« L’identité du cosmos : elle a été donnée dès le commencement, afin d’être recueillie un jour par la conscience humaine »

       Dominique Aubier dans « La face cachée du cerveau »

Toute recherche tend à vouloir recueillir l’ultime compréhension des phénomènes cosmiques dans lesquels nous sommes inscrits.

Nous sommes devenus, depuis l’épanouissement de l’approche quantique, parties prenantes de ce réel révélé, puisque l’acte même d’observation est reconnu comme agissant sur ce réel devenu acte de conscience.

Nous sommes présents au sein d’un univers participatif comme le nomme Eugène Wigner qui en exprime la portée en disant : « Il est difficile d’éviter l’implication que la conscience et la mécanique quantique sont en quelque sorte liées ».

La totalité est inséparable.

La notion sous-jacente d’holisme se présente.

 

Univers et univers de la pensée ne seraient-ils pas qu’un seul Tout qui se mire dans les différents champs d’un « déploiement explicite » dit David Bohm ?

Les proposions de nouvelles théories, ne peuvent plus cibler seulement un objet d’étude ou une vision prospective, elles doivent prendre en compte l’espace qualifiant leurs recherches.

« […] les équations ne donnent accès qu’aux phénomènes. Elles permettent de prévoir ce qui sera perçu par nous, elles ne décrivent pas la réalité ultime sous-jacente, qui, à nous tous, reste cachée ou, tout du moins extrêmement voilée » Bernard d’Espagnat.

Où peut s’opérer la qualification de cette réalité… qui anime toutes les formes de la pensée humaine ?

« Il semble que le facteur de base manque, dit Dominique Aubier, et c’est déjà beaucoup que s’en rendre compte, car, actuellement, il n’est même pas porté manquant ».

Le dispositif structurel du champ qualifiant ne serait-il pas inséré dans le vaste outil de lecture qu’est notre cerveau ?

Dominique Aubier dans « La face cachée du cerveau », révèle le motif unique pressenti comme le bassin unitaire irradiant derrière les manifestations les plus diverses.

Elle recueille ce que l'Humanité, dans ses connaissances traditionnelles proches de la source, ainsi que dans ses savoirs scientifiques, essaie de révéler comme phénomènes de conscience et de verbe.

Elle conjugue ces langages et les fait émerger dans un tête-à-tête nécessaire à la compréhension du Tout, comme nos deux hémisphères cérébraux participent à l'équilibre de notre totalité.

« Le modèle initiatique de l’Unité sera plongé dans la masse des renseignements objectifs décrivant le cosmos […] l’on verra les données descriptives se suspendre aux lois du modèle unique et trouver ainsi leur explication » c’est ainsi que Dominique Aubier nous guide dans ce lieu unitaire tant recherché depuis le début du 20ème siècle.

Les symposiums convoquant les savants du monde entier ainsi que des sages, n'ont pu déterminer quel était le motif unitaire sous-jacent. Dominique Aubier, par ses travaux s'appuyant sur les textes sacrés et sur les travaux scientifiques les plus contemporains, apporte une explication de l'unité de la conscience humaine.

Elle atteste par un surplomb de l'histoire de l'Humanité, que l'Univers dans lequel nous vivons est d'essence corticale.

Le manteau cortical et les invisibles invariants qui imprègnent son architecture capterait les sollicitations qui lui parviennent et se projetterait dans le champ à qualifier.

Les mots sur l’insaisissabilité du Réel concerneraient-ils seulement l’Inexpliqué de la Totalité ?  

 

Cette incompréhensibilité ne concernerait-elle pas, plutôt, notre ignorance de cet outil cortical et de ses dispositions internes qui ordonnancent le monde suivant les archétypes qui sont les siens ?

Archétype : en grec άρχέ-τυπος : qui est le modèle, modèle originel, en un mot le prototype d’où tout émane.

Immatériels par leur traitement et cependant visibles dans leurs productions … ainsi sont nos actes de pensée.

 

Les facultés de reliance et la prise de conscience de notre place dans ce phénomène d’interférence et de participation, sont précisément la pointe avancée de la compréhension du processus réflexif, c'est-à-dire de la prise en compte du réfléchissement de la structure pensante sur la trame universelle.

« Le monde suivant Platon, était composé d’idées archétypes qui demeuraient toujours au fond du cerveau »        Voltaire