Interprétation Quantique

10 décembre 2018

Miroitement du "6-10"

« Michel Foucault défend l’idée que ce qui détermine la production des connaissances est un ordre sous-jacent, une structure qui régit les différentes connaissances »

                                 Patrick Juignet

Oui…mais quelle structure ?

Où s’implante-t-elle ?

Quel  est cet ordre pressenti ?

Toute connaissance ne s’inscrit-elle pas, d’abord,  dans la recherche d’une source unique ?

Un même champ archétypal ( Arkhé, ἀρχὴ : commencement » et túpos : type) : littéralement « premier type », en serait-il le principe, le début absolu ?

Son architecture sous jacente pourrait-elle être considérée comme universelle et invariante ?

"Tout ce qui est en bas est comme en haut et ce qui est en haut est comme en bas".

Ainsi, depuis des siècles et à travers toutes les civilisations, cet aphorisme est présenté comme la pierre angulaire de toute Connaissance.

Il est issu d'un texte attribué à Hermès Trismégiste : "La Table d'Emeraude".  

La Table d'Emeraude, version la plus répandue dans l'intérêt qu'elle suscite, serait bâtie sur des versions plus anciennes dont : "Le livre élémentaire du fondement " attribué à un savant Arabe Jâbir Ibn Hayyan VIIeme siècle et  "Le secret des secrets " consigné comme un enseignement d'un pseudo-Aristote à son disciple Alexandre le Grand.

Le secret de la puissance d'évocation de ces différents textes, ne serait-il pas lié au dévoilement du Motif Unique qu'est notre Cerveau avec son architecture, sa cohérence et l'entendement de la conscience qui pourrait en émaner ?

Cerveau bâti en miroir d'un Grand Cerveau universel. "C'est une intelligence qui régit l'Univers " dit le prix Nobel Ervin Laszlo.

La divulgation de ce secret ultime qui relève de la philosophie révélée, ne serait-elle pas le dévoilement dont l'Humanité est en attente ? Dominique Aubier, soucieuse du devenir de notre condition d'humain coupé de sa source était pétrie de cette conviction.

  «  Quod est inférius, est sicut quod est supérius. Et quod est supius est sicut quod est inférius ad perpetrada miracula rei unius. »

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. »

« Et sicut oes res fuerut ab uno meditatiae unius. Sic oes res natae fuerut ab hac unare, adaptatiae. »

« Et comme toutes les choses ont été et sont venues d’un,  par la méditation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette unique, par adaptation »

 Il semble aujourd’hui que la structure du néocortex, telle que l’a présentée Dominique Aubier, soit cette Invariante : le modèle unique pour l’humanité.

Les lois universelles, systémiques et participatives, seraient les lois puissantes et organiques de notre capacité à nous relier. L’interaction est inscrite dans les relations, la non-localité quantique se nourrit de l’intention. A chacun d’entre nous d’être le monde : ce qui est en bas est comme en haut.

 Car l’interrogation, que nous développons sur la matrice universelle absolue, d’où est-elle issue, sinon de notre champ intelligent ayant l'intelligence de lui-même ?

« O toi qui cherches le chemin qui conduit au secret

Reviens sur tes pas : car c’est en toi que se trouve le secret tout entier » Ibn Arabi

Néocortex, champ caché à nos propres yeux , secret, profond, synthétisant la compréhension du chemin vers le Modèle Absolu ?

« L’autonomie d’un champ, d’après Bourdieu, est sa capacité interne de se doter soi-même d’un principe de différenciation et d’auto-organisation ».

Le manteau cortical ou isocortex à 6 couches est impliqué dans les fonctions cognitives dites supérieures comme le raisonnement spatial, la conscience, la prise de décision ou encore le langage ainsi que les commandes motrices volontaires et les perceptions sensorielles. C’est ainsi qu’une équipe de chercheurs de l’institut Pasteur le présente.

La pensée crée une passerelle avec ce qui peut se rapporter à la « condition du 6-10 » dans une approche érudite traditionnelle. 

Une structure 6, qui se subdivise en 10 par raffinement, capte et traite l’information qui lui parvient. Travail opèré par le pilote néocortical qui suture le Dedans-Dehors.

La puissance même de son champ ouvre « les portes de la perception » Du latin percipere (de per « à travers » et capere « prendre, saisir, concevoir »).

La connaissance transmise par la tradition va plus en profondeur et discerne dans le tissu même de notre néocortex, 10 strates qui sont à la source de la plénitude d’une information qui s’y implante.

Se pose-t-on la question de cette puissance qui nous anime ?

Le traitement des informations conscientisées subtilement y serait orchestré à l’image d’un  « Grand Cerveau » source de l’univers, de tout l’existant. 

C’est une intelligence qui régirait l’univers. L’approche quantique a révélé notre lien interactif.

Dans la pensée de Dominique Aubier, les lois qui régissent l’univers seraient aussi des lois organiques et naturelles, celles qui fondent notre architecture cérébrale : modèle unique.

Invitation à être nous-mêmes le monde. Expérience de sens. Modèle en miroir au modèle fondateur.

« La conscience n’existe pas dans le pluriel » Erwin Schrödinger

Notre conscience serait écho et participation.

Big-bang de la conscience.

Selon Dominique Aubier, l'Homme porte dans sa boîte crânienne l'organe qui restituerait les données originelles.

L’Univers se serait donc développé selon des lois rendues visibles et sans doute compréhensibles dans le fonctionnement même de notre anatomie cérébrale.

Un logiciel Universel piloterait tout le Réel .

Ce logiciel originel, traversé par l'énergie d’un pur système qu’elle nomme « Aleph», véhiculerait le principe de sa source, matrice universelle fonctionnant  comme un Cerveau Absolu.

 Nous  en occuperions la partie visible, l’hémisphère manifesté avec ses lois de fonctionnement.

Le principe-source se trouverait incarné dans notre encéphale humain doté de parole.

Dans ce phénomène de transbordement informationnel et énergétique, notre capacité à la « réflection » en miroir devenue réflexion serait requise afin d’en assurer la matérialisation.

