée comme l’approche systémique nous préparerait à des ouvertures spirituelles. Cet outil systémique aurait ses racines dans la substance et les réseaux subtils de notre cerveau. C’est ainsi que nous pourrions y voir les liens entretenus entre notre organe de la pensée et l’ « Ultra-cerveau-nous-pensant » dont nous serions la projection et la terminaison.

Dès la première information lancée dans l’univers « au commencement était le verbe » un écho s’est produit. Un échange d’information a été allumé et il n’a cessé de s’enrichir des nouveaux échanges engendrés. Notre « cerveau-univers » en garantit l’image.

Distribuées dans la mémoire universelle les mémoires dynamiques investissent les réseaux nerveux de notre système cortical et suivent un ordonnancement récupéré par le système habilité à les traiter : notre système nerveux.

Chaque information filtrée par un système particulier fait pourtant partie de la totalité des informations universelles ou mémoires akashiques.

Chaque système est vivant, en échange et en vibration.

Cette énergie informée est augmentée à chaque échange avec le pôle qui lui répond et lui renvoie une information enrichie.

Accroissement de la Mémoire cosmique.

 Cette information énergétisée se délivre en suivant des cycles en ellipse spiralée.

Ces étapes en révolution elliptique drainent une évolution imprégnées qu’elles sont des souvenirs de leurs acquisitions subtiles.

Ces spirales sont des systèmes à rétroaction en mouvement qui permettent le surplomb et la prise de conscience des mémorisations systémiques.

Notre cerveau y jouerait un rôle majeur. Interface entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, il pourrait être le lieu de traduction et de renversement des puissances quantiques holographiques et le monde macroscopique.

Par la fonction traductrice de notre cerveau l’humain quitterait la superposition d’état par interaction avec son environnement. Précisant ainsi ses limites réflexives et spirituelles.

« En vérité, je doute qu’il y ait pour l’être pensant de minute plus décisive que celle où , les écailles tombant de ses yeux, il découvre qu’il n’est pas un élément perdu dans les solitudes cosmiques mais que c’est une volonté de vivre universelle qui converge et s’hominise en lui » Teilhard de Chardin.

12 mars 2017

Infini et contenant

« On retrouve à chaque niveau les deux polarités entre l’infini et le contenant »

                                            Nassim Haramein

La vision d’une mécanique céleste mesurable par une analyse purement extérieure ne peut plus combler les puissantes interrogations qui concernent  la teneur « psychique » de l’univers :

     celle de la conscience

     celle de la globalité

     celle du lien.

L’espace et le temps frottés l’un à l’autre seraient unifiés en une dimension vitale où l’esprit comme principe de vie serait aussi le ciment du fonctionnement et du sens.

Notre univers vivant lui-même des phases de croissance se souvient des étapes configuratrices et informées qui ont été et sont les siennes dans son évolution.

Il les véhicule dans sa mémoire et les relie les unes aux autres comme le fonctionnement de notre cerveau en établirait le modèle.

Quel est cet «  influx »cosmique, pourrait-on dire nerveux, qui guiderait la coordination du fonctionnement des soutènements de l’univers.

L’information qui est déposée, mémorisée au sein de l’univers, permettrait d’effectuer des liens, des interconnections avec son origine même et les différentes parties qui en rayonnent, car  le plan de développement que poursuit l’univers s’apparente à une pensée vivante à l’œuvre de déploiement. Il y faut de la mémoire et des réseaux…

Un  souffle cohérent maintiendrait l’existence de notre univers baigné lui-même dans une mer informationnelle que serait le vide quantique : respiration à deux temps : l'inspiré et l'expiré.

Le souffle cohérent de l’humain n’est-il pas dans sa participation réelle au sein de cet organisme vivant qu’est l’incommensurable univers ? Il en est son porte-parole doté d’un crâne dont la puissance est elle-même incommensurable.

« Dès que l’essor biologique se termine et que commence l’ère historique, l’évolution file droit au but : rendre humainement intelligible le mode d’emploi de la conscience et du réel » écrit Dominique Aubier.

