Interprétation Quantique

17 janvier 2018

Démarche fictionnelle et ... aboutissement.

« J’affirme que toutes les opérations fictionnelles, d’un point de vue formel, sont parfaitement identiques aux opérations mathématiques… »

           Hans Vaihinger     dans  : La  philosophie du « comme si »

Fictio, onis, en latin : supposition, hypothèse …action de façonner, création.

Fingo, ere, en latin :  modeler, se représenter, imaginer.

C’est en accueillant la part imaginative, fictionnelle de nos processus de la pensée que celle-ci progresse.

L’intuition,  le songe, le récit précèdent, le plus souvent, la recherche.

La mise en mouvement des idées, établit peu à peu la direction du sens qui présidait, sans doute,  de manière « impliquée » au déclenchement des processus idéels.

 Puis, le dévoilement du sens s’opère par étapes et trouve son crédit dans les signifiants que la pensée lui accorde.

Pour pouvoir accueillir les formules inspirantes d’une pensée qui s’affranchit des chemins balisés, il est important de lever une sorte de censure que l’on s’impose en regard de l’explication à fournir… toujours…  « violence » de la justification.

Le déploiement d’une pensée qui suit des crêtes équivoques, ne peut  pencher vers des affirmations qui, par leur dépôt et une définition prématurée, clôtureraient l’infinie possibilité de créer des réseaux enrichis dans un cheminement cognitif qui s’amplifie.   

L’équivoque est convoquée… d’une certaine manière.

L’équivoque à prendre dans le sens de : « aequus » en latin : plat, bienveillant Vox, vocis : voix, langage mais aussi sentence. …

Equivoque : mot à accueillir sans doute comme empreint d’équité… sans aspérité…

Le terme d’ambigüité, qui lui est associé (conclusion prompte à lui jeter un regard soupçonneux), est lié à la volonté de hiérarchisation qui se présenterait de façon prématurée dans la métabolisation de l’idée.

Laisser advenir…

« L’ambigüité est une richesse » écrit Jorge Luis Borges dans « Fictions ».

 Il nous est donné à comprendre que l’émission d’une proposition fictionnelle ne s’inscrit pas dans l’ordre d’une causalité.

On ne peut y appliquer la puissance analytique d’ « une indétermination verbale, son hybridation plurivoque qui fait bride et cause des emmerdements symptomatiques, ces embranchements gourmands dont la pousse parasite les rameaux fruitiers voisins en absorbant la sève à leurs profits » Jean-Louis Sous dans « six moments de Freud à Lacan ».

La mise en délicatesse de cette notion d’équivoque, vécue comme confusion perturbatrice et même manipulatrice, n’est le fait que d’un regard soucieux d’obtenir des explications et des réponses établies, afin d’être rassuré sur ses appropriations mentales.

Comblement.

L’équivoque pourrait être, aussi, abordée comme une précaution oratoire vouée à ne pas se laisser enfermer, prématurément, dans une exigence de clarté donnant lieu à des affirmations trop ponctuelles.

Ceinture de la pensée.

Ne pas se soumettre par convention à un espace explicité, défini, classifié mais revenir toujours à la source, à une forme d’ubiquité fondatrice.

Ubiquité : dont les synonymes de simultanéité et d’omniprésence ouvrent un champ psychique sans bornage.

L’interaction des faits de conscience avec des données universelles … est loin d’être comprise sinon… élucidée.

 Pour aborder les rivages inenvisageables et les visages dérivés de la conscience et de la physique quantique, nous pourrions nous laisser porter par le flux d’une pensée qui s’affranchit des volontés explicatives… dès l’idée émise. Une philosophie peut nous y aider.

La philosophie du « comme si »  de Hans Vaihinger.

Le « comme si » permet d’utiliser pleinement les réseaux d’une pensée sans vouloir justifier d’emblée la forme de son émission. Il ne dissout pas les idées initiées (issues d’une réduction d’ondes) mais leur confère, tout au contraire, une puissance paradoxale et jubilatoire qui rejoint un juste aboutissement.

La puissance idéelle, notionnelle, suit son parcours dans la structure corticale habilitée à la traiter et y trouve ainsi la progression nécessaire à l’élaboration du sens qui en conclut le cheminement.

L’interprétation, friande de tous les possibles, ne clôture pas !

Elle pousse à l’interrogation, elle n’est pas l’art de rendre équivoque mais au contraire de faire de l’équivoque un art spéculatif.


04 janvier 2018

Témoignage

Lors de la lecture de l’ « Eloge de l’énergie vagabonde » de Sylvain Tesson une phrase percute ma mémoire :

«  Bergson, écrit-il, s’intéresse au principe de complexification du Vivant […]. Selon lui, la vie a triomphé, sans trop d’errance, sur deux lignes majeures : celles des vertébrés et celles des arthropodes (race maudite). Et le cerveau humain est l’apogée de cette navigation vers la complication, la clé de voute de l’arcade ogivale. Il est une réduction de l’infini enfermée dans une boite en os, un précipité d’univers dont l’expansion retournée s’accomplirait au-dedans de lui-même ».