 Serions-nous les neurones-miroir d’un univers infini, lui-même cérébral,  imprégné d’un système vibratoire étayant sa vie ?

Notre système nerveux central concourt à cette intelligibilité. Il réceptionne, traite, intègre puis émet des messages.

 Baignés dans un flux d’informations à la fois matérielles et subtiles, nous sommes les récepteurs d’un transfert de vibrations qui ont ordonné aussi la constitution des briques élémentaires du cosmos.

Avec nos deux hémisphères spécialisés, la dualité  hémisphère droit et hémisphère gauche serait précieuse à la compréhension de l’invisibilité d’une source « qui Sait » comme le transmet Dominique Aubier, et de son en face « qui Fait » hémisphère dans lequel nous vivons.

 Cette translation générée par une source vibratoire aboutirait-elle à une finalité : celle de l’ordonnancement cérébral de l’humain-parlant qui en restituerait donc les principes ?

Sommes-nous les récepteurs conscients d’un transfert d’information issu d’une source « in-formelle » mais cependant « in-formationnelle » qui serait source de formation une fois captée par la « réflexivité » de notre néocortex ?

« Le verbe s’est fait chair »  

« La forme est la possibilité de la structure » Ludwig Wittgenstein

Les informations déléguées seraient ainsi conduites vers l’expressivité du monde : recueillies par la structure corticale et façonnées selon les acquisitions civilisationnelles déployées au cours du temps…

L’univers serait-il constitué de signifiants ?

« L’esprit n’est ni un méta-, ni un épiphénomène : il est le Phénomène »...  « Non ce ne sont pas les rigides déterminismes de la matière et des grands nombres. Ce sont les souples combinaisons de l’esprit qui donnent à l’univers sa consistance » Pierre Teilhard de Chardin.


10 novembre 2018

Petit aparté

« Tout texte se situe à la jonction de plusieurs textes dont il est à la fois la relecture, l'accentuation, la condensation, le déplacement et la profondeur.» Philippe Sollers



Les flux qui nous traversent nous éloignent de l’équilibre, mais nourrissent des phénomènes d’auto-organisation spontanée.

Les ruptures de symétrie engendrent la vie.



« La physique quantique nous oblige à réviser nos concepts du réel… La relativité, d’après Bernard d’Espagnat, ne s’applique pas à des choses qui se produisent indépendamment de nous, elle s’applique seulement à l’information qui nous parvient. Les physiciens qui prenaient la réalité empirique pour le fond des choses ne le peuvent plus. »

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24 octobre 2018

Epopée de la pensée

« Quelles que soient ses prétentions scientifiques, l’objectivation est vouée à rester partielle, donc fausse, aussi longtemps qu’elle ignore ou refuse de voir le point de vue à partir duquel elle s’énonce, donc le jeu dans son ensemble »

                          Pierre Bourdieu

La science serait-elle une épopée de la pensée de ἔπος / épos, « récit ou paroles d’un chant » et ποιέω / poiéô, « faire, créer » ; littéralement « l’action de faire un récit » de notre monde sous forme… de formules mathématiques, expressions littérales dans lesquelles des lettres apparaissent… comme des inconnues.

Aujourd’hui la Science, dont la source s’origine dans la philosophie, ne reste-t-elle pas isolée dans son formalisme ?

Renouer avec une vraie conscience de l’action évolutive, métaphysique qui l’anime remettrait la notion de champ de la pensée au centre de son vouloir.

Nous, les êtres vivants-parlants, ne pouvons pas encore qualifier et mesurer clairement notre capacité réflectrice (réfléchir) d’une information cosmique efficiente et il nous est difficile de prendre conscience de la pierre angulaire ontologique que nous sommes dans le système universel.

Comment pourrions-nous  en envisager l’envergure ?

En refondant une unité de la connaissance ?

La transdisciplinarité invite à en couronner  la puissance, mais n’est-elle pas en soi une méthode qui ne voit pas « la table d’orientation » (Dominique Aubier) nécessaire à l’opération qui consiste à en découvrir le moteur et les lois systémiques qui s’y logent : le néocortex.

Notre pensée peut-elle se penser, elle-même, …en train de penser, suivant les structures quantiques qui l’animent ? Voit-elle dans les réseaux corticaux qui encodent les influx qui lui parviennent la source structurelle de sa réflexion ?

Ou bien pourrait-on penser que La Matrice Universelle, source de vibration,  se reflète, se réfléchit dans notre matrice corticale, plus précisément dans un berceau nommé « couronne ». Retentissement qui révèlerait l’information vibratoire de l’univers par la puissance de la parole et par les symboles d’un système scripturaire.

Cette couronne, au sommet de notre crâne, notion reconnue dans les concepts orientaux,  serait le lieu de reliance où affluerait  l’énergie cosmique (nombre) et la vibration informée (lumière, lettres). Elle serait donc le passage où s’effectue la réception d’une fréquence informée qui lui parvient et anime notre système de Vivant-Parlant.

Comment parvenir à penser cette question ?

Existe-t-il dans la projection lettrique et mathématique des performances  qui nous permettraient d’en saisir les facettes ?

Les « prouesses» des équations ne sont-elles pas troublantes ?

Ne sont-elles pas …les équations… un rapprochement prodigieux entre lettre et nombre, concentré des puissances dont le champ cérébral est porteur ?

La lettre ne serait-elle pas nourrie d’un «  aleph vibratoire » dont la fréquence aurait forgée, par diffraction, les réseaux dans notre cortex ?

L’équation ? En pressentons-nous profondément le travail soutenu par l’influx nerveux qui l’encode et la transporte dans nos réseaux corticaux?

L’équation ?

N’est-elle pas une relation ? Une énigme mais aussi un pouvoir d’appel ?

Temps suspendus où cela ne s’écrit pas encore ; où l’on voudrait en établir les termes précieux afin de déposer la métamorphose qu’elle peut engendrer dans l’esprit ? Avec le surgissement d’un discours qui s’impose.

«  Ce n’est pas tant le savoir du mathématicien qui importe pour Lacan que sa position de sujet par rapport à un désir inédit (…), celui de mettre un symbole, une lettre, là où il y a du hors-sens, puis revenir à une signification qui sera chargée du fait  du jeu de la lettre » Nathalie Charraud.