Ce lieu source, ce champ de conscience, appelé aussi champ akashique par Ervin Laszlo, concept issu de la tradition hindoue, serait le réservoir subtil de toutes les naissances universelles ainsi que de toutes les mémoires informées. Max Planck a parlé de ce champ invisible et l’a appelé la matrice.

Le vide quantique ou primordial, dans ses probabilités existentielles, aurait inspiré l’appareil structurel : notre cerveau. Au sein de cet univers cortical des cycles auraient été insufflés. Les différentes civilisations en ont inscrit les compréhensions successives.

 Le principe d’unité, ce principe matriciel d’unité, tant recherché depuis des décennies détient peut-être la clé de l’énigme.

N’est-il pas en nous ?

Pourrions-nous en être les porteurs considérables ?  

Nous serions ainsi constitués pour être au recueil d’une information holistique, c'est-à-dire intacte…qui forme un tout.

L’approche spirituelle serait de comprendre qu’un champ invisible opère sur nous par ses forces électromagnétiques et vibratoires.

La méditation permettrait à notre cerveau de s’équilibrer dans son fonctionnement perceptif du « moteur immobile » (Aristote) qui crée tout mouvement dans l’univers sans être lui-même en mouvement.

Cette puissance aurait programmé, dans son logiciel abstrait, comme le nomme Dominique Aubier, la formation du moule qu’est notre cerveau.

Sa construction et complexion se seraient produites selon des étapes structurelles au nombre de six, (six jours de la création ?) se subdivisant en 10 strates (les dix paroles ?): La puissance spirituelle et vitale aurait ainsi déposé ses principes en créant dans un mouvement spiralé entre les fonctions des deux hémisphères de notre cerveau, un lien reconstituant la configuration primordiale.

En effet, l’un des hémisphères de l’ultra-cerveau est relié à la « vision pénétrante » dont parle Krishnamurti. Dénuée de cause, elle a un effet décisif sur tous les processus composant l’univers.

La vision pénétrante illuminerait l’activité même de notre cerveau lors de son équilibre méditatif.

L’autre hémisphère, voué à la mise en mouvement, à la matérialisation et au temps  cristalliserait les données tout en les convoyant à travers l’édifice de notre cortex à 6 couches et 10 strates.

Notre cortex est lui-même un monde cosmique au sein du  monde universel.

Cela souligne la réceptivité structurelle et considérable que représente notre être au monde.

Krishnamurti concluait le 15 Avril 1980 à Ojai en Californie, lors d’un dialogue avec le physicien David Bohm : « Nous sommes au seuil de quelque chose ».

Ce seuil, serait-ce la pensée d’une nécessaire unification qui parcourt les interrogations les plus actuelles ?                       

 Tous les systèmes de pensée mettent en avant une conception globale du monde, une idée unificatrice. Ce faisant la question du bassin intelligent (notre cerveau) qui permet cette conjecture devrait  être abordée.

Il n’est pas seulement question d’analyser, simplement,  nos facultés de penser et leurs relais nerveux mais de considérer les processus même de notre pensée spiralée comme un miroir d’une disposition subtile.

Notre stratégie de penser suivrait elle-même un ordonnancement subtil comme la limaille est irrésistiblement attirée par le champ magnétique invisible de l’aimant.

Cette faculté n’est pas précisée car en effet « La pensée, dans son jeu organique, n’est aucunement préoccupée de lui donner un siège durable en elle... » Gustave Guillaume.

 On a oublié la simplicité primordiale de la source fondatrice. Et pourtant «  L’oubli qu’elle en fait ne lui retire aucun de ses moyens » car cela s’opère malgré notre amnésie mais bien souvent même à contre-courant de la conscience requise.

Oublieux  que nous sommes, seules les naissances impactées et les démarrages qui s’ensuivent nous sont perceptibles. Nous ne suivons pas le « grésillement » des trajets empruntés par l’influx nerveux qui en « tricote » la systémique.

Depuis des décennies, la question qui retient l’attention des chercheurs est celle de l’Unification.

Cette recherche d’union des contraires qui parcourt le monde est  porteuse d’une conception unitaire c’est-à-dire holistique.

