« L’instant est une particule concédée par le temps et enflammée par nous »

                                                               René Char

 Nous pouvons pénétrer, par l’approche quantique, jusqu’à l’émergence des fondements de ce que nous nommons la réalité présente dans l’univers.

Cette initiation primordiale ne serait-elle pas le raccord au « motif absolu », c'est-à-dire à l’architecture corticale comme la nomme Dominique Aubier ?

Architecture qui serait la matrice sobre, visionnaire et universalisante.

Le cerveau serait le captateur, l’opérateur, le traducteur d’une information lancée vers nous depuis la nuit des temps.

Le réel ne serait-il pas le sondage du cortex ?  Le réel n’en serait-il pas sa clairvoyance ?

En effet la subtilité de fonctionnement du cortex, premier poste investi par l’information qui s’y implante, est de piloter cette même information énergétisée vers sa compréhension métabolisée.

Les « figures  équationnelles » en seraient les champs de perception et en traduiraient  les évènements cognitifs.

Pour ce faire, des phases probabilistes seraient empruntées.

L’avancée de la conscience « s’auto-calculerait » dans ses probabilités.

La nouvelle pensée scientifique est poussée aux plus grandes interrogations sur l’auto-organisation informante et informée qui opère d’une manière à faire surgir une déconcertante justesse : des processus d’auto-organisation sont à l’œuvre.

Sujet et objet ne sont plus des catégories opportunes.

Pour révéler la trame de la connaissance nécessaire à l’approche cognitive du système global d’information, il faudrait s’intéresser à la trame corticale qui en sait long sur son propre tissu cognitif et sur les relations qui s’y configurent.

Dominique Aubier dans ses livres-somme que sont « La Face cachée du cerveau » et « L’Ordre cosmique » définit la puissance systémique du concepteur-opérateur-acteur : le cerveau.

Il contient dans son propre fonctionnement architecturé les fonctions de probabilités nécessaires au pistage. Fonction d’onde probabiliste qui se développe jusqu’à se raccorder, en bout de chaine réflexive, à la mise à feu de l’idée même qui s’était implantée dans une instantanéité.

Evolution qui s’inscrit, ensuite, dans le temps. 

 « L’instant est une particule concédée par le temps et enflammée par nous »