Son intertextualité fait écho,  au creux de mon souvenir émotionnel, à cet état de quête, il y a plus de trente ans, qui ne s’éteignait jamais, me guidant sur une inconfortable crête qui bientôt trouverait son acmé dans les travaux de Dominique Aubier. 

 J’avais des attentions inquiètes en ce temps-là.

La recherche d’un pont entre Connaissance traditionnelle et Science fouettait les consciences, mobilisait l’attention et portait jusqu’à l’insomnie !

La notion unificatrice, englobante sous-tendait les grandes interrogations qui s’entrecroisaient dans les différents champs de la pensée. Mais elle n'était à ce moment de l'histoire que le moteur d’une volonté transdisciplinaire.

Lâcher ses champs spécifiques et ses partis pris préparait à une aptitude virginale d’où sourdrait l’intuition salvatrice. La « structure absolue » (Raymond Abellio) était le phare que nous ne devions pas perdre de vue.

La nécessité d’un motif unique et unificateur devenait un surplus de vie… à découvrir, à accueillir.

En 1989 Il y a bientôt trente ans, paraissait  « La Face cachée du cerveau »  en deux tomes : Le tome I intitulé « le moteur immobile » suivi d’un tome II : « Le bienfaiteur sublime ».

 La couverture de la première édition représentait comme une déchirure, une faille, je dirais, maintenant, comme une commissure à franchir entre deux continents.

Dualité, altérité, complétude.

Ce livre-somme de Dominique Aubier est le dévoilement de la puissance universelle du cerveau dont les archétypes naturels ont été saisis par les approches traditionnelles.

Découverte d’un autre continent intérieur.

Lieu Unificateur qui accueille toutes les interconnexions.

Il balise les parcours les plus ardus ;  

Il surgit à la pointe la plus avancée du Réel ;

Le cerveau…

L’émergence de notre cortex dans l’évolution aurait été contenue dans l’intention d’un Grand Cerveau cosmique.

 Les seuils de son évolution complexe et son déploiement universel et spirituel auraient été notamment réverbérés par les lettres de l’alphabet hébraïque qui en expriment la constitution informationnelle et énergétique.

Chaque lettre est une vibration au sein d’une orchestration à initier, à intégrer et à faire résonner.

« Nous apprenons que tout existant à deux vies : celle de sa structure, qui évolue au gré de sa fonction, et celle du germe intérieur qui évolue au gré de l’intelligence qu’il développe. » écrit Carlo Suarès dans la « Bible restituée ».

Echo bienveillant d’une vie qui se vit… en écho.

Pour le plaisir, revenons à Sylvain Tesson :

«  Bergson, écrit-il, s’intéresse au principe de complexification du Vivant […]. Selon lui, la vie a triomphé, sans trop d’errance, sur deux lignes majeures : celles des vertébrés et celles des arthropodes (race maudite). Et le cerveau humain est l’apogée de cette navigation vers la complication, la clé de voute de l’arcade ogivale. Il est une réduction de l’infini enfermée dans une boite en os, un précipité d’univers dont l’expansion retournée s’accomplirait au-dedans de lui-même ».

08 décembre 2017

Affaire de présence ?

« L’esprit humain fuit ce qui lui est révélé le plus infailliblement »

                            Stéphane Lupasco

Seule une approche universelle, nourrie des sagesses ancestrales ainsi que les avancées éclairantes des sciences, peut  donner sa juste place à la notion  d’un fondement Unique structurel régissant l’univers dans lequel nous sommes présents.  

L’irréconciliable diversité des points de vue ne serait pourtant qu’une illusion d’optique que nous continuons à perpétuer au risque de nous perdre.

Edgar Morin ne dit-il pas « accomplir l’unité de l’espèce humaine tout en respectant sa diversité est une idée non seulement de fond mais de projet ».

Oui ! Mais s’agit-il seulement de se poser la question ? Ne s’agit-il pas de concevoir le modèle fondateur, au sein même de notre cerveau, qui en a conçu, lui-même, la question ?

Si en tant qu'êtres humains, nous abritons des visions si différentes de l’Univers : d’un peuple à l’autre, de la science aux sociétés traditionnelles du monde, d’une langue orale aux langues écrites … ne serait-ce pas, là, l’expression d’une différence structurelle nécessaire au vivant-parlant.

Cette apparente discordance serait-elle l’expression puissante d’une complémentarité existant dans le modèle fondamental d'une dualité vivante : celle de notre cerveau pensant.

Boris Cyrulnick dit très clairement lors d’une conférence : « les cerveaux structurent, sélectionnent, donnent forme au monde que l’on perçoit […] mais ce que l’on perçoit, c’est une construction du réel structurée [...] par la structure de notre cerveau avant d’arriver à la parole. Il y a une réduction des informations qui donne forme au monde qu’on appelle réalité et qui est pourtant une construction… ».

Ces « phalanstères » de la pensée qui s’entrechoquent ne sont-ils pas les émergences d’une hémisphérité corticale agissante ?

S’agirait-il d’un jeu de pouvoir entre les deux hémisphères de notre cerveau ?