La réalisation de l’approche systémique et globalisante se situe au niveau d’une nouvelle signifiance.

La théorie du Tout, avec l’émergence d’une volonté de transdisciplinarité, ne pourrait porter ses fruits qu’à condition d’en connaître le motif primordial qui en sous-tend la nécessité de lecture : notre cerveau structurel et culturel.

Il ne s’agit pas de confondre la part spéculative, imaginative et intuitive, avec un ego psychologique qui serait le maître de notre fonction cérébrale seulement dévouée aux traductions de nos états d'âme.

Il s’agit d’un univers ordonnancé au-delà de nos volontés de pouvoir mais qui laisse transparaître l’état de son être profond à travers les intuitions qui surgissent, à ses éclats de prise de conscience, aux fulgurances de ses justesses.

 « Le plus souvent, les physiciens se fabriquent d’abord une intuition, une image mentale, une compréhension globale des principes physiques sous-jacents aux domaines qu’ils étudient, et alors seulement ils partent en quête des équations nécessaires pour ancrer leur intuitions à des bases mathématiques rigoureuses »  écrit Brian Greene.

Ce physicien et mathématicien spécialiste de la théorie des cordes observe là un phénomène puissant, mais il ne peut être encore relié à une « intention » qui montrerait où en est le cycle réflexif sur terre.

Certes pour lui « la Réalité Cachée » (titre de l’un de ses ouvrages) nous laisserait penser que des dimensions invisibles existent au-delà des trois dimensions reconnues ainsi que celle du temps.

Nous pouvons aborder cela comme hypothèse de l’existence de multivers, comme il en est question dans ses livres, ou pouvons-nous plutôt penser ces régions supra-universelles comme étant l’hémisphère évanescent, immatériel qui formerait avec l’hémisphère universel dans lequel nous sommes inscrits, la base d’un méga-cerveau ?   

Y aurait-il une connexité invisible de type nerveux qui maintiendrait la mémoire constitutive universelle sur sa lancée de déploiement. L’univers serait alors à vivre … comme une résonnance des mémoires qui s’y constituent sans jamais se perdre.

Y aurait-il une porosité intuitive entre théorie de cordes et système du verbe ?

 « Pour avoir une matière qui fonctionne de façon sensée, nous avons besoin d’une coordination qui n’est pas matérielle […] et qui est insensible à l’espace et au temps » dit Antoine Suarez

...c'est-à-dire sans doute à la notion classique de durée.

02 mars 2017

Pensée... d'il y a plus de 75 ans

« …on ne voit pas très clairement ce que signifie l’antithèse nature objective et esprit humain. Car, d’une part, je fais indubitablement partie de la nature, alors que, d’autre part, la nature objective ne m’est connue que comme un phénomène de mon esprit. »

                                              Erwin Schrödinger

             dans « Physique quantique et représentation du monde »

 

 

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20 février 2017

La pensée spéculative est-elle une vraie liberté ?

« Des idées audacieuses, des anticipations injustifiées et des spéculations constituent notre seul moyen d’interpréter la nature, notre seul instrument pour la saisir… »          

                                                              Karl Popper

La spéculation est-elle purement humaine ?

La pensée spéculative est-elle vraie liberté ?

Est-elle en rapport de parole avec la nécessité d’anticipation contenue dans tout organisme vivant ?

La présence machinale de l’être, aussi bien que la machine, ne fonctionnent-elles pas toutes deux, qu’au  « programmé » à l’avance. La vie charnelle et spirituelle quant à elle, vibre, capte, traduit et transmet les « ondes informées » qui la traversent.

Certes, spéculation du latin « spéculari » veut dire : observer, guetter,  mais par sa forme intansitive « spéculatus sum »  signifie : être en observation, observer d’en haut. Tout un programme !

Regarder d’un autre point de vue aussi.

S’adonner à une spéculation c’est faire l’expérience d’une certaine liberté.

L’hypothèse comme source d’anticipation permet de déployer une opération de la pensée. La spéculation n’est pas du domaine de la rêverie. Elle est ancrée dans un système réflexif qui peu à peu détermine les arguments pour sortir d’un flou de l’esprit.

Réduction d’onde.