L’équation ?… son avancée… ?

Sur le terrain opérationnel « discontinu » ne trouverait-elle pas, comme comblement de ses béances, l’étayage de la lettre « inconnue » ou « variable »lui permettant de franchir des étapes passant d’irrésolue à la puissance réflexive en train de s’élaborer.

L’équation ?

Ses signes mathématiques …ne sont-ils pas constitués d’un signifiant et d’un signifié ? Ne sont-ils pas déjà modélisés ?

Tandis que les lettres seraient-elles des symboles qui dans leur graphe indiquerait  la mise en lumière des principes universels constitutifs forgeant notre conscience.

 Au sein d’une équation pourrions-nous envisager le système lettrique comme le vortex  d’un espace  de conscience qui se déploie et qui trouverait ainsi sa résonnance dans la structure corticale habilitée à la recevoir ?

L’équation, ici, vue comme saisissement d’un questionnement dont le cheminent se ferait par une approche dans un contexte idéel :

« Idéalisme (…) non pas par référence à une instance subjective présupposée (…) mais en étroite corrélation avec le concept d’idéalité, concept au moyen duquel Hegel entend rendre compte, d’un même geste, du statut de la réalité, de la manière dont nous nous rapportons à elle et la manière dont le savoir se rapporte à la question de sa propre possibilité et validité » Thibaut Gress.

«  Pour l’idéaliste, le monde est la réalité de l’esprit et en définitive la seule réalité. C’est pourquoi on peut aussi soutenir que l’esprit quand il mathématise le réel ne fait jamais que s’appliquer à lui-même ses principes mathématiques » Colette Kouadio philosophe.

L’équation ?

… le signe égal dont elle est porteuse ne signale-t-il pas le transbordement qui permet la juste vérification d’un membre à l’autre ?

Transfert agissant.

Signe égal : Réverbération requise pour en enregistrer la juste démarche .

Ce signe égal ne pourrait-il pas être vu comme un faisceau d’axones ?... un corps calleux ?

 L’équation : D’un hémisphère…l’autre … ?

Et au sortir de ce cheminement, peut-être rapprocher le travail  du corps  calleux  et le symbole du signe égal… comme le couronnement d’une relation qui fait éclore une cohérence.

La naissance d’une création.

Les savoirs ont une trajectoire. Comme la notion de particules élémentaires.

 Aujourd’hui nous changeons de plan référentiel. Nous devons nous présenter au seuil d’une connaissance renouvelée par la notion de vibration.

Connaissance qui « intuitionne » une unité vibrante indivisible.

Connaissance qui consiste à contempler et à pratiquer une vérité idéelle et non exclusivement matérielle.

L’unité est une aspiration mobilisatrice ; elle appartient aussi à la notion de modèle unique dont Dominique Aubier a dégagé le principe dans « La face cachée du cerveau ».

« La structure absolue » telle que Raymond Abellio l’avait pressentie, se dispose dans un étagement structurel du néocortex à six couches cellulaires différenciées.  Ce sénaire se subdivise en dix strates. Importance de la dizaine dans notre système de numération.

« Il te faut trouver dix vérités durant le jour, autrement tu chercheras des vérités durant la nuit et ton âme restera affamée » Friedrich Nietzsche.

La lumière du jour à laquelle Nietzsche fait référence n’est-elle pas celle qui favorise l’appréciation et met en relief des contours dans leurs jeux d’ombre et de lumière, pour éclairer la force d’un discernement d’une opération de la pensée dans la poursuite de ses processus de déploiement sur 10 strates ?

N’est-il pas ici indiqué la nécessité d’y voir clair, c'est-à-dire d’être clairvoyant, dans ce corridor à la fois scientifique et spirituel qui nous guide vers une nouvelle cognition : Celle de l’Unité. Celle du Vide créateur.

 

La notion de champ vibratoire (et de son champ créatif) ne rejoindrait-elle pas le concept et les compétences de ce que l’on nomme Logos ?

Logos en tant que principe actif, vibrant.

 Creuset de la prise de conscience de l’univers dans son essence idéelle vibratoire.

La captation consciente du logos s’effectue au sein d’une structure appelée corticale où sénaire et dizaine rythment la cadence d’une adaptation à l’information qui s’installe.

Les dix vérités enjointes dans la phrase de Nietzsche «Il te faut trouver dix vérités le jour… » ne rejoignent-elles pas la force des dix paroles issues d’un travail pleinement accompli dans les six strates corticales qui mènent l’information conduite par l’influx nerveux à trouver sa conclusion architecturée ?

La phénoménalité du réel ne serait-elle pas la réverbération de l’esprit dans ses composantes.

Esprit … ?

Esprit en tant qu’intelligence : saisissement par la pensée d’une information  qui s’élabore suivant des étapes subtiles qui guident des processus de métabolisation déterminant la possibilité d’en saisir le sens.

Saisir le réel aujourd’hui c’est pouvoir saisir les subtils passages d’un monde idéel à son mode d’expressivité.

Le monde idéel, le monde de l’esprit serait de l’ordre impliqué qui se dilaterait dans l’exprimé.

Une mutation entamée au XXème siècle (entre autre par la théorie quantique et la théorie des cordes) ne serait-elle pas le lieu de semence nouvelle dans la culture du monde ? Nous ne pourrions plus nous borner à penser le dehors analysable et déterminant, ce qui pousse à la sidération, mais nous devrions redevenir des sujets amplifiant la résonnance d’un univers que seul l’humain prononce.

10 septembre 2018

Qu'en penser ?

« Réfléchir à neuf à tous les problèmes »

                           Dominique Aubier

 

Un article paru le 19 juillet 2016 dans la revue « Sciences et Avenir » fait retour sur le cas  d’un patient dont un examen IRM en 2007 révèle une anomalie jusqu’alors impensable : son cerveau est vide de neurones à 90%. Le liquide céphalo-rachidien a envahi les cavités de son cerveau sans provoquer cependant de troubles handicapants. 