Par ses deux hémisphères deux visions de l’Univers se déploient.

L’un des hémisphères est le socle d’une approche revendiquant une rationalité et des preuves en toutes choses. La justification et l’explication sont ses postulats. Il dissèque.

L’autre hémisphère perçoit les intuitions et en réceptionne l’ampleur. L’intégration est son désir. Les images en deviennent son essence.

C’est ainsi qu’ils nous sont, la plupart du temps présentés.

Ces deux hémisphères, dans leur vis-à-vis structurel,  vivent une relation symétrique,  relationnelle, inversée en miroir, mais dont la coordination s’opère à travers la substance blanche du corps calleux.

La fonction calleuse contribuerait au bon fonctionnement associatif et corrélatif néocortical.

L’unité de notre cerveau est soutenue par le corps calleux, garant de notre stabilité cérébrale. Il représente le lieu d’un échange efficace et stabilisateur donnant cohérence à notre vie mentale.

C'est ainsi que Jean Cambier nomme cette « alternance des hémisphères : affaire de présence au monde, fruit de l'évolution ».

Par la puissance de ses processus de reliance, le corps calleux, avec son action d’adaptabilité inter-hémisphérique, est un mécanisme de transcription des demandes complexes. Il maintient le dialogue entre nos hémisphères et ce faisant, il est le garant de notre unité en tant que sujet conscient et contribue à l'équilibre de nos visions.

La notion d’unité de la conscience, pour certains chercheurs, reposerait sur la bonne coopération fonctionnelle des deux hémisphères. Elle serait récente dans le développement de l’Homme. Les processus donnant naissance aux facteurs de conscience sont évalués d'après eux à 3 000 ans ...d’essais pratiques !

Le principe unique englobe les deux hémisphères corticaux qui s'étagent sur six couches et sont reliés par le corps calleux.

Entre eux, circule un influx informationnel enrichi des puissances de chacun des hémisphères, ce va-et-vient draine une mémoire qui s’accomplit et se déploie subtilement lors de la traversé des différentes strates de notre cerveau comme des différentes strates de l'évolution des civilisations.

Ainsi, le principe Tête couronne l’ensemble réflexif de l’humanité parlante.

Aujourd’hui notre tissu cognitif ne serait-il pas dans la nécessité d'une stimulation anticipatrice ?  (Autrement que catastrophique).

Nous nous trouvons, peut-être, confrontés dans notre forme civilisationnelle, à un symptôme de déconnexion inter-hémisphérique repérable entre autre sur le plan écologique.

Notre santé en péril ne serait-elle pas liée à une santé mentale affaiblie par un « trouble »  prononcé dans le transfert hémisphérique responsable d'un manque de vision holistique.

Les grandes difficultés, à coordonner des actions qui permettraient à l’Humanité de se mieux vivre, en sont la manifestation.

Nous ne pouvons attendre, nous êtres humains, que des automatisations asservissantes  deviennent les régulateurs qui résoudraient par l’application de leur programme,  le manque de connexité et de conscience dont nous sommes porteurs actuellement.

Changer nos voies intégratives sensorielles et spirituelles pour des automates intelligents, est-ce vraiment cela qui est à la proue de notre faculté de penser ?

En effet …

 Il n’est plus temps, peut-être, de s’attacher exclusivement à la structure de l’objet étudié, mais de s’ouvrir au vrai Contenant ontologique qui sous-tend toute lecture de l’Univers en appui sur ses deux supports hémisphériques.

La perception d’un équilibre de la pensée est certes personnelle ; elle enregistre toutefois le juste équilibre que crée l’harmonisation de nos deux hémisphères. La méditation y aide, mais aussi l’esprit systémique.

La systémique devrait être présentée comme un art de la pensée.

L’esprit systémique pourrait-il être perçu comme un échange de souffle entre un espace-système déjà structurellement agencé et une ouverture à un autre plan du réel ?

Cette insufflation viendrait ouvrir et nourrir ce système. Augmentation de l’être.

Systémique aidant, les notions d’intrication, de corrélation, de probabilités et de vibrations quantiques, exprimées par la science, ne pourraient-elles pas être perçues comme une conscience à l'œuvre d'imprégnation d'un Grand Mental universel ?

Ouverture sollicitée par la vibration perpétuelle dans le « corps universel » et relayée par le corps calleux ?

Les champs spirituels et les nouveaux espaces scientifiques s’y inscrivent : c’est ainsi que nous avons la vivante perception d’une systémique à l’œuvre.

« Nous sommes de moins en moins exercés à nous entendre être » Georges Steiner

Ainsi l’approche systémique nous permettrait de nous orienter vers une vision intégrative.

 

 

29 novembre 2017

Et si nous chevauchions l'onde ?

« Réfléchir, c’est essayer, une fois que l’on a pu contextualiser, de comprendre, de voir quel peut être le sens, quelles peuvent être les perspectives. »                                         

                                                           Edgar Morin

Et si nous chevauchions l’onde !

Et si l’augmentation du  taux vibratoire de la Terre … était une invitation à prendre conscience de la puissante question de la résonance !

