« L’espace est-il une véritable entité physique ou simplement une idée abstraite née de la lutte menée par l’homme pour comprendre l’univers ? »

                                  Brian Greene

Le domaine quantique ainsi que celui de nos réseaux nerveux ne seraient-ils pas des variations issues d’une indubitable unité qui s’auto réverbérerait à des échelles différentes dans tout ce que l’on nomme le réel ?

Ces variations issues d’une vibration primordiale ne seraient-elles pas déployées dans nos lectures et conversions des mondes ?

Nos langues parlées ne somatiseraient-elles pas les différentes élaborations des mondes perçus ?

Ne seraient-elles pas des séquences modulatoires d’une vibration primordiale vitale ?

La captation de la vibration, c’est-à-dire cette action de saisir une chose abstraite par l’intérieur, cette action de représentation et de traduction pourrait être mise en corrélation avec le territoire structurel qui permet l’alchimie réfléchie : notre néocortex.

Les notions de probabilité, de corrélation, d’instantanéité, déployées au sein du domaine culturel scientifique, ne seraient-elles pas le décryptage de l’organisation relationnelle subtile qui en régirait les liens au sein d’un cerveau qui est en capacité de mettre en connexité tous les univers ?

 « Le changement de concept de réalité qui se manifeste dans la théorie quantique n’est pas un prolongement du passé ; il semble être une rupture réelle dans la structure de la science moderne » Werner Heisenberg.

 Le réel manifesté en matière ou en pensée serait, in fine… et de profondis qu’information, postule un éditorialiste de la revue « Inexploré ».

 Donner sens à l’émergence de ce nouveau territoire intellectuel et spirituel c’est comprendre notre situation d’interface entre l'infiniment grand et l'infiniment petit.

Avons-nous, dans notre boite crânienne, un univers miniaturisé dont la structure se donnerait à voir dans l’en-face universel et qui nous permettrait par le réfléchissement même des principes qui en sont issus, de commenter le monde comme nous le faisons ?

Les collectes informatives qui se déploient dans la trame du monde électrisent nos réseaux nerveux et participent à l’élaboration d’une pensée et à son universalisation.

Nous ne décririons pas le monde tel qu’il serait dans un réel intact et absolu. Nous le formulerions tel que nos réseaux neuronaux, capteurs des vibrations environnantes et leur transport par l’influx nerveux, nous permettent d’en organiser la structuration.

Pendant des millénaires, le sacré a été le ciment de l’établissement des formes de civilisation ; mais aujourd’hui  comment faire émerger le concept de source de la conscience comme moteur unique de tout l’existant ?

L’établissement d’un point de vue sublimé et unificateur de la connaissance et de la science serait le moteur qui alimenterait la permanence civilisationnelle.

Unité  et universalité sont la « Haute Idée » que les sciences devraient chercher à atteindre.

Parole existenciatrice.

« L’humanité doit maintenant assurer la captation du message dont elle-même est le produit »

                      Dominique Aubier