« Dans la maturité d’un texte immense en voie toujours de formation, ils ont mûri comme des fruits ou mieux comme des mots : à même la sève et la substance originelle. Et bien sont-ils comme des mots sous leur charge magique : noyaux de force et d’action, foyers d’éclairs et d’émissions, portant au loin l’initiative et la prémonition. »

                            Saint John Perse  dans « Les oiseaux »

 

Pourquoi penserait-on l’avènement de notre univers en tant que singularité initiale ?

Ne pourrait-on pas aborder cette « apparition » comme la fin d’un processus d’écartèlement avec pour conclusion et relance, une éclosion unificatrice :

Uni-vers

Unification réalisée après acceptation du mystère et cependant  pacte de démonstration.

Passage à l’acte de déploiement d’un univers matériel sous direction invisible.

L’unification pourrait-elle être la source d’une naissance universelle fruit d’une persistance vitalisée et informée ?

Pourrait-elle être source d’une pensée qui n’a plus besoin de ses habituelles valorisations ?

La vision déterministe du « tout est écrit », nous incite cependant à vouloir décoder le texte.

Au contraire la vision matérialiste où seul le hasard serait « faiseur d’évolution» nous prive de tout acte de pensée. Aucune réflexion n’y est possible, dans le sens de réfléchissement. Nous serions, ainsi, une… anomalie en tant que fait qui surgit et qui n’appartient donc à aucun dispositif organisateur ou archétypal.

Que faire alors d’une approche essayant de penser notre présence humaine comme dispositif en miroir d’un grand Cerveau à l’œuvre dont nous réfléchirions une puissance intentionnelle ?

Nourris d’un Verbe qui se crée lui-même comme « attracteur » d’un récit à déposer.