Les résonances de Schumann (découvertes du physicien allemand Winfried Otto Schumann), résonnances électromagnétiques globales de la Terre, ne seraient-elles pas enregistrées par le filtre ultrasensible de notre cerveau lui-même en résonance de ces résonances ?

D’une cavité, l’autre.

Ces vibrations trouveraient leur écho dans le résonateur Terre et Tête.

La fréquence de la Terre s’accélère peut-on lire, et ce faisant, elle influence le cerveau humain ainsi que les rythmes cardiaques et respiratoires.

Invitation à détrôner, sans plus tarder, nos croyances convenues de leur socle prétendument rationaliste ainsi que l’excès d’attachement à des pensées rebattues, qui nous maintiennent, malgré nous, dans des zones de paralysie psychique.

 Cette élévation surprenante du taux vibratoire n’est pas à vivre comme une précipitation subite et subie,  mais bien, comme un champ de nouvelles harmoniques à créer.

Pourrions-nous y voir, plutôt, une convocation à la nécessité d’une connaissance polymathique ?

Issue d'horizons apparement différents, qu’ils soient traditionnels, philosophiques, métaphysiques, anthropologiques ou purement scientifiques, cette connaissance polymatique, abordée en mode systémique (puisque appartenant au même bassin cérébral),  permettrait de discerner qu’une matrice  archétypale est sans doute le creuset des fonctionnements universels que L’Homme consigne dans ses travaux.

Enrichissement spirituel tissé de nouvelles méthodes d’approche ?

« La science se trouve contrainte de se détacher de la totalité, et de renoncer à comprendre le monde dans son ensemble » écrit le philosophe Philippe Fontaine.

Comment comprendre des analogies surprenantes de sens, nées de parcours inédits de la pensée, qui créent des ponts et des mises en proximité d’éléments réflexifs jusqu’alors épars et qui « intriguent »  par l’intérêt qu’elles suscitent ?

Elles ne sont pas, toutefois, de douteuses approximations nées de l’imaginaire, mais elles sont tout au contraire la marque de notre faculté de synthèse.

Comme dit Hubert Reeves  «  Les astrophysiciens pensent que nous connaissons à peu près 10 % de l’univers et les neuro-physiciens que nous n’utilisons que 10 % du potentiel de notre cerveau. Je vois, rajoute-t-il, un rapport entre les deux ».

Les pistes réflexives ouvertes peuvent devenir de véritables interrogations sur le sens de notre présence en tant que cavité résonante et lecteurs de l’univers.

Vibrations émises, propagées, mais aussi réceptionnées par les résonateurs que nous sommes.

Nous émettons sons et pensées afin d’en déterminer la raison et la puissance.

Dans cette acception, qui donne son importance capitale à la notion de cavités résonantes, quel serait donc le rôle de  l’Univers, puis de la Terre et de notre crâne ?

 Comment ricochent les fréquences depuis l’Univers jusqu’à notre crâne en passant par la Terre ?

Ces fréquences utilisent-elles le vide virtuel de ces trois cavités pour échanger entre elles des vibrations informationnelles qui proposeraient en elles-mêmes une « absolue » harmonisation ?

Ces vibrations s’intensifiant, nous pourrions les pressentir sous forme de périodes de « précipitation ».

Comment se poser la question d’une vraie adaptabilité à une forme d’union aux processus systémiques qui maintiennent la cohérence de tout l’existant ?

Notre participation est requise.

Des nouveaux paradigmes émergent. « Les physiciens tentent de comprendre le réel. Et ils y comprennent des choses qui font retour sur l’esprit. Quand on a compris des choses, cela peut modifier notre façon de penser la pensée. » dit Etienne Klein lors d’une interview.

20 novembre 2017

Revisite

L’assise intérieure, celle porteuse de joie, peut être établie par une parole puissante qui se présente, à nouveau, à sa propre réflexion.

L’écho de cette parole est d’autant plus fort que sa subtile puissance s’était logée dans la mémoire ravie. ..de cette découverte.

La relecture en  ravive le vivant qui sourit à cette deuxième imprégnation.

Cette imprégnation devient l’assise d’un vrai enseignement.

Pertinence accrue tant la métabolisation de ce redoublement est conforme à ce que notre cerveau pratique comme raccords.

Il traite, toujours, l’information en deux fois.

De par un hémisphère ...à l’autre et dans la détente en deux temps d’un avant...  après.

Dominique Aubier en a établi la table des critères dans la « Face cachée du cerveau ».

Voici donc ma relecture émotive… de ce que disait Saint John Perse, prix Nobel de littérature 1960, dans son allocution lors de la remise du prix.

