« Quelle différence entre admettre qu’il y ait un champ immatériel garanti par la théorie quantique et croire à la puissance d’un logiciel abstrait que l’énergie ambulante agissant dans le cosmos pousserait devant elle, pour susciter des structures auprès desquelles elle tiendrait le rôle d’énergie extérieure, de couronne immatérielle ? »

                            Dominique Aubier

Réfléchir à neuf !

Invitation à changer de plan référentiel !

Cette phrase crée un pont inédit vers la sortie d’un labyrinthe dans lequel nous nous trouverions.

Permettrait-elle de le franchir et révèle-t-elle les abords d’un nouveau cycle civilisateur qui se dessinerait dans les dires du monde ?

La recherche de transversalité n’en est pas le mobile. C’est une autre compétence de vie qui est convoquée : celle d’opérer un bond spirituel vers la mise en place d’une forme d’esprit qui se retournerait, enfin, vers sa source originelle.

« Quelle différence entre admettre qu’il y ait un champ immatériel garanti par la théorie quantique… » dit Dominique Aubier.

Ce champ immatériel, vide quantique, abordé comme puissance vibratoire, potentielle, irréductible, principielle,  base de toute formation, serait le siège de fluctuations quantiques donnant  lieu à des surgissements de paires particule-antiparticule nommées virtuelles tant leur durée de vie est infiniment brève. Ce champ immatériel serait la source du Champ et « chant » de tous les possibles contenus dans une matrice immatérielle infor-matrice.   

« Et croire à la puissance d’un logiciel abstrait que l’énergie ambulante agissant dans le cosmos pousserait  devant elle…» poursuit-elle.

 Ce logiciel abstrait, origine de tout le réel, source donnant naissance à l’approche systémique, serait implémenté dans un système nommé « Système Alef » par Dominique Aubier.

 Ce système à la fois directeur et conducteur, donnerait l’impulsion à une organisation structurelle qui en recevrait son influx et sa mobilisation.

Il serait aussi le prescripteur de la formation ordonnancée dont serait issu notre cerveau ainsi que sa faculté de parole.

L’apprentissage du langage, selon Noam Chomsky, serait porteur de la connaissance innée d’une grammaire universelle.

Dans l’Intention fondatrice, notre système cognitif serait-il chargé d’une faculté réservée au monde du « vivant-parlant » : restituer la source qui l’a vu naître ?

Le cortex, siège de la parole, aurait, ainsi, sa source originelle au sein de ce logiciel abstrait.

« Logiciel sublime » comme le nomme Dominique Aubier.

Ainsi l’approche systémique, devenue un exercice d'ouverture de la pensée, a pour vocation de nous guider vers une faculté visionnaire.

Elle nous invite et nous initie à la compréhension des plans subtils issus d’une même matrice originelle dont notre appareil cortical est en mesure de préciser l’incarnation.

Incarnation conscientisée et spirituelle.

Le mandat de l’humain ne serait-il pas de reconnaître sa constitution en miroir de cette matrice originelle abstraite et d’en déployer sa transcendante organisation ?

Ne sont-ce pas les questions posées, véritables appels, qui déterminent aussi la réalité d’une réponse inspirée dans son enseignement et son incorporation?

Le Réel fonctionnerait plus comme « une grande Pensée que comme une grande machine » disait Sir James Jeans, physicien et astronome britannique. 

Il ne s’agit pas là d’un vœu pieux mais d’une pratique spirituelle, sans connotation religieuse autre que celle qui concerne la scrupuleuse conscience du lien. Au référent : ciel.

En effet, Religio, onis en latin (du verbe :  religo, relegere) signifie : attention délicate, conscience, sentiment de respect, caractère sacré.

La connaissance d’une information relative au Tout appartient à chaque partie constituant elle-même un Tout dont elle ignore l’envergure mais dont elle pressent la globalité.

Sentiment océanique.

Par l’exercice d’une pensée systémique, nous pouvons subtilement frôler une proposition intérieure qui nous ouvre à un plan, unissant dans une même résonnance, les processus quantiques révélés par les sciences et les processus symbolisés dans les Traditions, qui président au dépôt de la conscience dans nos cerveaux.

 « Le cerveau humain est en fait une matrice complexe de systèmes superposés et imbriqués correspondant aux divers stades de l’évolution […] chacun de nous porte dans son système nerveux toute l’histoire de la vie  biologique sur la planète, ou tout au moins celle du règne animal. »  écrit Danah Zohar dans Conscience et Science contemporaine.  

Une poussée holistique de la nature impulse l’exigence qu’une nouvelle lecture de l’univers. Notre propre conscience, qui est au « déversoir » de cette puissance, s’en imprègne et doit en traduire l’initiation.

 La conscience matricielle ciblerait ainsi le motif cerveau comme récepteur unitaire, dynamique et holistique.

 Miroir et aboutissement.

La physique théorique née au XXème siècle, déployée au XXIème siècle sera-t-elle une voie par laquelle se signifiera la véritable émergence d’un territoire à la fois intellectuel, inédit, unificateur et spirituel ?  

« Le sujet de la recherche n’est donc plus la nature en soi, mais la nature livrée à l’interrogation humaine et dans cette mesure, l’homme de nouveau, ne rencontre ici que lui-même. » Werner Heisenberg