Lors du 20ème Congrès annuel de l’Association for the Scientific Study of Consciousness à Buenos Aires, en Argentine, Axel Cleeremans, psychologue de l’université de Bruxelles revient presque 10 ans après sur ce cas inexplicable par les voies médicales classiques.

« Chez cet homme, dit-il, les aires frontales, pariétales, temporales et occipitales ont toutes été réduites. Des fonctions comme la sensibilité, le langage, la vision, l’audition devraient être sévèrement impactés or jusqu’à l’IRM révélateur cet homme avait une vie tout à fait normale ».

Ainsi, l’hypothèse retenue par les chercheurs, serait que les zones d’appréhension n’auraient pas disparues mais qu’elles auraient changé de forme.

Ainsi la notion de plasticité pourrait indiquer l’étonnante adaptation de notre appareil cérébral. Qu’elle soit synaptique, neuronale, cérébrale il y aurait  réaffectation des structures de l’organe cerveau.

Relevé dans un article…« Un des mécanismes de la neuro-plasticité est l’élagage synaptique ».

Axel Cleeremans déclare par ailleurs  « une théorie devrait expliquer comment une personne dont 90% des neurones sont absents peut avoir un comportement tout à fait normal ».

Le neurologue Jean Pelletier parle de l’examen mené sur ce patient : « […], et c'est alors que nous avons découvert ce spectacle peu commun : un cerveau réduit à une bande de quelques centimètres d'épaisseur, contre la paroi crânienne ».  Cette phrase réveille l’attention tournée vers le cortex.

Cette bande de quelques centimètres repérée lors de l’examen de ce patient peut évoquer le fait que le manteau cortical soit resté intact.

 Le néocortex, appelé aussi isocortex est  la couche qui est en contact avec la boite crânienne.

Le cortex ou matière grise recouvre la surface de chaque hémisphère. Il en est l’écorce … cortex.

Le cortex cérébral inclut l’allocortex (10% du cortex)  formé de 3 niveaux : le mésocortex, l’archicortex, le paléocortex,  phylogénétiquement les plus anciens,  et le néocortex (90%) formé de six couches repérées dès le XIXème siècle dans les études histologiques d’alors.

 « Certaines certitudes sont définitivement admises par la Science. […] la répartition des neurones sur six couches différenciées ne saurait être l’objet d’une révision » écrit Dominique Aubier dans « La face cachée du cerveau » et poursuit « Le diagramme à six couches est une vérité mondialement reconnue ».

En 2016 l’institut Curie publie sous la houlette d’Alexandre Baffet « le néocortex est le centre des fonctions cognitives supérieures comme la perception, la prise de décisions ou encore le langage ».

Le néocortex qui coiffe donc l’ensemble du cerveau en serait-il sa structure intégrative, lieu de la vie consciente ?

Toujours dans « La face cachée du cerveau » : « Etant proposé comme modèle absolu, le cortex humain impose à toute structure évolutive son arrangement évolutif typique. […]. L’évolution, en n’importe quel contenant, s’effectuera de la couche I à la couche VI ».

« Pour la médecine, ces couches s’ouvrent évolutivement à la vie. La couche I entre la première en fonction. Au fil du temps l’énergétisation passe d’une couche à l’autre».

 L’influx donné charrie et mémorise des informations pour chacun d’entre nous mais concerne aussi les différents cycles civilisateurs qui ont construit l’histoire humaine.

Dans l’approche dite ésotérique « Le Six est décrit comme mesure de l’espace évolutif. Les six couches sont le lieu de l’activité corticale, laquelle est effectivement évolutive » Dominique Aubier.

Les neuroscientifiques, les médecins, auraient-ils pu approfondir la question du néocortex dans sa fonction organisatrice subtile?

Il n’est pas du ressort de la Science d’en interroger le sens métaphysique et ontologique c'est-à-dire en tant que mise en lumière… sinon d’élucidation… du sens de l’être.

 Pour ce faire, faudrait-il aujourd’hui s’interroger sur les ponts précieux à opérer avec d’autres formes d’approche, telles que les connaissances ancestrales, afin de donner du sens aux structures qui sont les nôtres.

La connaissance du cerveau est déposée dans le « Savoir » du monde.

 « La face cachée du cerveau » en fait le relevé inédit et documenté.

Cette connaissance qualifiée…d’ « ésotérique » έσωτερικóς,  ἐσώτερoς / esôteros, qui signifie « intérieur » dérivé de l'adverbe ἔσω, « en dedans » est pourtant une voie d’accès à des zones sensibles, mémorisées, archivées dans la mémoire du monde mais méconnues de notre langage moderne.

A qui cherche l’unité, la matrice cosmique, la tourmente est grande quand une perception d’un lieu unitaire émerge sans toutefois pouvoir discerner la localisation du lieu où s’opère cette opération de la pensée... de l’unité.

Notre cerveau en train de s’éveiller à un sentiment océanique doit pouvoir se  percevoir lui-même comme motif unique englobant l’univers.

 Ainsi aujourd’hui un rapprochement entre savoir ancestral, Connaissance, et savoir observateur et technique ne pourrait-il par permettre l’établissement d’une pensée novatrice ?  

 Science et méta-science ou « éso-science »,  néologisme pour désigner une science de l’en-dedans, ne seraient-elles pas, par leur alliance, le bassin d’une véritable conscience dont  le cycle civilisateur, dans sa forme d’exaspération  telle que nous la constatons, souligne la nécessité intellectuelle et spirituelle ?

Exaspération  étymologiquement du latin exasperare : rendre rugueux, enflammer, irriter mais aussi …aiguiser.

 Nous avons sans doute à aiguiser notre lecture de l’univers.

Depuis l’émergence de l’approche quantique et holistique, il est urgent de nous interroger sur le repérage de lignes de fuite, qui convergent toutes vers une nouvelle perspective évolutive et intégrative, où conjectures et réfutations ne seraient plus au cœur du système de pensée mais où rapprochements et union seraient la pierre angulaire d’un nouvel essor de la pensée.

« Dans un certain sens, l’Homme est un microcosme de l’Univers ; donc l’Homme est une idée de l’Univers. Nous sommes enveloppés dans l’Univers ».