« Quand on mesure le drame de la science moderne découvrant jusque dans l’absolu mathématique ses limites rationnelles ; quand on voit , en physique, deux grandes doctrines maîtresses poser, l’une un principe général de relativité, l’autre un principe « quantique » d’incertitude et d’indéterminisme qui limiterait à jamais l’exactitude même des mesures physiques ; quand on a entendu le plus novateur des scientifique de ce siècle , initiateur de la cosmologie moderne et répondant de la plus vaste synthèse intellectuelle en termes d’équations, invoquer l’intuition au secours de la raison et proclamer « l’imagination est le véritable terrain de germination scientifique », allant même jusqu’à réclamer pour le savant le bénéfice d’une véritable « vision artistique », ---n’est-on pas en droit de tenir l’instrument poétique pour aussi légitime que l’instrument logique ? »

N’est-il pas aujourd’hui légitime de revenir au dévoilement éloquent qu’a opéré Dominique Aubier en révélant les critères structurels et systémiques issus de la Connaissance du motif unique : Tête ?

Ne dit-elle pas « Faire science de l’intuition . Mais aussi doctrine de l’Evolution et de ses critères » ?  in Blog de Dominique Aubier

   

 

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19 novembre 2017

Penser peu à peu... l'approche de la Physique informationnelle...

«  Toute théorie, y compris scientifique, ne peut épuiser le réel, et enfermer son objet dans ses paradigmes »

                                                        Edgar Morin

 La science ne connaîtrait-elle pas aujourd’hui une transition où la connaissance humaniste deviendrait une de ses grandeurs nécessaires?  

Ses lois et ses principes ne sont pas en eux-mêmes une sapience mais, à intégrer, peu à peu la « symphonie vibratoire » ne pourrait-elle pas devenir…une forme d'éveil et de partage ?

 Les savoirs, qu’elle dégage de la compréhension des phénomènes, sont qualifiés d’universels.

Dans son exigence d’affranchissement de toute subjectivité  et sa revendication de rationalité, elle ne peut pourtant pas évacuer l’interrogation légitime d’Andreï Linde (astrophysicien, physicien) qui questionne une forme d’affirmation dont la science se prévaut :

« Dans sa forme standard, la théorie du Bigbang prétend que chaque partie de l’univers a grandi simultanément. Mais comment ces différentes parties pouvaient-elles synchroniser le début de leur expansion ? Qui leur a donné l’ordre ? ».

L’évolution scientifique actuelle est sans nul doute une révolution dans notre vision du monde. Elle nous invite à prendre conscience de notre place cardinale dans l’expression de ce monde.

Comment la science pourrait-elle se prétendre vraie ou exacte alors qu’elle ignore les processus physico-mentaux « alchimisés » qu’elle déploie d’une manière sous-jacente à toute recherche ?

Peut-on nier que l’Univers et ses archétypes, contenus dans notre crâne, capte le grand Univers qu’il analyse dans la position en miroir qui est la sienne ?

 Pourra-t-on ignorer longtemps encore le phénomène systémique qui imprègne les mécanismes informationnels ?

Comme le souligne Edgar Morin : « Energie, matière, particules sont des petites réifications commodes. Ce qui émerge : des équations. Les mathématiques rendent compte du réel mais ne le fondent pas ».

 Ce qui est en jeu est un retournement vers l’entendement de la source corticale. L’énonciation des concepts et des principes dont la science fait son socle sont issus de la possibilité organisatrice… d’en construire la pensée.

 Cette possibilité de mise en verbe  (en équations) s’instaure suivant  des étapes structurelles et  invariantes qui constituent notre trame cérébrale captatrice de vibrations.

Cette mise en forme est In-formation : « Informo, are » en latin : façonner, disposer, organiser.

«  Animus bene informatus a natura » Cicéron : âme naturellement bien organisée.

 Ou une « âme bien située » comme l’écrit Molière.

Aujourd’hui le domaine scientifique est appelé à changer de plan référentiel.  Dans l’élaboration de son discours, du récit de lui-même qu’il pratique, il aborde un monde où sujet et objet ne sont plus disjoints.

Tout processus réflexif s’opère et se distribue sur les deux hémisphères cérébraux dont l’un est dédié à l’édification rationnelle et l’autre à la synchronicité cosmique.

L’influx, qui les traverse, draine les acquis culturels élaborés lors de leur échange latéral.

 Aujourd’hui la nécessaire alliance des deux doit conduire à une réflexion holistique.

L’approche quantique peut paraître acquise, mais il n’est pas si loin le temps où était attribué, devant l’émergence de l’hypothèse d’ingérence de l’observateur sur la chose observée, un rôle déraisonnable.

En un temps où une pensée classique de la notion de Dedans-Dehors est encore à l’œuvre, il peut paraître inconcevable que la notion d’implication du regard humain soulève une responsabilité : celle de l’observation dans l’actualisation des potentialités de la nature.

Le refus de la dimension anthropocentrique qui parcourt les « réseaux nerveux » de la science ne soulignerait-il pas la confusion entre fait de langage et puissance référentielle, structurelle du verbe qu’elle doit déployer, afin de faire circuler la puissance de dévoilement qu’elle se propose d’existencier ?

Spinoza écrit « l’ordre et la connexion des idées et des choses est un et identique ».

Ne parlerait-il pas d’une source structurelle : notre cerveau ?

Tête : matrice fondatrice vibratoire ayant pris en copie dans l’infiniment petit de ses réseaux, l’infiniment grand universel dont elle est la dépositaire. La connaissance du lien qui unit les deux infinis se serait perdue dans la nuit des temps… modernes !!

