« Le phénomène d’interprétation […] fait intervenir justement le rôle de l’observateur, que ce que nous croyons être une objectivité scientifique n’est qu’un instantané provisoire d’un phénomène « in progress » ou en transformation »

               René Berger  dans La Science face aux confins de la connaissance

La physique théorique du XXème siècle s’interroge sur la prégnance humaine dans les phénomènes observés.

Elle souligne la participation significative de l’Homme dans la physique du monde sans toutefois localiser le promontoire structurellement présent, le cerveau, sur lequel elle se fonde pour explorer ces nouveaux territoires.

Mais, d’ailleurs, s’agit-il seulement de la participation de l’observateur comme phénomène inclusif ?

 En effet le mot participation du latin pars, partis : part, partie … et capio, capere : prendre, s’approprier … ne cible peut-être pas la vraie puissance de l’implication dont il est question.

Relever l’interrelation quantique entre l’observateur et la chose observée, c’est reconnaître un  lien subtil d’interdépendance , mais cela ne dévoile pas la puissance opérationnelle du lieu où se réfléchit l’observation, c’est-à-dire la prise de conscience du fait qu’il y a peut-être sondage de notre propre cerveau.

Notre tête :

     miroir et pilote des phénomènes,

     lieu réflecteur et de réflexion à la fois,

     lieu parleur.

Des propriétés  « innées »,  fondatrices et créatrices de systémique, appartiendraient à l’opérateur-cerveau dont Dominique Aubier a dévoilé la « table des périodiques » dans La Face cachée du cerveau.

« Relevant d’une organicité dont le cerveau humain fournit la description, l’Univers reçoit l’autorisation de se développer comme l’encéphale » Dominique Aubier

Ces facultés impliquées et systémiques appartenant à un mental supérieur, seraient alors mises en situation d’émergence lorsqu’elles trouvent les conditions requises à leur déploiement : l’observateur observant son rôle d’observateur de la chose observée … nous requiert à comprendre notre mandat de témoignage du réel.

Eclair d’une émergence de la conscience : raccord  à un champ quantique dont elle serait le reflet.

Cerveau : moteur absolu qui est sous-jacent à toute verbalisation et toute recherche sur le Réel absolu.

La « conscience-dedans » de l’univers cortical trouverait sa complémentarité dans « les conditions objectivées-dehors », lesquelles elles-mêmes, trouveraient  leur exposition décryptée par l’énergie de  l’intelligence systémique mobilisée.

L’idée d’une globalité, sinon d’une Totalité serait alors à l’œuvre d’unification.

Reflet et Union réalisés du réel Univers et du réel Tête parlante.

Réalisés, c'est-à-dire avant tout compris puis, ensuite réalisés dans l’acte d’incarnation.

« L’Univers est mon esprit, mon esprit est univers »     Kiu-Ping- Youen