« Michel Foucault défend l’idée que ce qui détermine la production des connaissances est un ordre sous-jacent, une structure qui régit les différentes connaissances »

                                 Patrick Juignet

Oui…mais quelle structure ?

Où s’implante-t-elle ?

Quel  est cet ordre pressenti ?

Toute connaissance ne s’inscrit-elle pas, d’abord,  dans la recherche d’une source unique ?

Un même champ archétypal ( Arkhé, ἀρχὴ : commencement » et túpos : type) : littéralement « premier type », en serait-il le principe, le début absolu ?

Son architecture sous jacente pourrait-elle être considérée comme universelle et invariante ?

"Tout ce qui est en bas est comme en haut et ce qui est en haut est comme en bas".

Ainsi, depuis des siècles et à travers toutes les civilisations, cet aphorisme est présenté comme la pierre angulaire de toute Connaissance.

Il est issu d'un texte attribué à Hermès Trismégiste : "La Table d'Emeraude".  

La Table d'Emeraude, version la plus répandue dans l'intérêt qu'elle suscite, serait bâtie sur des versions plus anciennes dont : "Le livre élémentaire du fondement " attribué à un savant Arabe Jâbir Ibn Hayyan VIIeme siècle et  "Le secret des secrets " consigné comme un enseignement d'un pseudo-Aristote à son disciple Alexandre le Grand.

Le secret de la puissance d'évocation de ces différents textes, ne serait-il pas lié au dévoilement du Motif Unique qu'est notre Cerveau avec son architecture, sa cohérence et l'entendement de la conscience qui pourrait en émaner ?

Cerveau bâti en miroir d'un Grand Cerveau universel. "C'est une intelligence qui régit l'Univers " dit le prix Nobel Ervin Laszlo.

La divulgation de ce secret ultime qui relève de la philosophie révélée, ne serait-elle pas le dévoilement dont l'Humanité est en attente ? Dominique Aubier, soucieuse du devenir de notre condition d'humain coupé de sa source était pétrie de cette conviction.

  «  Quod est inférius, est sicut quod est supérius. Et quod est supius est sicut quod est inférius ad perpetrada miracula rei unius. »

« Ce qui est en bas est comme ce qui est en haut. Et ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour faire les miracles d’une seule chose. »

« Et sicut oes res fuerut ab uno meditatiae unius. Sic oes res natae fuerut ab hac unare, adaptatiae. »

« Et comme toutes les choses ont été et sont venues d’un,  par la méditation d’un : ainsi toutes les choses ont été nées de cette unique, par adaptation »

 Il semble aujourd’hui que la structure du néocortex, telle que l’a présentée Dominique Aubier, soit cette Invariante : le modèle unique pour l’humanité.

Les lois universelles, systémiques et participatives, seraient les lois puissantes et organiques de notre capacité à nous relier. L’interaction est inscrite dans les relations, la non-localité quantique se nourrit de l’intention. A chacun d’entre nous d’être le monde : ce qui est en bas est comme en haut.

 Car l’interrogation, que nous développons sur la matrice universelle absolue, d’où est-elle issue, sinon de notre champ intelligent ayant l'intelligence de lui-même ?

« O toi qui cherches le chemin qui conduit au secret

Reviens sur tes pas : car c’est en toi que se trouve le secret tout entier » Ibn Arabi

Néocortex, champ caché à nos propres yeux , secret, profond, synthétisant la compréhension du chemin vers le Modèle Absolu ?

« L’autonomie d’un champ, d’après Bourdieu, est sa capacité interne de se doter soi-même d’un principe de différenciation et d’auto-organisation ».

Le manteau cortical ou isocortex à 6 couches est impliqué dans les fonctions cognitives dites supérieures comme le raisonnement spatial, la conscience, la prise de décision ou encore le langage ainsi que les commandes motrices volontaires et les perceptions sensorielles. C’est ainsi qu’une équipe de chercheurs de l’institut Pasteur le présente.