Notre cérébralité, lectrice des mondes, aurait été submergée par l’apport d’un accroissement raffiné des hypothèses scientifiques innovantes. Elle aurait ainsi oublié, dans sa vision toujours plus vaste, la spécificité créative qui la fonde : celle du verbe créateur dont notre cerveau est réceptacle et source qui diffuse.

 Source complexe, qu’il faut entendre comme combinaison subtile de paramètres.

Complexe entendu comme sa racine latine nous y invite : Complex, icis : uni, joint.

 En état d’union, d’embrassement  et non pas tortueux comme le laisse entendre le langage courant ; ce mot complexe dont on charge le sens d’une connotation d’emmêlé ou de maladif. Non pas compliqué …mais…

Complice.

Il serait peut-être aujourd’hui bienvenu et bienveillant à l’égard de toutes les « natures » qu’elles soient  phénoménologies intérieures comme extérieures  de nous pencher, en pensée, sur une autre perspective d’approche et de nous diriger vers une physique informationnelle.

« L’interlocution entre l’Homme et le monde demeure en suspens ». Philippe Fontaine.

 Faut-il encore que ce « dia-logue » s’appuie sur la compréhension de l’édifice complexe, vaste et pourtant tellement simple dans sa structure universelle soutenant le Réel ?

 La fin des certitudes comme le souligne le titre d’un livre d’Ilya Prigogine dans lequel il écrit : « La science est un dialogue avec la nature. Les péripéties de ce dialogue sont imprévisibles ».

La grande question devient alors : « Qui » élabore (c’est-à-dire quelle est la source structurante de la créativité) ? Et non pas « Quoi » se passe.

Revenir au « Qui » parle de « quoi ». « Qui » réfléchit le « quoi étudié ».

Notre mandat d’être-parlant ne serait-il pas de comprendre que les mots que nous émettons sont porteurs d’une puissance virtuelle issue d’une vibration venue du tréfonds de l’univers.

Les lettres en seraient les pointes avancées….  

Cette force vibrationnelle nous la somatisons à travers les mots prononcés.

 Paroles qui ont pour mission la désignation d’espaces et d’univers possibles convoqués afin qu’une augmentation réflexive ait lieu.  

 Quelle en serait la nature ?

Peut-on parler :

      De source vibratoire ?

      De source du son ?

      De résonance ?

 Résonances dont Poincaré disait «  (résonances) qui conduisent à des processus nouveaux de type diffusif incorporés dans la description dynamique ».

C’est ainsi que tout ce qui, dans l’esprit collectif, avait fait convention : reconnaître les particules comme étant les briques élémentaires de l’Univers, est en train d’être révolutionné.

Les électrons et les quarks ne seraient plus des particules ponctuelles mais la particule serait en fait un véhicule vibratoire. Un petit filament appelé « corde ».

« Lorsqu’un électron vibre, l’Univers tremble. » Sir Arthur Eddington

07 novembre 2017

Trans-position

« Dans la vie, ce n’est pas de propositions mathématiques dont nous avons besoin, mais nous usons de la proposition mathématique, pour déduire, de propositions qui n’appartiennent pas à la mathématique, d’autres propositions, qui ne lui appartiennent pas non plus. »

                      Ludwig Wittgenstein

L’équation formule. Elle interroge mais peut-elle traiter du sens ?

Elle pointe des séquences d’un grand système et non l’œuvre de vie pensant son œuvre.

L’équation ouvre à des « inconnues » nées, souvent d’une intuition.

Par la voie mathématique, l’équation réduit son rapport à l’immensité, à la plus sobre approche permise dont elle se propose de déterminer l’ordonnance sinon le contexte. Elle n’a pas pour but d’en dégager du Sens : Le sens de l’incisive présence.

L’équation essaie de concentrer l’immensité.

L’immensité n’est pas l’intégralité. Ainsi le dévoilement d’un pan  fonctionnel de l’espace investi par la recherche  ne donne pas accès à la Totalité perceptuelle.

L’immensité culturelle ne relaie pas la notion d’intégrité et de plénitude du sens.

L’intégralité d’existence est affaire d’auto-perception.

L’immensité appartient à la nature matérielle alors que l’intégralité appartiendrait au sujet.

L’esprit est source Une.

Il n’est pas dans la nature  de l’équation d’être la puissance qui révélerait le Sens des phénomènes relationnels à l’œuvre.

Ilya Prigogine dans son livre « La fin des certitudes » y souligne que « Kant, Whitehead ou Heidegger ont défendu l’existence humaine contre une représentation objective du monde qui en menaçait le sens ».

04 novembre 2017

Changement de plan référentiel

« Quelle différence entre admettre qu’il y ait un champ immatériel garanti par la théorie quantique et croire à la puissance d’un logiciel abstrait que l’énergie ambulante agissant dans le cosmos pousserait devant elle, pour susciter des structures auprès desquelles elle tiendrait le rôle d’énergie extérieure, de couronne immatérielle ? »

                            Dominique Aubier

Réfléchir à neuf !