 C’est ainsi que David Bohm s’exprime. Pour ce physicien théoricien et philosophe une vue d’ensemble est la seule libératrice de sens. D’après lui les notions de «potentiel quantique » et le développement, plus tardivement, de « l’ordre implicite » peuvent permettre d’aborder la question de l’ordre et de la finalité de tous les ordonnancements qui paramètrent l’équilibre universel.

Le passage du domaine de l’implicite à l’explicité serait le pouvoir qu’a une puissance subtile, impliquée et inexpliquée de se réverbérer dans la matière que la science étudie.

Cette réverbération aurait lieu dans cette matrice universelle qu’est notre cerveau.

« Toute matière appartient à l’ordre impliqué où toutes les choses sont vivantes » David Bohm

28 août 2018

Danse universelle sur un pont

 « La conscience et l’intelligence sont antérieures au cerveau mais celui-ci est une structure permettant de les manifester et d’en exprimer les contenus »       

                          David Bohm « La Conscience et l’Univers »

 Entre le physicien David Bohm et la philologue Dominique Aubier  n’y aurait-il pas un premier pas de danse ?

 « Mais alors pourquoi « La face cachée du cerveau ? » c’est tout simplement qu’à dresser l’inventaire des constantes initiatiques le portrait du cerveau ressort décrit sur sa face inconnue, dans la perspective de son fonctionnement et de sa créativité »  écrit Dominique Aubier dans « La Face cachée du cerveau » ; puis elle poursuit « Il s’agit d’atteindre l’envers du cerveau, de piéger les valeurs qui tiennent à sa structure, de les révéler  parce qu’elles ne sont pas connues ».

Je convoque dès lors la parole du chercheur et jésuite Teilhard de Chardin  qui écrit dans « Le phénomène humain » : « L’histoire et la place de la Conscience dans le monde demeurent incompréhensibles à qui n’aurait pas vu, au préalable, que le cosmos où l’Homme se trouve engagé constitue, par l’intégralité inattaquable de son ensemble, un Système, un Totum et un Quantum : un Système par la multiplicité, -un Totum par son Unité, -un quantum par son énergie ».

Arc-en-ciel dans le ciel de la physique quantique.

Est-il encore pensable qu’une forme d’opposition maintienne un fossé entre approche scientifique et approche métaphysique ou même symbolique alors que le siège de notre pensée se trouve être dans le même bassin cérébral ? Cela ne peut qu’être le creuset d’un «mal-heur et d’un mal heurt » du sens.

 « L’adversité fait toucher le degré suprême de la folie » Thomas Bernhard.

N’avons-nous pas  deux hémisphères corticaux symétriques mais à vocation différente ?

L’un, hémisphère gauche, soutient un regard extérieur qui surplombe le Monde et l’analyse. Information. Entropie.

L’autre, hémisphère droit, plonge intérieurement, pressent l’unité et s’y dissout.  Vibration. Néguentropie.

Cependant les deux hémisphères sont en étroite relation par la symétrie qui les guide. Les fibres neuronales du corps calleux créent le pont, le relais inter-hémisphérique qui leur donne le pouvoir de dialoguer et de se compléter dans leur fonction de recueil et de traitement de l’information.

Ce qui permet l’expression d’une exploration analytique intelligente et néanmoins ouverte à la globalité perçue qui dépose dans notre crâne des contenus informés.

« Dans notre conscience, à chacun de nous, c’est l’évolution qui s’aperçoit elle-même en se réfléchissant » Pierre Teilhard de Chardin.

Une bouleversante nécessité de repenser l’universalité est devenue indispensable.

« Indice pensable » par la révolution qui s’opère au sein même des sciences s’interrogeant sur le sens de notre rôle d’observateur en tant que vivant-parlant au sein de l’Univers.

Pourrait-on, enfin, rompre les endiguements que crée l’obsessionnelle recherche de rationnel qui en devient elle-même irrationnelle ?

Se laisser déborder.

Créer de nouveaux territoires.

Être dans l’accueil d’une effraction de la pensée qui se libère d’une forme de peur du symbolique … c’est cela une augmentation.

Comprendre les frontières et les fonctions connectrices qui sont celles de notre appareil cérébral.

Comment aborder la maîtrise d’un sujet si l’on ne maîtrise pas les organisations et les hiérarchies mentales nées d’une corticalité pilotée par la tour de contrôle subtile qu’est, sans doute, notre néocortex lui-même, voie de communication et réflecteur d’une  « Grande Pensée » organisatrice à l’œuvre ?

Irvin Laszlo, philosophe des sciences et spécialiste de la Théorie des systèmes, enseigne qu’un champ cosmique avec lequel nous serions en corrélation conserverait l’information à l’œuvre dans l’univers, au même titre que tout ce qui existe dans cet espace universel.  

Notre mandat de vivant-parlant ne serait-il pas alors d’être le siège d’une métabolisation vibrante ? Cette vibration transformée en information serait prise en relais par une parole qui traduirait elle-même l’aspect vibratoire de l’Univers.

La structure de notre néocortex telle que Dominique Aubier l’a déployée dans « La face cachée du cerveau », œuvre dans laquelle elle atteste en s’appuyant sur l’analyse histologique du cortex cérébral, que la notion de Tête (Rosch) où six niveaux d’organisation sont au pilotage, était déjà intégrée par la Connaissance captant la mémoire universelle.

... Est-ce si extravagant en soi ?

Extravagance non pas baroque ou aberrante mais comme possibilité de ne pas être insérée dans une conformité de la pensée. Hors décret d’une pensée classifiée.

 Voir le néocortex comme une région frontière entre l’influx  général, invisible et subtil par lequel  nous serions traversés et admettre ainsi que l’information  que nous y puisons, puisse être transmutée grâce nos réseaux neuronaux … est-ce si sorcier ?

Voir notre néocortex comme territoire premier recevant  une vibration : un  branchement. Un canal.

Le néocortex traiterait donc cette vibration générale et universelle et la transformerait  en information assimilable.