La pensée crée une passerelle avec ce qui peut se rapporter à la « condition du 6-10 » dans une approche érudite traditionnelle. 

Une structure 6, qui se subdivise en 10 par raffinement, capte et traite l’information qui lui parvient. Travail opèré par le pilote néocortical qui suture le Dedans-Dehors.

La puissance même de son champ ouvre « les portes de la perception » Du latin percipere (de per « à travers » et capere « prendre, saisir, concevoir »).

La connaissance transmise par la tradition va plus en profondeur et discerne dans le tissu même de notre néocortex, 10 strates qui sont à la source de la plénitude d’une information qui s’y implante.

Se pose-t-on la question de cette puissance qui nous anime ?

Le traitement des informations conscientisées subtilement y serait orchestré à l’image d’un  « Grand Cerveau » source de l’univers, de tout l’existant. 

C’est une intelligence qui régirait l’univers. L’approche quantique a révélé notre lien interactif.

Dans la pensée de Dominique Aubier, les lois qui régissent l’univers seraient aussi des lois organiques et naturelles, celles qui fondent notre architecture cérébrale : modèle unique.

Invitation à être nous-mêmes le monde. Expérience de sens. Modèle en miroir au modèle fondateur.

« La conscience n’existe pas dans le pluriel » Erwin Schrödinger

Notre conscience serait écho et participation.

Big-bang de la conscience.

Selon Dominique Aubier, l'Homme porte dans sa boîte crânienne l'organe qui restituerait les données originelles.

L’Univers se serait donc développé selon des lois rendues visibles et sans doute compréhensibles dans le fonctionnement même de notre anatomie cérébrale.

Un logiciel Universel piloterait tout le Réel .

Ce logiciel originel, traversé par l'énergie d’un pur système qu’elle nomme « Aleph», véhiculerait le principe de sa source, matrice universelle fonctionnant  comme un Cerveau Absolu.

 Nous  en occuperions la partie visible, l’hémisphère manifesté avec ses lois de fonctionnement.

Le principe-source se trouverait incarné dans notre encéphale humain doté de parole.

Dans ce phénomène de transbordement informationnel et énergétique, notre capacité à la « réflection » en miroir devenue réflexion serait requise afin d’en assurer la matérialisation.

 Serions-nous les neurones-miroir d’un univers infini, lui-même cérébral,  imprégné d’un système vibratoire étayant sa vie ?

Notre système nerveux central concourt à cette intelligibilité. Il réceptionne, traite, intègre puis émet des messages.

 Baignés dans un flux d’informations à la fois matérielles et subtiles, nous sommes les récepteurs d’un transfert de vibrations qui ont ordonné aussi la constitution des briques élémentaires du cosmos.

Avec nos deux hémisphères spécialisés, la dualité  hémisphère droit et hémisphère gauche serait précieuse à la compréhension de l’invisibilité d’une source « qui Sait » comme le transmet Dominique Aubier, et de son en face « qui Fait » hémisphère dans lequel nous vivons.

 Cette translation générée par une source vibratoire aboutirait-elle à une finalité : celle de l’ordonnancement cérébral de l’humain-parlant qui en restituerait donc les principes ?

Sommes-nous les récepteurs conscients d’un transfert d’information issu d’une source « in-formelle » mais cependant « in-formationnelle » qui serait source de formation une fois captée par la « réflexivité » de notre néocortex ?

« Le verbe s’est fait chair »  

« La forme est la possibilité de la structure » Ludwig Wittgenstein

Les informations déléguées seraient ainsi conduites vers l’expressivité du monde : recueillies par la structure corticale et façonnées selon les acquisitions civilisationnelles déployées au cours du temps…

L’univers serait-il constitué de signifiants ?

« L’esprit n’est ni un méta-, ni un épiphénomène : il est le Phénomène »...  « Non ce ne sont pas les rigides déterminismes de la matière et des grands nombres. Ce sont les souples combinaisons de l’esprit qui donnent à l’univers sa consistance » Pierre Teilhard de Chardin.