 La spéculation permet d’ouvrir des pistes réflexives inédites encore. Elle est stimulante. Elle est aussi le support d’un certain engagement.

La pensée spéculative devient une audace en même temps qu’une tempérance vis-à-vis des croyances.

Elle couve une certaine distance tout en empruntant des rapprochements inimaginés jusqu’alors.

La pensée spéculative ne procède pas d’idées qui papillonneraient,  mais les idées qui s’y développent et s’y délivrent dépassent les croyances, aussi bien que les lois matérialistes et mesurables.

Dans les pages déployées de ces messages, la quête spéculative s’attache à développer l’Idée (dans le sens grec de mise en forme concevable par la pensée) que la source archétypale de toutes les conjectures intellectuelles et spirituelles,  aurait son assise dans la structure corticale vouée à les traduire.

Messager.

Cette source ne serait pas issue de notre crâne personnel ; celui-ci capterait la puissance cognitive qui appartiendrait à un Grand Crâne cosmique dans lequel nous serions contenus sans que nous en soyons totalement avertis.

Dévoilement de la conscience.

Cette piste réflexive est la mise en centralité de notre structure corticale.

Le néocortex comme siège de la mise en place de l’information universelle.

Dominique Aubier a consacré sa vie à en dévoiler les secrets et à déployer la compréhension de ce Motif Unique  ou « La structure Absolue » (Raymond Abellio), dans une approche intelligible.

 Il  appartiendrait  au genre humain d’en déceler les puissances.

Motif : Tête.

Lieu capital.

Lieu du vif.

Motif unitaire et réceptionnaire de la Conscience, notre expression verbale la formulerait au travers de ses réseaux internes qui en seraient les garants systémiques.

Elaboration.

La structure feuilletée du Néocortex en assise sur deux hémisphères est composée de 6 couches visibles l’œil nu.

Ces six couches se détendraient en 2 temps.

- Le temps de l’imprégnation avec ses phases de  captation et d’enrichissement  de l’information concernerait les trois premières couches cellulaires.

- Tandis que le temps de l’exploitation et de l’expansion concernerait les  trois couches cellulaires suivantes.

Au sein des couches expressives qui concernent l’extériorisation, des strates sous-jacentes au nombre de quatre permettraient d’en enregistrer les nuances et le poids de conséquence.

Six couches s’épanouissant en dix strates seraient le moteur raffiné et la caisse de résonnance de la puissance spirituelle maintenant le cosmos dans son subtil équilibre.

A partir d’une pensée spéculative qui permet des ouvertures à des sentiers inédits, un rapprochement s’opère avec la théorie des cordes.

Le désir d’unification n’y est pas étranger. Désir d’unification qui appartient à la trame du monde et dont la théorie des cordes est elle-même en recherche.

Les concordances peuvent en être étonnantes.

La Théorie des cordes postule que les éléments fondamentaux de la nature seraient des vibrations, comme des « petits filaments », des cordes unidimensionnelles et non des particules comme la Science l’avait défini jusqu’alors.

Vibration du son primordial ?

Vibration de la parole ?

La théorie des cordes confèrerait à notre univers des propriétés étonnantes. C’est une théorie qui se voudrait unificatrice et ultime.

« La théorie ultime apporterait une base ferme et cohérente qui nous assurerait que notre univers est un lieu intelligible » Brian Greene dans « L’Univers élégant ».

Où se passe l’intelligibilité à notre échelle d‘humain ?

C’est à ce stade réflexif que la pensée spéculative « envisage », c'est-à-dire qu’elle essaie de donner visage à la notion d’intelligibilité.

Elle en appelle à une vision, elle en élabore un examen et essaie de trouver un champ de pertinence qui ouvrirait une autre perspective et une autre réflexivité sur la conscience.

En effet,  l’approche spéculative dont la définition souligne la recherche réflexive et purement théorique permet d’ouvrir à la question du rapprochement de la théorie des cordes et de la structure corticale.

Quel est l’effet de réverbération qui pourrait se jouer là ?

« Je ne parviens pas à imaginer une théorie du tout qui ignore la conscience »    Andreï Linde