Cette information se serait enregistrée, déployée, alchimisée dans une oscillation à travers les couches corticales qui permettraient la diffusion et l’adaptation du message jusqu’à notre faculté d’énonciation.

Le message évoluerait dans le dispositif des couches corticales qui, grâce aux différentes dispositions cellulaires qui les composent, permettrait au message de se forger peu à peu.

De s’incarner.

La Science humaine doit maintenant aborder le phénomène du vivant-parlant de l’intérieur. C’est ainsi qu’une forme de compréhension de notre rapport d’échange avec l’Univers peut-être conçu.


16 août 2018

Sous la notion d'universel : le cerveau

« Sciences, philosophie et religion convergent nécessairement au voisinage du Tout »

         Pierre Teilhard de Chardin    dans « Le phénomène humain »

Le principe Tête serait le principe premier.

En tête.

Ce principe modèle irriguerait toutes les formes expressives que l’humain aurait déployées dans ses formes religieuses, rituelles, artistiques ainsi que scientifiques.

C’est ainsi que Dominique Aubier en a reçu la révélation en pénétrant, en philologue, les arcanes de l’œuvre de Cervantès « Don Quichotte » dont elle soutient la thèse d’un codage lié à la notion « Tête ».

Ce modèle serait à la fois unique et universel.

Il régirait tout le réel.

Il s’agirait plus précisément du néocortex à six couches repérées et répertoriées par la science médicale.

Dominique Aubier donne un nom au principe régissant tout le réel que nous décodons. La Tête ou Rosch en hébreu ou plus précisément le cortex à six couches repéré par la médecine.

 Il est écrit en 4ème de couverture de « La face cachée du cerveau » :

«[Le] Code des Lois Organiques qui sont à la base de tous les mythes, gnoses, et traditions du monde, c’est Rosch – la tête, le cerveau. C’est sur le modèle de la structure du cerveau humain qu’ont été conçues, et que s’expliquent, toutes les manifestations des sagesses et des spiritualités humaines. »

« Tout innovateur est un transgresseur puisqu’il met dans la culture une pensée qui n’y était pas avant lui. Il est donc admiré par ceux qui aiment les idées nouvelles, et détesté par ceux qui se plaisent à réciter les idées admises. »   Boris Cyrulnik « Les âmes blessées »

30 juillet 2018

Ouvrir les volets...

«  L’humanité commence à comprendre que l’univers n’est pas un froid mécanisme sans finalité […].La dimension qui se cache derrière la théorie quantique n’est pas affaire de physique »

                  Massimo Teodorani

La dimension cachée pourrait-elle enfin être accueillie comme une aspiration,  une forme d’invitation à conquérir d’autres territoires de la pensée ?

Elle serait inscrite d’après Dominique Aubier dans la dimension biophysique du Néocortex dont les seuils de fonctionnement sont expliqués dans « La face cachée du cerveau ».

Ne pourrait-on pas y voir, aussi, le désir de sondage d’un grand Cerveau universel à l’œuvre, matrice unitaire et fondatrice ?

La pensée bâtie depuis quelques siècles sur une force extériorisante enregistre une  révolution. Elle est, depuis l’avènement de la physique quantique, impliquée dans un dedans-dehors dont la relation reste à être comprise. Vraiment.

Si nous sommes dans la vision globalisante d’un univers qui se mirerait dans l’univers cortical qui, dans l’infime, en traduirait les dispositions, nous suivons des trajectoires ouvertes et nous convoquons, dans un même temps, la nécessité d’explorer des espaces nouveaux dans nos cerveaux.

 «Toutes nos actions découlent de notre pensée et celle-ci est frappée au sceau des structures logiques et probabilistes qui agissent dans nos esprits. […] Cependant que si ces structures étaient connues explicitement, leur action deviendrait dominée, optimisable, on pourrait l’amener à suivre certaines «géodésiques» sous la contrainte de buts choisis délibérément.»  Mioara Mugur-Schächter.

 Interrelation et systémique ne sont pas encore acquises dans le déploiement de la pensée occidentale.

Pourtant...

Les grandes catégories  - rationnel…irrationnel, - visible... invisible, - quantitatif... qualitatif, ne seraient-elles pas en train de s’estomper au profit d’une «fluidité structurée» ?

Depuis que le point de vue de l’observateur est devenu un plan référentiel qui inclut dans l’existant des repères auparavant étrangers à l’analyse scientifique, une nouvelle conscience se déploie dans l’univers réflexif.

Qu’ils soient scientifiques ou spirituels, les différents examens ciblent la question de la source.

La question de la «matrice qui pense» est un manque dans la pensée occidentale.

 La question met en lumière le chemin à anticiper.

Une brèche dans l’opacité.

« Le manque, dit Christian Bobin, est la lumière donnée à tous ».

 Il faut en tout cas « quitter l’aspect théologique du sujet et du sens »  Philippe Sollers.

 La recherche d’unification, au cœur des interrogations scientifiques et spirituelles, en serait l’émergence.

 Gardée en mémoire cette phrase dont l’auteur m’échappe :

« …l’unification ne serait-elle que le dépôt, la  sédimentation d’une unification plus essentielle qui est comme la sève de toute unité ? ».

L’unification ?

L’Unification pourrait-elle intervenir comme vision d’un désir d’équilibre de la relation « Dedans-Dehors » ?

Point de mire  ou  nécessité de clairvoyance ?

 Unification ?

 Peut-on aujourd’hui voir l’univers comme un grand organisme modèle de système connecté et non plus comme une grande organisation ?

L’organisation pointe des rapports relationnels établis au sein d’une Totalité. Elle ne peut pas éveiller la  question fondatrice.

L’organisation en soi serait observable. Elle ferait partie d’un « dehors ».

Tandis que l’organisme serait une subjectivité en soi de l’ordre du « dedans ».

La précision en serait portée par le langage. Fruit de notre cerveau connecté. Chaque mot, chaque lettre serait une percée du sens qui s'y élabore.