Invitation à changer de plan référentiel !

Cette phrase crée un pont inédit vers la sortie d’un labyrinthe dans lequel nous nous trouverions.

Permettrait-elle de le franchir et révèle-t-elle les abords d’un nouveau cycle civilisateur qui se dessinerait dans les dires du monde ?

La recherche de transversalité n’en est pas le mobile. C’est une autre compétence de vie qui est convoquée : celle d’opérer un bond spirituel vers la mise en place d’une forme d’esprit qui se retournerait, enfin, vers sa source originelle.

« Quelle différence entre admettre qu’il y ait un champ immatériel garanti par la théorie quantique… » dit Dominique Aubier.

Ce champ immatériel, vide quantique, abordé comme puissance vibratoire, potentielle, irréductible, principielle,  base de toute formation, serait le siège de fluctuations quantiques donnant  lieu à des surgissements de paires particule-antiparticule nommées virtuelles tant leur durée de vie est infiniment brève. Ce champ immatériel serait la source du Champ et « chant » de tous les possibles contenus dans une matrice immatérielle infor-matrice.   

« Et croire à la puissance d’un logiciel abstrait que l’énergie ambulante agissant dans le cosmos pousserait  devant elle…» poursuit-elle.

 Ce logiciel abstrait, origine de tout le réel, source donnant naissance à l’approche systémique, serait implémenté dans un système nommé « Système Alef » par Dominique Aubier.

 Ce système à la fois directeur et conducteur, donnerait l’impulsion à une organisation structurelle qui en recevrait son influx et sa mobilisation.

Il serait aussi le prescripteur de la formation ordonnancée dont serait issu notre cerveau ainsi que sa faculté de parole.

L’apprentissage du langage, selon Noam Chomsky, serait porteur de la connaissance innée d’une grammaire universelle.

Dans l’Intention fondatrice, notre système cognitif serait-il chargé d’une faculté réservée au monde du « vivant-parlant » : restituer la source qui l’a vu naître ?

Le cortex, siège de la parole, aurait, ainsi, sa source originelle au sein de ce logiciel abstrait.

« Logiciel sublime » comme le nomme Dominique Aubier.

Ainsi l’approche systémique, devenue un exercice d'ouverture de la pensée, a pour vocation de nous guider vers une faculté visionnaire.

Elle nous invite et nous initie à la compréhension des plans subtils issus d’une même matrice originelle dont notre appareil cortical est en mesure de préciser l’incarnation.

Incarnation conscientisée et spirituelle.

Le mandat de l’humain ne serait-il pas de reconnaître sa constitution en miroir de cette matrice originelle abstraite et d’en déployer sa transcendante organisation ?

Ne sont-ce pas les questions posées, véritables appels, qui déterminent aussi la réalité d’une réponse inspirée dans son enseignement et son incorporation?

Le Réel fonctionnerait plus comme « une grande Pensée que comme une grande machine » disait Sir James Jeans, physicien et astronome britannique. 

Il ne s’agit pas là d’un vœu pieux mais d’une pratique spirituelle, sans connotation religieuse autre que celle qui concerne la scrupuleuse conscience du lien. Au référent : ciel.

En effet, Religio, onis en latin (du verbe :  religo, relegere) signifie : attention délicate, conscience, sentiment de respect, caractère sacré.

La connaissance d’une information relative au Tout appartient à chaque partie constituant elle-même un Tout dont elle ignore l’envergure mais dont elle pressent la globalité.

Sentiment océanique.

Par l’exercice d’une pensée systémique, nous pouvons subtilement frôler une proposition intérieure qui nous ouvre à un plan, unissant dans une même résonnance, les processus quantiques révélés par les sciences et les processus symbolisés dans les Traditions, qui président au dépôt de la conscience dans nos cerveaux.

 « Le cerveau humain est en fait une matrice complexe de systèmes superposés et imbriqués correspondant aux divers stades de l’évolution […] chacun de nous porte dans son système nerveux toute l’histoire de la vie  biologique sur la planète, ou tout au moins celle du règne animal. »  écrit Danah Zohar dans Conscience et Science contemporaine.  

Une poussée holistique de la nature impulse l’exigence qu’une nouvelle lecture de l’univers. Notre propre conscience, qui est au « déversoir » de cette puissance, s’en imprègne et doit en traduire l’initiation.

 La conscience matricielle ciblerait ainsi le motif cerveau comme récepteur unitaire, dynamique et holistique.

 Miroir et aboutissement.

La physique théorique née au XXème siècle, déployée au XXIème siècle sera-t-elle une voie par laquelle se signifiera la véritable émergence d’un territoire à la fois intellectuel, inédit, unificateur et spirituel ?  

« Le sujet de la recherche n’est donc plus la nature en soi, mais la nature livrée à l’interrogation humaine et dans cette mesure, l’homme de nouveau, ne rencontre ici que lui-même. » Werner Heisenberg

23 octobre 2017

Méditation intégrative

« Il est des  parcelles de lieux, où l’âme rare subitement exulte »          

                                René Char

Pourrions-nous imaginer ce dialogue ?