Que dire de ce physicien, Vijay Balasubramanian,  présentant ses recherches fondées à la fois sur la théorie des cordes et sur la biologie théorique, qui tout en mettant en avant la transversalité de leurs modèles respectifs (modélisation et topographie neurale) : histoire de mathématiques, concluait que l'architecture de base du cerveau serait bien repérée dans ses connexions visibles. Il en déduisait de surcroît que nous surestimerions nos capacités cognitives, capacités partagées avec la plupart des vertébrés.

 Vraiment ?

 Loin d’être des animaux avec des stratégies adaptatives, nous sommes avant tout des traducteurs de séquences vibratoires. Vibration du verbe qui se traduit en désir et non en instinct.

Nous sommes sans doute des êtres récalcitrants et imprévisibles, mais notre mandat de résonateurs du verbe emprunte d’autres pistes.

Unification des deux hémisphères de notre cerveau ?

Notre capacité traductrice ne passe-t-elle pas par le filtre de la puissance « Tête »  ouverte à la recherche méthodique, hémisphère gauche, mais aussi à la faculté océanique d’en percevoir le moment universel, hémisphère droit ?

Devrait-on y voir une forme de « Haute Idée  de connaissance» mobilisatrice de notre conscience humaine ?

L’unification vue comme résolution des forces fondamentales universelles et de la gravitation.

Unification entre le monde macroscopique et l’univers microscopique, mais aussi comme échange latéral équilibré dans notre cortex.

 La situation corrélée de nos deux hémisphères cérébraux créant un rapport d’aimantation qui les maintient dans un état de vigilance, ne pourrait-elle pas être vue comme support analogique entre immense univers dehors et insondable univers dedans ?

 Unification…

 Jonction informée subtile entre organisation et organisme.

 « Le même résultat aurait pu être obtenu plus en observant, non le poisson pris, mais le filet et la manière de s’en servir »  Merleau-Ponty.

26 juillet 2018

La question nous éveille

« Dans la maturité d’un texte immense en voie toujours de formation, ils ont mûri comme des fruits ou mieux comme des mots : à même la sève et la substance originelle. Et bien sont-ils comme des mots sous leur charge magique : noyaux de force et d’action, foyers d’éclairs et d’émissions, portant au loin l’initiative et la prémonition. »

                            Saint John Perse  dans « Les oiseaux »

 

Pourquoi penserait-on l’avènement de notre univers en tant que singularité initiale ?

Ne pourrait-on pas aborder cette « apparition » comme la fin d’un processus d’écartèlement avec pour conclusion et relance, une éclosion unificatrice :

Uni-vers

Unification réalisée après acceptation du mystère et cependant  pacte de démonstration.

Passage à l’acte de déploiement d’un univers matériel sous direction invisible.

L’unification pourrait-elle être la source d’une naissance universelle fruit d’une persistance vitalisée et informée ?

Pourrait-elle être source d’une pensée qui n’a plus besoin de ses habituelles valorisations ?

La vision déterministe du « tout est écrit », nous incite cependant à vouloir décoder le texte.

Au contraire la vision matérialiste où seul le hasard serait « faiseur d’évolution» nous prive de tout acte de pensée. Aucune réflexion n’y est possible, dans le sens de réfléchissement. Nous serions, ainsi, une… anomalie en tant que fait qui surgit et qui n’appartient donc à aucun dispositif organisateur ou archétypal.

Que faire alors d’une approche essayant de penser notre présence humaine comme dispositif en miroir d’un grand Cerveau à l’œuvre dont nous réfléchirions une puissance intentionnelle ?

Nourris d’un Verbe qui se crée lui-même comme « attracteur » d’un récit à déposer.

05 juin 2018

Le devenir n'oublie jamais

 « L’identité du cosmos : elle a été donnée dès le commencement, afin d’être recueillie un jour par la conscience humaine »

       Dominique Aubier dans « La face cachée du cerveau »

Toute recherche tend à vouloir recueillir l’ultime compréhension des phénomènes cosmiques dans lesquels nous sommes inscrits.

Nous sommes devenus, depuis l’épanouissement de l’approche quantique, parties prenantes de ce réel révélé, puisque l’acte même d’observation est reconnu comme agissant sur ce réel devenu acte de conscience.

Nous sommes présents au sein d’un univers participatif comme le nomme Eugène Wigner qui en exprime la portée en disant : « Il est difficile d’éviter l’implication que la conscience et la mécanique quantique sont en quelque sorte liées ».

La totalité est inséparable.

La notion sous-jacente d’holisme se présente.

 

Univers et univers de la pensée ne seraient-ils pas qu’un seul Tout qui se mire dans les différents champs d’un « déploiement explicite » dit David Bohm ?

Les proposions de nouvelles théories, ne peuvent plus cibler seulement un objet d’étude ou une vision prospective, elles doivent prendre en compte l’espace qualifiant leurs recherches.

« […] les équations ne donnent accès qu’aux phénomènes. Elles permettent de prévoir ce qui sera perçu par nous, elles ne décrivent pas la réalité ultime sous-jacente, qui, à nous tous, reste cachée ou, tout du moins extrêmement voilée » Bernard d’Espagnat.

Où peut s’opérer la qualification de cette réalité… qui anime toutes les formes de la pensée humaine ?

« Il semble que le facteur de base manque, dit Dominique Aubier, et c’est déjà beaucoup que s’en rendre compte, car, actuellement, il n’est même pas porté manquant ».

Le dispositif structurel du champ qualifiant ne serait-il pas inséré dans le vaste outil de lecture qu’est notre cerveau ?

Dominique Aubier dans « La face cachée du cerveau », révèle le motif unique pressenti comme le bassin unitaire irradiant derrière les manifestations les plus diverses.

Elle recueille ce que l'Humanité, dans ses connaissances traditionnelles proches de la source, ainsi que dans ses savoirs scientifiques, essaie de révéler comme phénomènes de conscience et de verbe.

Elle conjugue ces langages et les fait émerger dans un tête-à-tête nécessaire à la compréhension du Tout, comme nos deux hémisphères cérébraux participent à l'équilibre de notre totalité.

« Le modèle initiatique de l’Unité sera plongé dans la masse des renseignements objectifs décrivant le cosmos […] l’on verra les données descriptives se suspendre aux lois du modèle unique et trouver ainsi leur explication » c’est ainsi que Dominique Aubier nous guide dans ce lieu unitaire tant recherché depuis le début du 20ème siècle.