Celui d'une rencontre au sommet entre Albert Einstein et la philologue et épistémologue Dominique Aubier

 

             Albert Einstein :

« Il est vrai qu’on pourrait penser que nous sommes en mesure de découvrir des éléments qui ne peuvent pas ne pas être dans la théorie, en analysant directement l’entendement humain ou même la pensée […] Mais la plupart des chercheurs s’accorderont à dire que nous ne disposons d’aucune méthode pour découvrir ces éléments, même si on est enclin à croire à leur existence. Ou bien faut-il imaginer que la découverte des éléments à priori est une sorte de processus asymptotique, qui progresse avec l’évolution des sciences de la nature ? »

                             

             Dominique Aubier :                               

« Si l’on y songe, l’unité la plus petite de toutes pourrait bien n’être pas celle à laquelle Planck a reconnu la possibilité matérielle d’exister à condition de vivre la durée minimale admise pour le taux d’expansion de l’univers à son début (10-43 seconde). Ce temps concerne une unité n’ayant pas plus de 10 -28 centimètre, à la limite de ce que l’on appelle le mur de Planck, parce ce que  la physique n’a pas les moyens de regarder au-delà. La matière est le paramètre décisif.  Les moyens spéculatifs ne peuvent pas franchir la barrière de la matérialité. Le modèle cosmogonique de Genèse ne propose pas de la vaincre : pour lui l’obstacle n’existe pas. La plus petite unité insérée dans la réalité naissante, c’est la parole réchit [….] La plus petite unité appelée à éclore dans le contenant cosmique, en son état de blastomère réduit au territoire présomptif concevable pour que l’ontogenèse tire de lui un hémisphère « qui Fait » à part entière »                     

 

L’Univers que nous tentons de mesurer, de mettre en mots, en équations serait l’expression d’un invisible et imprononçable hémisphère « qui Sait » : Pilote de l’ordre du mystère.

Nous serions présents, inscrits dans l’Hémisphère  « qui Fait » d’un Ultra-Cerveau.

 

« Nous qui ne sommes

Que traces des signes

Faut-il vraiment

Que pour t’atteindre

Nous passions par tant de détours »

                  François Cheng « Et le souffle devient signe » 

12 octobre 2017

Pensons systémique ... systématiquement !

« Le phénomène d’interprétation […] fait intervenir justement le rôle de l’observateur, que ce que nous croyons être une objectivité scientifique n’est qu’un instantané provisoire d’un phénomène « in progress » ou en transformation »

               René Berger  dans La Science face aux confins de la connaissance

La physique théorique du XXème siècle s’interroge sur la prégnance humaine dans les phénomènes observés.

Elle souligne la participation significative de l’Homme dans la physique du monde sans toutefois localiser le promontoire structurellement présent, le cerveau, sur lequel elle se fonde pour explorer ces nouveaux territoires.

Mais, d’ailleurs, s’agit-il seulement de la participation de l’observateur comme phénomène inclusif ?

 En effet le mot participation du latin pars, partis : part, partie … et capio, capere : prendre, s’approprier … ne cible peut-être pas la vraie puissance de l’implication dont il est question.

Relever l’interrelation quantique entre l’observateur et la chose observée, c’est reconnaître un  lien subtil d’interdépendance , mais cela ne dévoile pas la puissance opérationnelle du lieu où se réfléchit l’observation, c’est-à-dire la prise de conscience du fait qu’il y a peut-être sondage de notre propre cerveau.

Notre tête :

     miroir et pilote des phénomènes,

     lieu réflecteur et de réflexion à la fois,

     lieu parleur.

Des propriétés  « innées »,  fondatrices et créatrices de systémique, appartiendraient à l’opérateur-cerveau dont Dominique Aubier a dévoilé la « table des périodiques » dans La Face cachée du cerveau.

« Relevant d’une organicité dont le cerveau humain fournit la description, l’Univers reçoit l’autorisation de se développer comme l’encéphale » Dominique Aubier

Ces facultés impliquées et systémiques appartenant à un mental supérieur, seraient alors mises en situation d’émergence lorsqu’elles trouvent les conditions requises à leur déploiement : l’observateur observant son rôle d’observateur de la chose observée … nous requiert à comprendre notre mandat de témoignage du réel.

Eclair d’une émergence de la conscience : raccord  à un champ quantique dont elle serait le reflet.

Cerveau : moteur absolu qui est sous-jacent à toute verbalisation et toute recherche sur le Réel absolu.

La « conscience-dedans » de l’univers cortical trouverait sa complémentarité dans « les conditions objectivées-dehors », lesquelles elles-mêmes, trouveraient  leur exposition décryptée par l’énergie de  l’intelligence systémique mobilisée.

L’idée d’une globalité, sinon d’une Totalité serait alors à l’œuvre d’unification.

Reflet et Union réalisés du réel Univers et du réel Tête parlante.

Réalisés, c'est-à-dire avant tout compris puis, ensuite réalisés dans l’acte d’incarnation.

« L’Univers est mon esprit, mon esprit est univers »     Kiu-Ping- Youen