Les symposiums convoquant les savants du monde entier ainsi que des sages, n'ont pu déterminer quel était le motif unitaire sous-jacent. Dominique Aubier, par ses travaux s'appuyant sur les textes sacrés et sur les travaux scientifiques les plus contemporains, apporte une explication de l'unité de la conscience humaine.

Elle atteste par un surplomb de l'histoire de l'Humanité, que l'Univers dans lequel nous vivons est d'essence corticale.

Le manteau cortical et les invisibles invariants qui imprègnent son architecture capterait les sollicitations qui lui parviennent et se projetterait dans le champ à qualifier.

Les mots sur l’insaisissabilité du Réel concerneraient-ils seulement l’Inexpliqué de la Totalité ?  

 

Cette incompréhensibilité ne concernerait-elle pas, plutôt, notre ignorance de cet outil cortical et de ses dispositions internes qui ordonnancent le monde suivant les archétypes qui sont les siens ?

Archétype : en grec άρχέ-τυπος : qui est le modèle, modèle originel, en un mot le prototype d’où tout émane.

Immatériels par leur traitement et cependant visibles dans leurs productions … ainsi sont nos actes de pensée.

 

Les facultés de reliance et la prise de conscience de notre place dans ce phénomène d’interférence et de participation, sont précisément la pointe avancée de la compréhension du processus réflexif, c'est-à-dire de la prise en compte du réfléchissement de la structure pensante sur la trame universelle.

« Le monde suivant Platon, était composé d’idées archétypes qui demeuraient toujours au fond du cerveau »        Voltaire

 

28 mai 2018

L'interdépendance universelle

« L’unité fondamentale de l’Univers n’est pas seulement la caractéristique centrale de l’expérience mystique, elle est aussi l’une des révélations les plus importantes de la physique moderne ».

                      Fritjof Capra dans « Le Tao de la physique »

A la toute fin du livre «Le grand roman de la physique quantique », Manjit Kumar écrit « Cinquante années de « rumination consciente » n’avaient pas permis à Einstein de découvrir une théorie complète : La théorie du champ unifié ».

Peut-on dissocier la recherche d’unification des forces fondamentales de la physique,  du concept d’Unité lié à la puissance d’une matrice primordiale, source de la réalité ?

« Quel est le Tout nouveau qui émerge ? Quels sont les caractères propres de la méta-structure de représentation ? » interroge Mioara Schächter. « Toutes nos actions découlent de notre pensée, poursuit-elle. Celle-ci est frappée au sceau des structures logiques et probabilistes qui agissent dans nos esprits ».

Les structures logiques et probabilistes agissent-elles seulement dans nos esprits ou sont-elles, elles-mêmes, intrinsèquement logiques et probabilistes dans le champ universel de ce qui pourrait être considéré, sur le plan méta-rationnel, comme un grand Cerveau à l’œuvre ? 

« Le postulat de l’interdépendance universelle fonde la structure absolue » Raymond Abellio dans « Approche de la nouvelle gnose ».

Nous cherchons les liens et les explications des interconnexions subtiles qui présideraient à la co-dépendance et à l’équilibre de tous les systèmes qui soutiennent l’univers.

« On retrouve dans un proton, holographiquement, toute l’information de la masse de l’univers » commente Nassim Haramein.

L’interconnexion créerait les systèmes d’organisation qui sous-tendent le réel.

Est-ce là qu’intervient la notion  de conscience ?

« La conscience, continue Nassim Haramein, est présente à l’intérieur de nous puisqu’on est fait de protons et que ces protons ont l’information et sont connectés l’un à l’autre par intrication et donc que nous avons accès cette information. Pourrait-on appeler cette information : la conscience ? »

Mais où donc serait saisi et traduit le système qui devient conscient de lui-même ?  

Ce système informé essaie d’épingler sa propre complexité à travers des outils scientifiques qui en sont, aujourd’hui, les véhicules privilégiés.

Pourtant « l’alchimie du verbe » pousse à la nécessité de réaliser qu’une structure sous-jacente en dirige l’exploration.

 Pour Nassim Haramein le siège de la conscience ne serait pas dans le cerveau lui-même.

Ne pourrait-on pas cependant dépasser l’appréhension purement mentale d’un cerveau centralisateur.

Pourrait-on en apprécier sa fonction de réflecteur et d'ordonnateur de l'Information cohérente et unitaire qui maintient l’Univers ?

Cette fonction réflexive, dans le sens de miroir, aurait son assise dans la structure même de notre cortex parlant.

Notre structure corticale peut-elle être le siège de la conscience ou bien est-elle un point de bascule déchiffrant le dévoilement du réel ?

Nous pourrions peut-être considérer cette structure corticale, aux paramètres encore « cachés »,  comme une  « table d’orientation » à l’œuvre.

L’univers trouverait là son émergence conscientisée par les voies systémiques qui s’y développent.  

Le vivant-parlant et sa structure corticale, siège de toutes les traductions… donc des anticipations et des… illusions.

Tout champ universel serait conscience et  la matière serait une partie d'expression de cette conscience ; ainsi, nous pourrions imaginer que notre cortex structurel fait partie d’un plan évolutif prenant en compte l'engendrement des processus évolutifs et leur co-dépendance.

La résonnance vibratoire est contenue dans l’interrelation des informations qui maintiennent la structure du système universel lui-même.

Le cortex ne serait-il pas une antenne couplée avec le champ d’information pure ?

Cet angle d'approche nous permettrait d'aborder la question de l'unification sous un éclairage révélateur.

En un mot existerait-il une « théorie unitaire », comme le nomme Dominique Aubier dans  « La Face cachée du cerveau », théorie  « capable d’aimanter les nombreux savoirs » ?

Complétude, finitude… intégralité.

La recherche d’unité n’est-elle pas la plus haute visée du champ de la pensée humaine ?

  « Nous sommes en train d’affirmer que la vision pénétrante est une énergie qui illumine l’activité du cerveau »  David Bohm et Krishnamurti dans « Le temps aboli ».